21. oct., 2020

En priant le chapelet en provenance de la Grotte de Lourdes, j’ai entendu une phrase qui est venue résonner en moi :  Dieu vient restaurer et recréer ce que les Hommes ont gâché.

Oui, Dieu vient constamment restaurer et recréer ce qui est abîmé en nous!

Il y a toutes sortes de méthodes, de grilles d’analyse, de thérapies, pour guérir de son passé, de ses souvenirs, de ses blessures, de ses traumatismes, mais ce ne sont que des compléments à l’action bienfaitrice de Dieu en nous.

Par son Souffle de Vie, l’Esprit Saint travaille au plus profond de nous-mêmes, à condition d’y ouvrir la porte, de s’y abandonner, de le laisser faire et de le laisser nous guider, d’être patient-e envers soi-même et en s’aimant juste assez pour laisser l’Amour faire son œuvre de Vie en nous.

Il en est de même pour les autres qui croisent notre route. Soyons patients et bienveillants, car Dieu est l’œuvre en eux aussi.

***

Seigneur, viens restaurer et recréer tout ce qui est blessé en moi.

 

 

14. oct., 2020

C’est en lisant le livre Marche en ma présence de Jean-Guy Saint-Arnaud que j’ai été interpellée à vérifier quelle était la date de mon baptême pour que je puisse, pour la première fois, célébrer cette journée anniversaire tout aussi importante pour moi que celle de ma naissance.

C’est à cette date, le 14 octobre, que j’ai fait mon entrée dans la grande famille de Dieu, dans l’Église. C’est par ce sacrement que j’ai été lavée de la faute originelle, que j’ai reçu l’Esprit Saint, naissant à nouveau, purifiée et ointe prêtre, prophète et roi. Rien de moins!

Le baptême est le plus beau cadeau qu’on puisse recevoir et, en même temps, c’est une grande responsabilité. Une grande responsabilité parce que nous avons notre vocation baptismale propre, notre devenir unique, notre contribution personnelle à apporter à la construction du Royaume de Dieu.

Il y a une dizaine d’années, lorsque j’étais catéchète dans ma paroisse, je me souviens d’avoir présenté une catéchèse sur le baptême. Cette catéchèse m’avait beaucoup ressourcée ainsi que les parents qui y assistaient. Ils m’avaient dit, qu‘en tant que chrétiens, ils venaient de prendre conscience de toute la beauté de leur baptême et de l’engagement auquel ce sacrement les appelait. Je m’étais dit alors que tous les baptisés, une fois rendus à l’âge adulte, à 20, 30, 40 50 ans, devraient revivre la catéchèse de leur baptême, car la plupart d’entre nous avons été baptisés lorsque nous étions de tout petits bébés.

Le pape François fait mention du baptême dans son Exhortation apostolique sur la sainteté dans le monde actuel, au numéro 15. Laisse la grâce de ton baptême porter du fruit dans un cheminement de sainteté. Permets que tout soit ouvert à Dieu et pour cela choisis-le, choisis Dieu sans relâche. Ne te décourage pas, parce que tu as la force de l’Esprit Saint pour que ce soit possible; et la sainteté, au fond, c’est le fruit de l’Esprit Saint dans ta vie (cf. Ga 5, 22-23).

Actualiser ce cadeau permet de prendre conscience de la grâce qui nous a été donnée. Une façon simple d’actualiser notre baptême est de se signer chaque jour, ou lorsque cela est possible, avec de l’eau bénite et de dire : c’est avec joie que je renouvelle mon baptême au nom du Père, du Fils et du Saint-Esprit, amen, pour ta plus grande joie, Seigneur. Chaque jour, choisir Dieu. Et une fois par année, renouveler les promesses de notre baptême, le Samedi Saint, lors de la Veillée Pascale.

Ainsi notre cœur peut chanter sans fin : Ô Père, je suis ton enfant. J’ai mille preuves que tu m’aimes. Je veux te louer par mon chant, le chant de joie de mon baptême. (Ô Père, je suis ton enfant de Marie-Antoinette Bassieux et Jean Humenry)

Et vous, l’anniversaire de votre baptême est pour bientôt?

 

 

12. oct., 2020

Depuis mon 50e anniversaire de naissance, il y a quelques années, j’ai pris l’habitude de rendre grâce.

Rendre grâce pour toutes les personnes qui ont fait de moi ce que je suis devenue et pour la personne que je suis en train de devenir. Pour toutes les personnes qui ont été présentes aux différents âges de ma vie et dont l’apport a été essentiel, voire, vital et bénéfique pour ma croissance humaine et spirituelle.

