5. janv., 2021

Hier, c’était l’anniversaire de naissance d’une sainte personne dont la rencontre, d’abord grâce à un livre, a transformé ma vie spirituelle.

Il s’agit de Jeanne Le Ber, née le 4 janvier 1662 à Ville-Marie.

Ceux et celles qui habitent la ville de Montréal, au Québec, ont déjà entendu ce nom, car il est celui d’une école, d’un CHSLD (un Centre d’hébergement et de soins de longue durée) et celui d’une ancienne circonscription électorale de 2004 à 2012.

Jeanne Le Ber a inspiré les fondatrices d’une communauté religieuse, les Recluses Missionnaires de Montréal, dont les Sœurs s’inspirent toujours de sa spiritualité, ainsi que plusieurs personnes laïques qui les côtoient dont celles faisant partie du groupe des Adoratrices et Adorateurs Missionnaires de la Famille Reclusienne.

Qui est Jeanne Le Ber ? Qu’a-t-elle de particulier pour qu’elle nous interpelle plus de 300 ans après sa naissance ?

Jeanne Le Ber était la seule fille de Jacques Le Ber et de Jeanne Lemoyne originaires de Normandie en France. Elle est née à Ville-Marie, 20 ans après sa fondation. Sa vie quotidienne était une vie de famille bien remplie dans une maison mitoyenne à celle de la famille de Charles Lemoyne. Elle y vivait entourée de quatre frères et de nombreux cousins.

Quelques années après sa naissance, une paix précaire des guerres iroquoises règne dans le bourg de Ville-Marie. À peine âgée de 5 ans, Jeanne rend visite régulièrement à sa marraine Jeanne Mance à l’Hôtel-Dieu, situé de biais à sa maison. On raconte que Jeanne Le Ber y énonçait de sages réflexions pour son âge.

De l’âge de 12 à 15 ans, Jeanne étudie chez les Ursulines à Québec. Marie de l’Incarnation est toutefois décédée depuis 2 ans. Ce séjour chez les Ursulines vient former Jeanne et consolider tout son être spirituel. C’est aussi pendant cette période qu’elle apprend l’art de la broderie, domaine où elle excellera.

À son retour, même si elle est la plus riche héritière de la Nouvelle France, Jeanne refuse de se marier. Elle choisit, à l’âge de 18 ans, de vivre en réclusion dans la maison de ses parents. Jeanne est accompagnée par un directeur spirituel, M. François Séguenot, prêtre de Saint-Sulpice, qui valide la démarche de Jeanne. C’est lui qui l’avait initiée à l’oraison selon la spiritualité de l’École française.

Cinq ans plus tard, le 24 juin 1685, elle prononce ses vœux de réclusion et de chasteté. Elle poursuit sa vie de recluse chez ses parents jusqu’en 1695, année où elle entre, le 5 août, dans un reclusoir attenant à la sacristie de la chapelle des Sœurs de la Congrégation de Notre-Dame. Chapelle qu’elle a elle-même financée.

Jeanne y vit jusqu’à son décès en 1714.

Jeanne a réalisé son désir profond, cet appel à vivre en présence de Jésus Eucharistie. Jeanne disait que le Christ Eucharistique était sa pierre d’aimant. Elle avait une discipline de vie, un horaire bien rempli par des moments de prière, de lecture de la Parole, d’oraison et de travail. Son travail consistait en la broderie de magnifiques linges et parements d’autel ainsi que de vêtements liturgiques. De plus, elle a su gérer ses avoirs matériels et en faire bénéficier plus d’un.

Elle a vécu une vie de silence, de solitude, d’adoration, de prière et de travail. Grâce à sa prière ardente, la colonie nouvelle a été protégée plus d’une fois.

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Comment ma rencontre avec Jeanne Le Ber a-t-elle transformé ma vie spirituelle? En me faisant découvrir une spiritualité qui venait me rejoindre au plus profond de mon être. Spiritualité que je n’ai cessé d’approfondir grâce à la Communauté des Recluses Missionnaires et au groupe des Adoratrices et Adorateurs Missionnaires dont je fais partie depuis plus de dix ans.

Le message qui transparait de la vie de Jeanne est toujours actuel. Voici ce qu’elle nous livre par sa vie :

  • Devenez l’être unique que vous êtes appelés à devenir dans l’histoire et la société où vous vivez.
  • Développez une relation personnelle avec Jésus par des moments de solitude, des moments de silence. Sachez goûter au silence même si vous vivez dans une société bruyante et distrayante.
  • Laissez-vous aimanter par la Présence eucharistique.
  • Lisez la Parole, méditez-la dans votre cœur, laissez-la vous nourrir et vous imprégner.
  • Par la prière, intercédez pour l’Église et pour le monde.
  • Vivez par Marie, avec Marie et en Marie.
  • Croyez en la présence des Saints Anges et sollicitez leur soutien.
  • Aidez votre prochain par des actes concrets.
  • Privilégiez une vie simple et dépouillée de tout ce qui vous éloigne de Dieu.
  • Et, surtout, sachez que ce chemin est accessible à vous tous et toutes, même si vous êtes une personne laïque. (Jeanne Le Ber est demeurée laïque, tout comme Jeanne Mance, d’ailleurs)

Et en ce temps particulier de confinement que nous vivons, Jeanne ne nous invite-t-elle pas à découvrir, explorer et développer la dimension spirituelle de notre être et à aller à la rencontre de qui nous sommes au plus profond de nous-mêmes pour devenir en plénitude la merveille de Dieu que nous sommes?

