13. déc., 2020

Vivre dans la Joie!

En ce Dimanche de la Joie, statut officiel de ce 3e dimanche de l'Avent, je nous souhaite d'expérimenter cette joie et d'en vivre en plénitude.

Je vous entends me dire : « Comment peut-on oser penser à la joie avec cette pandémie et tout ce qu’elle nous fait subir? »

Et moi, de vous répondre : « Oui! Cette joie est toujours de saison! »

Quelle est cette joie?

Cette joie habite au plus profond de nous, dans ce lieu bien souvent inexploré et délaissé de nous, parce nous vivons à l'extérieur de nous-mêmes, ou trop dans notre tête, ou trop dans notre corps.

Cette joie est plus de l'ordre de la contemplation et de l'émerveillement que la joie extérieure, celle proposée, sous ses différentes formes, par le monde dans lequel nous vivons. Cette joie est tributaire de la présence de Dieu, de Son Amour en nous.

Cette joie est celle que Jésus nous a offerte, il y a deux mille ans. « Je vous ai dit cela pour que ma joie soit en vous, et que votre joie soit parfaite. » (Jean 25,11) Même Dieu Père nous confirme qu’Il est le Dieu de la joie : « Celui-ci est mon Fils bien-aimé, en qui je trouve ma joie : écoutez-le! » (Mt 3,17)

Comment accéder à cette joie? Par quoi commencer pour y goûter?

Avons-nous déjà pris le temps de nous arrêter, d’arrêter le mouvement incessant autour de nous, de faire silence et de descendre au plus profond de nous-mêmes dans ce lieu où règnent constamment la paix et la joie, dans ce lieu où nous attend l’Amour?

Jésus nous a montré le chemin : « …entre dans ta chambre, ferme ta porte et prie ton Père qui est présent dans ce lieu secret et dis : « Notre Père qui es aux cieux… » (Selon Mathieu 6)

C’est donc en allant à la Source, en la contactant de l'intérieur.

Jésus n'a-t-il pas dit aussi : « Venez à moi, vous tous qui peinez sous le poids du fardeau, et moi, je vous procurerai le repos. Prenez sur vous mon joug, devenez mes disciples, car je suis doux et humble de cœur, et vous trouverez le repos pour votre âme. » (Mt 11, 28-29)

Oui! Se reposer en Dieu, se reposer dans l'Esprit. Lui faire un peu de place, Le laisser entrer, Le laisser nous aimer, Le laisser nous dilater le cœur, Le laisser nous combler, c'est Son seul désir.

Acquiescer à cet Amour, prendre contact avec Lui, entrer en relation avec Lui. Lui parler comme à un ami. Entretenir cette relation par notre présence à Sa Présence, par la prière, cet état d’être avec Lui. Pourquoi ne pas redécouvrir la messe, la célébration du mémorial de la mort et de la résurrection du Christ? Se placer en Sa Sainte Présence par l’adoration eucharistique, par la lecture de la Parole?

Nous sommes aussi invités à nous libérer de notre passé afin de marcher en femme nouvelle et en homme nouveau, dans le présent, en vivant une rencontre de réconciliation, en Lui demandant pardon pour nos manques d’amour, et ainsi permettre à Son Amour de se diffuser allègrement en nous.

Nous sommes invités à nous relever et à vivre debout. Puis à marcher, un pas à la fois, car, comme le dit si bien une amie, « le chemin se fait en marchant. »

Peu importe ce que nous vivons dans ce monde, ce à quoi nous faisons face, nous n’avons pas à le subir. Nous n’avons pas à être enchaînés par ce monde, parce que nous sommes appelés à vivre dans la liberté intérieure des enfants bien-aimés de Dieu, selon Sa Sainte Volonté sur nous, en Fils et Filles de Lumière, dans la Joie!  

Une Joie profonde, immuable et solide comme le roc!

Si le chemin peut nous paraitre compliqué et si nous ne savons pas par où commencer, allons vers Marie. Elle nous attend. Elle saura nous envelopper de Son Manteau de paix et bercer notre cœur meurtri pour que renaisse en nous, à Noël, l’enfant bien-aimé du Père que nous sommes. Un enfant de la Joie!

Ce qui est merveilleux, c’est que cette joie ne conduit pas à l'individualisme, à un enfermement, mais à une ouverture aux autres en étant participatifs du Royaume d’Amour de Dieu et du salut du monde.

Un jour, comme Marie dans son Magnificat, nous aussi nous nous écrierons de joie : « Mon âme exalte le Seigneur, exulte mon esprit en Dieu, mon Sauveur! ... … Le Puissant fit pour moi des merveilles; Saint est son nom! ... »