23. mai, 2020

L'intimité

À la fête de l’Ascension, nous soulignons le départ de Jésus vers son Père, notre Père.

Ce départ n’est pas un événement triste, car, par ce départ, Jésus sera encore plus présent. 

Avant son Ascension, Il avait fait une promesse à ses disciples : « Moi, je prierai le Père, et il vous donnera un autre Défenseur qui sera pour toujours avec vous : l’Esprit de vérité, lui que le monde ne peut recevoir, car il ne le voit pas et ne le connaît pas; vous, vous le connaissez, car il demeure auprès de vous, et il sera en vous. Je ne vous laisserai pas orphelins, je reviens vers vous. D’ici peu de temps, le monde ne me verra plus, mais vous, vous me verrez vivant, et vous vivrez aussi. En ce jour-là, vous reconnaîtrez que je suis en mon Père, que vous êtes en moi, et moi en vous. » (Jean 14 16-20)

Après l’Ascension, grâce à l’Esprit Saint, la présence invisible du Christ devient donc visible par son incarnation en chacun de ses disciples, puis, au fil des siècles, en chacun, chacune des croyant-e-s.

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En préparation à la Pentecôte, qui aura lieu dans une semaine, demandons à l’Esprit Saint de nous combler de ses dons, en particulier celui de piété pour que nous développions une plus grande intimité avec le Seigneur.

La transsubstantiation vécue à chaque eucharistie nous ramène Jésus. L’absence de Jésus nous est rendue visible et ainsi Il peut faire corps avec nous par la communion au pain eucharistique et par l’adoration eucharistique. Sous ses deux formes, l’Eucharistie nous permet donc d’entretenir cette intimité.

Par contre, notre intimité avec le Seigneur est aussi et surtout renouvelée lors la consécration du pain et du vin eucharistiques, car nous aussi, à ce moment-là, nous devenons corps et sang du Christ!

Vous en doutez? Pas moi. Lorsque j’assiste à la messe, à la consécration, je demande à Dieu de consacrer toutes les personnes présentes dans l’église ainsi que moi-même. La semaine passée, j’ai vécu une toute autre expérience. En écoutant l’audio d’une messe en provenance directement de Lourdes, à 4 heures du matin (heure de Montréal), les yeux fermés, allongée dans mon lit, complètement abandonnée, effacée et disponible, lors de la consécration, j’ai senti et réalisé que je devenais vraiment, moi aussi, corps et sang du Christ. Au moment de la doxologie, le « Par Lui, avec Lui, et en Lui » est venu consolider ce ressenti.

« En ce jour-là, vous reconnaîtrez que je suis en mon Père, que vous êtes en moi, et moi en vous. » (Jean 14, 20)