Depuis quelques années, je m’émerveille de ce que Dieu accomplit en moi par son Esprit Saint et par ceux et celles qu’Il place sur ma route. Il me modèle afin que je devienne pleinement celle que je suis appelée à devenir, un des reflets de son visage d’amour, un don unique pour le monde.

À la messe, au moment de rendre grâce nous disons : Rendons grâce au Seigneur, notre Dieu, et nous répondons : Cela est juste bonVraiment, Père très saint, il est juste et bon de te rendre grâce, toujours et en tout lieu... Et avant, nous venions tout juste d’élever notre cœur, de le tourner vers le Seigneur…

Oui, il est juste et bon de te rendre grâce, Seigneur!

Seigneur, je te remercie pour la vie que tu m’as donnée et donnes et renouvelles chaque jour; merci pour les personnes que tu me fais rencontrer; merci de vivre avec moi tous les moments de ma vie, les bons comme les moins bons.

Rendons grâce en toutes circonstances. Rendons grâce, même si nous ne sommes pas ce que nous aimerions être, même si nous n’avons pas ce que nous voulons, même s’il ne nous arrive pas ce que nous souhaitons, car il y a une part de mystère dans notre vie, la part de Dieu… Dans cette vie, tout ne nous est pas dévoilé. Vivons donc avec humilité en laissant la première place à Dieu et en nous abandonnant à Lui, dans ses bras de Père aimant. Le temps de Dieu n’est pas le temps des êtres humains, mais Il sait ce dont vous avez besoin. (Matthieu 6, 8)

Tout est grâce, tout est don de Dieu. Chaque nouveau jour qui commence, chaque instant et chaque respiration sont grâce et amour donné.

Nous sommes des êtres de grâce, des êtres gratifiés, comblés de grâce, à l’instar de Marie.[1] N’est-ce pas merveilleux? Marie est pour nous un modèle, car elle représente à la perfection l’accueil des dons de Dieu.[2] Ce Dieu qui n’est que don, car la vie est essentiellement faite pour être donnée.[3] Jésus ne nous l’a-t-il pas démontré? 

Comme Marie, méditons dans notre cœur, prions, faisons silence, lisons la Parole, faisons confiance, laissons-Dieu nous guider par sa Divine Volonté. Vivons dans la joie de l’espérance.

De plus, nourrissons-nous de l’Eucharistie, qui est en elle-même action de grâce, ainsi que de l’adoration eucharistique en y accueillant toutes les grâces qui nous y sont offertes et dont nous avons besoin.

Soyons reconnaissants et faisons confiance.

Cela est juste et bon.

 

Béni le Seigneur, ô mon âme. N’oublie aucun de ses bienfaits. (Psaume 102)

_________

 

[1] Jean-Guy Saint-Arnaud, Marche en ma présence, Médiaspaul, 2006, page 101.

[2] Idem, page 106.

[3] Idem, page 113.

 

 

7. oct., 2020

Dans une de ses apparitions à Fatima, la Sainte Vierge Marie a déclaré être Notre-Dame du Rosaire. Puis Elle a fait du Rosaire, en le mentionnant dans ses apparitions à Fatima, Medjugordjé et dans ses messages à d’autres voyants, l’arme officielle contre le mal. Le Rosaire peut sembler une prière démodée et répétitive, mais il n’en est rien, car dit lentement, avec le cœur, il a une grande portée. Un seul Je vous salue Marie, prononcé avec cœur, peut tout changer.

Je ne suis pas de la génération de ceux et celles qui priaient le chapelet tous les soirs en famille. Je suis née juste après. Le chapelet n’a donc pas fait partie de mon éducation religieuse. J’ai commencé à prier Marie à l’âge de 32 ans grâce à une religieuse.

À partir de cet âge, dans les moments difficiles de ma vie, je priais Marie en disant des Je vous salue, Marie, lentement, un après l’autre. C’est très efficace. Je ne méditais pas les Mystères, que je ne connaissais pas d’ailleurs, mais je parlais à Marie, je m’unissais à Elle et Elle me soutenait. Une relation s’est alors développée consciemment entre Elle et moi.

Ce n’est qu’après l’âge de 40 ans que, grâce à une amie, le chapelet a vraiment fait partie de ma vie. Cette prière, au départ, ponctuelle, est devenue partie prenante de mon quotidien. C’est ce qui s’est produit aussi avec le Chapelet à la Divine Miséricorde. Je le récitais une fois l’an pendant la Neuvaine ainsi que le dimanche de la Divine Miséricorde. Puis je me suis mise à le prier tous les jours!

