2. nov., 2020

Aujourd’hui, nous célébrons la Commémoration de tous les Fidèles Défunts.

Cette fête s’avère une très belle occasion pour apprivoiser la mort et ouvrir notre regard sur l’éternité.

Nous sommes invité-e-s à vivre notre vie humaine, nécessaire, avec tout ce qu’elle comporte de responsabilités, de défis et d’émerveillements, tout en fixant notre regard intérieur sur la vie éternelle. Et ainsi, être et agir en conséquence, car chaque geste que nous posons, chaque mot que nous écrivons et chaque parole que nous prononçons sont porteurs d’éternité. L’enjeu est grandiose, inimaginable, car il s’agit du salut!

Nous sommes appelé-e-s à nous élever au-dessus de notre condition humaine pour entrer en relation avec Celui qui est Vie et Vérité et ainsi découvrir notre véritable identité, celle d’être des filles et des fils bien-aimé-e-s du Père. Cette relation filiale se vit ici et maintenant, dans l’éternel présent.

De plus, comme le dit l’évêque vietnamien, Mgr Pierre Nguyen Van De : « Nous ne devons pas garder la vie éternelle pour nous-mêmes, mais nous devons l’apporter aux autres, parce que c’est la mission qui nous a été confiée par le Christ. »[1] Oui, le Ressuscité a demandé à ses apôtres de propager la Bonne Nouvelle de la vie éternelle en Dieu à tous les peuples, et ce, jusqu’aux extrémités de la terre.

Nous, les croyants, savons que la mort n’est pas la fin, mais une étape nouvelle, une seconde naissance, la continuité de la vie par la Vie totale en Dieu, car c’est Jésus Christ ressuscité qui a ouvert la voie de cette éternité, Lui, le premier-né d’entre les morts.

 


[1] Site Marie de Nazareth : https://us3.campaign-archive.com/?e=1efbe0fc31&u=bbaf519c73482457368060b5b&id=4828194d4a

 

 

1. nov., 2020

Avec la fête de la Toussaint, nous faisons mémoire, aujourd’hui, de tous ceux et celles qui nous ont précédés, de tous ceux et celles qui « ont reflété, dans leur vie, le visage de Jésus Christ ressuscité. »[1] De tous ceux et celles qui ont marché avant nous sur le chemin de la foi et qui ont aplani la voie. Je leur en suis tellement reconnaissante!

J’associe d’emblée la fête de la Toussaint à la communion des saints. Dans le Credo, nous disons que nous croyons à la communion des saints. Nous croyons à cette communion entre tous les membres du Corps du Christ dont nous faisons partie.

La communion des saints n’est pas un endroit inaccessible, un état que nous atteindrons seulement lorsque nous serons décédés, elle se vit ici et maintenant.

Il nous suffit d’ouvrir notre conscience et notre cœur, de penser à ceux et celles qui nous ont précédés, saints reconnus ou non, de penser à ceux et celles qui sont présentement sur la terre, à ce grand peuple de croyants et croyantes en marche, pour nous sentir en communion, solidaires les un-e-s avec les autres.

Dans cette communion, nous nourrissons notre foi, nous allons puiser soutien et réconfort, force et courage, espérance et charité.

En hommage à tous les saints et saintes inconnus qui n’auront jamais leur nom d’inscrit au calendrier liturgique, je vous invite à écouter la chanson de Robert Lebel Ils sont nombreux les bienheureux : 

https://www.youtube.com/watch?v=PPOmPYdVF34

Quand j’écoute ce chant, je fais mémoire et j’honore les membres de ma famille, mes ancêtres et tous ceux et celles qui ont travaillé fort pour bâtir la Nouvelle-France puis le Québec; ainsi que tous ceux et celles de tous les pays et de toutes les époques qui ont vécu sur cette terre dans toutes les conditions de vie possibles et inimaginables.


[1] Prions en Église, Novembre 2018, Novalis, page 30.

 

 

21. oct., 2020

En priant le chapelet en provenance de la Grotte de Lourdes, j’ai entendu une phrase qui est venue résonner en moi :  Dieu vient restaurer et recréer ce que les Hommes ont gâché.

Oui, Dieu vient constamment restaurer et recréer ce qui est abîmé en nous!

Il y a toutes sortes de méthodes, de grilles d’analyse, de thérapies, pour guérir de son passé, de ses souvenirs, de ses blessures, de ses traumatismes, mais ce ne sont que des compléments à l’action bienfaitrice de Dieu en nous.

Par son Souffle de Vie, l’Esprit Saint travaille au plus profond de nous-mêmes, à condition d’y ouvrir la porte, de s’y abandonner, de le laisser faire et de le laisser nous guider, d’être patient-e envers soi-même et en s’aimant juste assez pour laisser l’Amour faire son œuvre de Vie en nous.

Il en est de même pour les autres qui croisent notre route. Soyons patients et bienveillants, car Dieu est l’œuvre en eux aussi.

***

Seigneur, viens restaurer et recréer tout ce qui est blessé en moi.

 

 

14. oct., 2020

C’est en lisant le livre Marche en ma présence de Jean-Guy Saint-Arnaud que j’ai été interpellée à vérifier quelle était la date de mon baptême pour que je puisse, pour la première fois, célébrer cette journée anniversaire tout aussi importante pour moi que celle de ma naissance.

C’est à cette date, le 14 octobre, que j’ai fait mon entrée dans la grande famille de Dieu, dans l’Église. C’est par ce sacrement que j’ai été lavée de la faute originelle, que j’ai reçu l’Esprit Saint, naissant à nouveau, purifiée et ointe prêtre, prophète et roi. Rien de moins!