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Le tombeau de Jeanne Le Ber est situé dans la Chapelle Notre-Dame-de-Bon-Secours dans le Vieux-Montréal.

Certaines de ses œuvres de broderie sont à la Basilique Notre-Dame et à la Maison Saint-Gabriel.

 

Il existe plusieurs livres sur Jeanne Le Ber, mais pour en apprendre davantage par le Web

https://reclusesmiss.org/wp/les-recluses-dans-lhistoire-jeanne-le-ber/

http://sentiersdefoi.info/prophete-de-chez-nous

http://ville-marie-express.quebec/index.php/2015/10/04/jeanne-le-ber-1662-1714

https://fr.wikipedia.org/wiki/Jeanne_Le_Ber

https://fr.wikisource.org/wiki/Jeanne_LeBer,_l’adoratrice_de_Jésus-Hostie

http://www.biographi.ca/fr/bio/le_ber_jeanne_2F.html

 

Les Sœurs Recluses Missionnaires et la Famille Reclusienne

http://reclusesmiss.org/wp/

 

L’Œuvre des Tabernacles

http://www.ipir.ulaval.ca/fiche.php?id=134

 

(Photographie : une pale brodée par Jeanne Le Ber que j'ai photographiée lors d'une exposition à la Maison Saint-Gabriel.)

 

 

 

3. janv., 2021

Aujourd’hui, c’est double fête! La liturgie du jour célèbre la fête de l’Épiphanie[1] et, en même temps, nous sommes le 3 janvier, journée dédiée au Saint Nom de Jésus.

Pour moi, ces deux fêtes sont très liées, car peu importe notre condition humaine, notre rang social, nous sommes invités, comme les Rois Mages, à nous mettre en route pour aller adorer Jésus, à reconnaître que Son Nom est le nom qui est au-dessus de tous les noms, à nous agenouiller devant Lui, le Roi des rois, en Lui offrant la merveille que nous sommes à ses yeux, le trésor que nous portons au plus profond de nous-mêmes et ainsi, grâce à Lui, retrouver notre dignité de fils et filles bien-aimé-e-s du Père.

Et cela, en toute humilité.

« Au nom de Jésus, que tout être vivant tombe à genoux, aux cieux, sur terre et dans l’abîme, et que toute langue proclame : « Jésus Christ est le Seigneur », pour la gloire de Dieu le Père. »[2]

Je vous invite aussi à prier le Nom de Jésus.

Le Saint Nom de Jésus est vraiment puissant. Il calme, il console, il recentre. Vous pouvez prier le Saint Nom de Jésus en pensant à une personne qui a besoin de soutien par la prière.

Vous pouvez le fredonner tout simplement, le chanter sur l’air d’Amazing Grace ou chanter Jésus, Jésus, je t’aime, alléluia, alléluia, alléluia, etc.

De plus, vous comblerez d’amour le Cœur de Jésus et le consolerez en réparation des outrages, sacrilèges et indifférences par lesquels Il est lui-même offensé.[3]

Une autre belle façon de combler son Cœur est de prononcer la Consécration à son Sacré-Cœur, et ce, avec tout notre amour![4]

Je vous souhaite une très belle journée avec Jésus!



[1] Cette dernière est fixée au 6 janvier, mais elle est célébrée le premier dimanche après le 1er janvier.

[2] Antienne d’ouverture, Prions en Église, Janvier 2018, p. 44.

[3] Extrait de la prière de l’Ange lors des apparitions à Fatima. Pour la prière complète, consultez le texte « Jésus t’attend à Fatima » à https://www.carnetspirituel.com/417134632.

[4] Pour la Consécration au Cœur de Jésus et pour plus de renseignement sur cette importante dévotion :  https://www.sacrecoeur-paray.org/prier/consecration-au-coeur-de-jesus

 

 

2. janv., 2021

Avec les vacances du temps des fêtes et le confinement qui les accompagne cette année, nous sommes doublement moins portés à différencier les jours de la semaine. On dirait que tous les jours ressemblent à des samedis…

Pourtant le samedi est une journée particulière dans la semaine. C'est le matin où il faisait bon faire la grasse matinée et flâner un peu…

C’était aussi la journée où les gens qui travaillaient couraient de tous côtés pour faire leurs emplettes, leur lessive, reconduire les enfants à leurs activités, préparer les repas pour la semaine, ou sortir de la ville et respirer le bon air frais de la campagne, etc.