Lorsque je médite un chapelet, je l’offre aux intentions de la Sainte Trinité, aux intentions de la Sainte Famille de Nazareth, aux intentions du Pape François et pour toutes les personnes que je porte dans mon cœur et celles qui vivent une situation similaire à la leur dans le monde.

Il n’y a pas d’endroit de prédilection où prier un chapelet. Cela peut être dans mon lit, dans ma cuisine, en marchant dans la nature, dans un lieu saint, dans l’auto, le métro, l’autobus.

J’aime aussi me perdre en Marie en disant plusieurs Je vous salue Marie de suite, peu importe où je suis, et c’est comme si toute la douceur de Marie montait en moi. Je suis apaisée, pacifiée. À chaque Je vous salue Marie, je m’adresse à Marie comme si Elle était là, devant moi, et je ressens beaucoup de joie. 

Vous voulez faire plaisir à Marie? À chacun de vos Je vous salue Marie, adressez-vous à Elle de façon personnelle avec tout votre amour et vous vivrez une rencontre toute maternelle.

Non, prier le chapelet ce n’est pas démodé et répétitif! C’est à la fois formateur et puissant. Formateur, parce que nous ne finissons jamais d’approfondir, par les mystères[1], les moments importants de la vie de Jésus liés à la vie de Marie. Puissant, parce que bénéfique et générateur de Vie. L’arme absolue, quoi!

Chaque année, le Pape François nous invite à prier le chapelet pendant le mois d’octobre dédié au Rosaire.[2] Ne minimisons pas l’impact de la prière communautaire, surtout en ce temps de pandémie que nous vivons. Vous avez toujours voulu changer le monde? Saisissez vos chapelets et offrez vos cœurs à l’unisson!

Je nous souhaite un très beau mois du Rosaire!

 


[1] Si vous voulez connaître les composantes de ces Mystères et savoir comment méditer un Chapelet, vous pouvez aller à http://www.fondationjeanpaul2.fr/?Sur_Jean-Paul_II/Documents/Rosaire_avec_Jean-Paul_II.

[2] Pour lire le texte sur la demande du Pape François : https://fr.zenit.org/articles/le-pape-demande-aux-catholiques-la-priere-quotidienne-du-chapelet-pour-leglise/

 

 

 

 

5. oct., 2020

Cette humble sainte, dont c'est la fête au calendrier liturgique aujourd'hui, a eu le bonheur d’être choisie par Jésus comme apôtre de la Miséricorde.

Elle est une sainte à découvrir, car grâce à elle, à son écoute, à son obéissance et à son Petit Journal, nous avons reçu les enseignements du Christ Miséricordieux. 

Afin de vivre la Miséricorde dans notre quotidien, inspirons-nous d’une prière que Sainte Faustine a composée. Si nous mettons cette prière en pratique, nous poursuivrons l’œuvre de Miséricorde de Dieu en nous et dans le monde. En 2016, année du Jubilé de la Miséricorde, le pape François avait offert cette prière aux jeunes qui se préparaient aux Journées Mondiales de la Jeunesse.[1]

« Aide-moi, Seigneur, pour que mes yeux soient miséricordieux, pour que je ne soupçonne jamais ni ne juge d’après les apparences extérieures, mais que je discerne la beauté dans l’âme de mon prochain et que je lui vienne en aide […] pour que mon oreille soit miséricordieuse, afin que je me penche sur les besoins de mon prochain et ne reste pas indifférente à ses douleurs ni à ses plaintes […] pour que ma langue soit miséricordieuse, afin que je ne dise jamais de mal de mon prochain, mais que j’aie pour chacun un mot de consolation et de pardon […] pour que mes mains soient miséricordieuses et remplies de bonnes actions […] pour que mes pieds soient miséricordieux, pour me hâter au secours de mon prochain, en dominant ma propre fatigue et ma lassitude […] pour que mon cœur soit miséricordieux, afin que je ressente toutes les souffrances de mon prochain. »[2]

Et j'ajoute : Seigneur, viens poursuivre, en moi, ton œuvre de miséricorde, unifie-moi à ta Sainte Trinité qui est Amour et qui est don afin que je puisse accomplir ta DIvine Volonté pour ta plus grande gloire et pour le salut de mes frères et soeurs en humanité. Amen.



[1] http://jmj2016.catholique.fr/coin-spi/1152-message-du-pape-francois-pour-les-jmj-2016

[2] Sainte Sœur Faustine, Petit Journal, §163.