17. mai, 2020

Ma ville, post-pandémie

Aujourd’hui, c’est l’anniversaire de la fondation de la ville de Montréal.

Le 17 mai 1642, une île, entourée de cours d’eau limpides, île dont la nature sauvage est flanquée d’une magnifique montagne, est apprivoisée par l’homme civilisé.

Trois cent soixante-dix-huit ans plus tard, que reste-t-il de ce si bel environnement?

Des milliers de maisons, des dizaines de gratte-ciels, des kilomètres d’asphalte et de ciment ont envahi la ville. Sans compter les industries amenant avec elle leur lot de pollution… La montagne est toujours là, oh, quelques boisés y subsistent, le reste ayant été rasé pour un cimetière, des maisons, des stationnements, des routes, etc.

Par contre, depuis les années ’80, une certaine conscience environnementale s’est activée. On commence alors à créer davantage d’espaces verts, à tracer quelques pistes cyclables, à offrir des jardins communautaires. Ensuite, on essaie de contrôler les émissions de gaz à effet de serre des usines, des compagnies et des particuliers. On favorise le transport collectif, le covoiturage. Il n’y a pas si longtemps, on augmente le nombre d’arbres, on aménage les berges, on implante des toits verts. Tout cela pour créer un environnement plus sain. Est-ce suffisant? Le dérèglement de l’environnement se vit à l’échelle planétaire…

L’industrialisation et la société de consommation ont fait disparaître des centaines d’espèces animales à travers le monde. Même l’être humain est en souffrance, en carence, en « manque de nature ». Il développe diverses maladies liées sa sédentarité, à son alimentation et à son rythme de vie effréné.

Et pour être plus aptes à poursuivre cette course folle qui est de faire rouler l’économie vers un PIB optimal, on place les plus âgés, inactifs et non rentables, dans des résidences. (Sachez que je ne porte pas de jugement, car j’ai placé ma propre mère en résidence, puis dans un CHSLD quand elle a commencé à avoir de grandes pertes cognitives. Par contre, je me demande, ces temps-ci, s’il y avait, à l’époque, une possibilité de faire autrement. J’ai beau chercher, je n’en trouve pas…)

Toujours pour faire rouler davantage l’économie, on accueille des immigrants illégaux qu’on entasse dans des taudis et qui travailleront pour presque rien à des tâches difficiles et ingrates.

On se soucie plus ou moins de la pauvreté des familles, de la misère des mères monoparentales, de celle des personnes confrontées à un handicap, de celle des sans-abris, des prostituées, des toxicomanes, des dépendants de toutes sortes, des prisonniers, etc.

Puis arrive la COVID-19…

Cette pandémie, on le dit, on le sait, fait ressortir tout ce qui ne va pas dans nos sociétés. C’est comme si tout ce qui est à l’encontre de la vie et du gros bon sens nous frappe de plein fouet.

Est-ce que je désire des changements post-COVID pour la ville et la société dans laquelle je vis? Oui! Est-ce de l’ordre de l’utopie que d’espérer ces changements tant sociaux qu’environnementaux? Je ne sais pas… Pourvu que l’expression chasser le naturel, il revient au galop ne trouve pas écho dans nos sociétés post-pandémiques…

Pour cela, il devra se produire une véritable conversion sociale planétaire, un autrement, un changement de cap, un mouvement qui nous met en marche vers ce qui génère la vie, et ce, à tous les niveaux!

Commençons par aller à la rencontre de Celui qui est Résurrection et qui est Vie. Il saura nous guider vers une transformation d’abord intérieure, puis sociale et planétaire, car, pour nous, Il ne désire que la Vie en abondance!