Le baptême est le plus beau cadeau qu’on puisse recevoir et, en même temps, c’est une grande responsabilité. Une grande responsabilité parce que nous avons notre vocation baptismale propre, notre devenir unique, notre contribution personnelle à apporter à la construction du Royaume de Dieu.

Il y a une dizaine d’années, lorsque j’étais catéchète dans ma paroisse, je me souviens d’avoir présenté une catéchèse sur le baptême. Cette catéchèse m’avait beaucoup ressourcée ainsi que les parents qui y assistaient. Ils m’avaient dit, qu‘en tant que chrétiens, ils venaient de prendre conscience de toute la beauté de leur baptême et de l’engagement auquel ce sacrement les appelait. Je m’étais dit alors que tous les baptisés, une fois rendus à l’âge adulte, à 20, 30, 40 50 ans, devraient revivre la catéchèse de leur baptême, car la plupart d’entre nous avons été baptisés lorsque nous étions de tout petits bébés.

Le pape François fait mention du baptême dans son Exhortation apostolique sur la sainteté dans le monde actuel, au numéro 15. Laisse la grâce de ton baptême porter du fruit dans un cheminement de sainteté. Permets que tout soit ouvert à Dieu et pour cela choisis-le, choisis Dieu sans relâche. Ne te décourage pas, parce que tu as la force de l’Esprit Saint pour que ce soit possible; et la sainteté, au fond, c’est le fruit de l’Esprit Saint dans ta vie (cf. Ga 5, 22-23).

Actualiser ce cadeau permet de prendre conscience de la grâce qui nous a été donnée. Une façon simple d’actualiser notre baptême est de se signer chaque jour, ou lorsque cela est possible, avec de l’eau bénite et de dire : c’est avec joie que je renouvelle mon baptême au nom du Père, du Fils et du Saint-Esprit, amen, pour ta plus grande joie, Seigneur. Chaque jour, choisir Dieu. Et une fois par année, renouveler les promesses de notre baptême, le Samedi Saint, lors de la Veillée Pascale.

Ainsi notre cœur peut chanter sans fin : Ô Père, je suis ton enfant. J’ai mille preuves que tu m’aimes. Je veux te louer par mon chant, le chant de joie de mon baptême. (Ô Père, je suis ton enfant de Marie-Antoinette Bassieux et Jean Humenry)

Et vous, l’anniversaire de votre baptême est pour bientôt?

 

 

12. oct., 2020

Depuis mon 50e anniversaire de naissance, il y a quelques années, j’ai pris l’habitude de rendre grâce.

Rendre grâce pour toutes les personnes qui ont fait de moi ce que je suis devenue et pour la personne que je suis en train de devenir. Pour toutes les personnes qui ont été présentes aux différents âges de ma vie et dont l’apport a été essentiel, voire, vital et bénéfique pour ma croissance humaine et spirituelle.

Depuis quelques années, je m’émerveille de ce que Dieu accomplit en moi par son Esprit Saint et par ceux et celles qu’Il place sur ma route. Il me modèle afin que je devienne pleinement celle que je suis appelée à devenir, un des reflets de son visage d’amour, un don unique pour le monde.

À la messe, au moment de rendre grâce nous disons : Rendons grâce au Seigneur, notre Dieu, et nous répondons : Cela est juste bonVraiment, Père très saint, il est juste et bon de te rendre grâce, toujours et en tout lieu... Et avant, nous venions tout juste d’élever notre cœur, de le tourner vers le Seigneur…

Oui, il est juste et bon de te rendre grâce, Seigneur!

Seigneur, je te remercie pour la vie que tu m’as donnée et donnes et renouvelles chaque jour; merci pour les personnes que tu me fais rencontrer; merci de vivre avec moi tous les moments de ma vie, les bons comme les moins bons.

Rendons grâce en toutes circonstances. Rendons grâce, même si nous ne sommes pas ce que nous aimerions être, même si nous n’avons pas ce que nous voulons, même s’il ne nous arrive pas ce que nous souhaitons, car il y a une part de mystère dans notre vie, la part de Dieu… Dans cette vie, tout ne nous est pas dévoilé. Vivons donc avec humilité en laissant la première place à Dieu et en nous abandonnant à Lui, dans ses bras de Père aimant. Le temps de Dieu n’est pas le temps des êtres humains, mais Il sait ce dont vous avez besoin. (Matthieu 6, 8)

Tout est grâce, tout est don de Dieu. Chaque nouveau jour qui commence, chaque instant et chaque respiration sont grâce et amour donné.

Nous sommes des êtres de grâce, des êtres gratifiés, comblés de grâce, à l’instar de Marie.[1] N’est-ce pas merveilleux? Marie est pour nous un modèle, car elle représente à la perfection l’accueil des dons de Dieu.[2] Ce Dieu qui n’est que don, car la vie est essentiellement faite pour être donnée.[3] Jésus ne nous l’a-t-il pas démontré? 

Comme Marie, méditons dans notre cœur, prions, faisons silence, lisons la Parole, faisons confiance, laissons-Dieu nous guider par sa Divine Volonté. Vivons dans la joie de l’espérance.

De plus, nourrissons-nous de l’Eucharistie, qui est en elle-même action de grâce, ainsi que de l’adoration eucharistique en y accueillant toutes les grâces qui nous y sont offertes et dont nous avons besoin.

Soyons reconnaissants et faisons confiance.

Cela est juste et bon.

 

Béni le Seigneur, ô mon âme. N’oublie aucun de ses bienfaits. (Psaume 102)

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[1] Jean-Guy Saint-Arnaud, Marche en ma présence, Médiaspaul, 2006, page 101.

[2] Idem, page 106.

[3] Idem, page 113.