Présentement, la journée du samedi, avec ses privilèges et obligations, semble passer presque inaperçue. Pourtant, le samedi est la journée de la semaine qui est consacrée à Marie.

Le samedi devrait donc être une journée tout en douceur, un temps pour approfondir notre relation avec Marie en étant à l’écoute de ce qu’Elle a à nous confier et à nous enseigner.

De plus, hier, 1er janvier, nous avons souligné la fête de Marie, Mère de Dieu.

En ce début d’année, pourquoi ne pas demander à Marie de nous aider à accueillir la nouvelle année?

Comme on l’a répété à maintes reprises ces derniers jours, l’année 2020 a été une année de grands bouleversements, une année éprouvante, mais aussi une année qui nous a fait sortir de notre petit confort pour nous amener sur des sentiers inconnus, créatifs et intérieurs.

Sans vivre avec la pensée magique que 2021 sera mieux que 2020, car ce n’est pas en changeant de chiffre que tout va se régler, sachons accueillir 2021 comme Marie a accueilli les propos de l’Ange Gabriel à l’Annonciation. Ne pas trop savoir comment cela se fera ni ce qui arrivera, mais avoir foi en l’accomplissement des promesses de Dieu et dire oui, qu’il m’advienne selon ta parole.

Accueillir 2021, à la manière de Marie, en ayant la certitude que Dieu marchera avec nous tout au long de cette nouvelle année autant dans nos réjouissances que nos épreuves.

Que Dieu sera avec nous lors de la naissance du Christ en nous, qu’Il sera avec nous lors de nos fuites en Égypte, qu’Il sera avec nous lors de notre vie cachée quotidienne, en apparence banale, qu’Il sera avec nous aux Noces de Cana, qu’Il sera avec nous sur nos chemins de croix, qu’Il sera avec nous dans nos Golgotha intérieurs, qu’Il sera avec nous, debout, au pied de la croix, pour accueillir les demandes du Christ, qu’Il sera avec nous au tombeau, quand tout semble fini, qu’Il sera avec nous lors de nos résurrections intérieures, qu’Il sera avec nous lors de nos Pentecôtes et qu’Il sera avec nous pour marcher avec nos frères et sœurs en humanité sur le Chemin de Vie et de Vérité.

Accueillir 2021 en demandant à Marie, Celle qui a cru en l’accomplissement des paroles de Dieu et Celle qui a marché dans Ses sentiers bien avant nous, et qui marche encore avec nous, de nous inspirer, de nous soutenir et de nous accompagner sur la route de cette nouvelle année.

Faisons un cadeau à Marie, consacrons notre année à son Cœur Immaculé, au Sacré-Cœur de Jésus et au tendre Coeur de Saint-Joseph à qui cette année est dédiée.

Faisons donc des membres de la Sainte Famille nos alliés les plus précieux!

Peu importe ce qui arrivera en 2021, je nous souhaite une Heureuse et Sainte Année!

 

 

 

 

24. déc., 2020

Voici mon message de 2018 que je vous livre encore cette année!

16. déc., 2020

Aujourd’hui, 16 décembre, nous sommes exactement à neuf jours de Noël!

Neuf jours, c’est le temps habituel d’une neuvaine, le temps d’une préparation nécessaire pour une grande fête. Pourtant, neuf jours c’est si court dans une vie…

Sommes-nous prêt-e-s à accueillir la naissance de cet Enfant qui changera notre vie à jamais? Avons-nous fait une place pour lui, dans notre cœur et dans notre quotidien?

 

Savons-nous donner à Jésus, à Dieu, la place qui leur revient? La première?

« Chercher d’abord le Royaume, tout le reste vous sera donné par surcroît. » (Mathieu 6, 33)

Il existe un chapelet de l’Enfant-Jésus que l’on peut prier le 25 de chaque mois ou pendant le temps de l'Avent et durant les fêtes de Noël pour honorer la Naissance du Fils de Dieu.

Je nous invite à prier ce chapelet, ou toute autre prière que nous connaissons, dès aujourd’hui jusqu’au 24 décembre, afin de nous rapprocher de l’Enfant Jésus pour Lui faire une place dans notre cœur.

Notre cœur n’est-il pas le berceau où l’Amour peut être accueilli en toute humilité, comme dans la crèche à Bethléhem, et venir changer notre vie à jamais?

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Si vous voulez en savoir davantage sur le Chapelet à l’Enfant-Jésus et si vous désirez le prier : https://www.carnetspirituel.com/417151766/6689281/posting/le-25-de-chaque-mois