12. juil., 2020

En ce temps de pandémie, les vacances semblent avoir un sens différent cet été... C’est comme si nous avions perdu l’insouciance qui les accompagne habituellement, insouciance amenée par un certain relâchement que procure la saison chaude après le froid hiver.

Cette année, nous sommes plus réservés, plus prudents, moins ouverts à de nouvelles aventures. Nous ne restons pas trop loin du nid. (Enfin, certains d’entre nous…)

Qu’on le veuille ou non, la pandémie, avec ses statistiques déprimantes quotidiennes, et son confinement, entrainant un dangereux manque de relations humaines et donc un manque affectif grave chez certaines personnes, sont venus miner le moral de bien des gens. Nous n’aurons pas trop d’un certain déconfinement ainsi que des courts mois d’été que nous offre la nature pour essayer de nous en remettre un peu.

Comme on l’a vu passer à quelques reprises sur les réseaux sociaux, si nous n’avons personne à qui faire de câlins, il y a la possibilité dans faire aux arbres. J’aime faire un câlin à un arbre, mais l’arbre a ses limites. Il manque un peu de souplesse, de bras qui nous enveloppent et de chaleur humaine… Vous savez, un cœur qui bat… Plusieurs ont acheté un animal domestique pour pallier à ce manque affectif, ce qui est une belle alternative. Il n’y a rien comme l’amour inconditionnel d’un chien ou le ronronnement d’un chat que l’on caresse pour nourrir un cœur carencé.

L’être humain est un être de relations. C’est comme si la COVID-19 voulait nous priver de notre essence même, de la fraternité et de la joie qui l’accompagnent. Par contre, nous avons appris à faire communion autrement, pas seulement par Zoom, mais dans l’invisible, dans cette autre réalité dont la vie avant pandémie privait plusieurs. Nous avons appris à faire communauté, une communauté mondiale et intemporelle.

Pour beaucoup de personnes aussi, les priorités ont changé. Et c’est tant mieux.

Présentement, même si nous semblons vivre dans un grand flou, dans la perspective d’un avenir incertain, comme une épée de Damoclès qui pend au-dessus de notre tête, demeurons confiants dans les desseins de Dieu sur nous. Demeurons confiants en son Amour et en sa Providence. Restons connectés à Lui, à la Source de Vie. Devenons toujours plus l’être unique que nous sommes appelés à devenir, le don de Dieu pour le monde.

Cet été, poursuivons l’approfondissement de notre relation filiale avec Lui pour être comblés de l’intérieur, tout en étant en communion avec sa Création. Allons à la rencontre de personnes qui ont besoin de chaleur humaine et emmenons-leur l’Amour.

Et comme le demande Marie, prions! Prions pour nos pasteurs, pour les personnes consacrées, pour nos proches, pour le monde et pour qu’advienne le Règne Trinitaire de l’Amour, de la Paix, de la Vérité, de la Justice et de la Joie!

Je vous souhaite un très bel été!

 

 

27. juin, 2020

Depuis quelques semaines, je me suis remise, de façon assidue, à bénir mes repas avant de commencer à manger.

Le bénédicité est entré dans ma vie, lorsque mes enfants étaient jeunes. Nous partions tous les étés vivre une semaine de vacances dans un camp familial chrétien. Lors de nos séjours, nous étions près de 80 campeurs à chanter en cœur divers bénédicités. C’était la moindre des choses de remercier le Seigneur pour la profusion de nourriture qui nous était offerte et, ainsi, de ne pas tout tenir pour acquis!

Pendant quelques années, à la maison, nous avons gardé la tradition du bénédicité. Puis nous l’avons délaissée. Et même si nos enfants, devenus grands, ne souhaitaient plus chanter cette bénédiction, une de nos filles aimait rappeler à son frère la chance que nous avions d’avoir de la nourriture, tous les jours, sur la table.

Au cours de ces années, le bénédicité est revenu de temps en temps en moi, soit naturellement ou soit par un contexte qui s’y prêtait bien. Puis récemment, lors d’un repas, j’ai été touchée par l’abondance de légumes colorés qui garnissaient mon assiette. « Que c’est beau! » Je me suis sentie tellement privilégiée en pensant à tous ceux et celles qui n’ont pratiquement rien à se mettre sous la dent et à tous ceux et celles qui meurent de faim chaque jour… Je désirais tellement que tous puissent être comblés autant que moi!

Je me suis dit : « Qu’est-ce que cela me donne d’avoir une assiette bien garnie si je suis seule à manger à ma faim? Qu’est-ce que je peux faire, à part donner de l’argent à des œuvres? » Alors, j’ai demandé à Jésus, avec un profond désir comme jamais, de multiplier mes aliments. Il faut dire que le texte du bénédicité que je chante et les gestes qui l’accompagnent s’y prêtent bien : « Nos cinq pains et nos deux poissons, oui, Seigneur, nous te les offrons, multiplie-les pour la faim des hommes pour qu’ensemble nous chantions ton Nom. Amen. »

Vous savez, lorsque l’on est touché jusque dans nos entrailles et que monte en nous un tel désir, Jésus ne peut que nous l’accorder. Lorsque je chante mon bénédicité, je sens vraiment qu’il se passe quelque chose, surtout aux paroles : « multiplie-les pour la faim des hommes ». Le Souffle est alors plus fort en moi, je prends un moment d’arrêt, de silence, je suis en communion, je prie. Puis je termine mon chant.

Pendant ce moment d’arrêt, de prière, je demande au Seigneur de combler aussi, autres que la faim physique, les faims de toutes sortes : amour, dignité, justice, paix, vérité, douceur, transcendance, etc., pour que nous vivions tous ensemble en Dieu et le louions dans la joie afin de faire communion et devenir un seul corps, le Corps du Christ.

Quelque part dans le monde, j’en suis convaincue, la nourriture et les grâces abondent et l’espérance, la foi et la charité renaissent.

Je suis certaine que cette expérience du bénédicité a été possible parce que, depuis le confinement, je prends beaucoup plus mon temps pour manger. Mon sens du goût s’est même développé. Chaque aliment goûte vraiment bon! Cette expérience est probablement due aussi à une nouvelle façon de manger que j’expérimente depuis quelques mois, en m’alimentant pour procurer à mon corps assez d’énergie pour fonctionner pendant quelques heures, jusqu’au prochain repas. C’est comme une nouvelle relation à mon corps, je dirais de respect, et aux aliments, comme agents bienfaiteurs. Manger consciemment, non par habitude ou par compulsion. Manger par amour de soi et être reconnaissante.

Je me surprends à chanter mon bénédicité (dans mon cœur) n’importe quand et n’importe où : dans ma cuisine, occupée à préparer les repas, à l’épicerie, dans l’abondant rayon des fruits et légumes ou en regardant mes plants de haricots pousser à vue d’œil.

Avec le bénédicité, est arrivé aussi un désir assez fort d’avoir un petit potager urbain ainsi que recycler des aliments au lieu de les jeter au compost, tels les bouts de carottes bios, pour faire pousser des fanes pour les manger et aussi pour avoir des graines à semer le printemps prochain, la base des pieds de céleri et les noyaux d’avocat.

Je dirais même que la prière de ce bénédicité a engendré en moi une communion encore plus grande avec la terre, notre mère nourricière. Comme la conscience d’un tout indissociable dont nous faisons partie.

De plus, à tout moment du jour, j’aime prier ainsi, en présentant mes mains ouvertes : « Seigneur, regarde, je n’ai que cinq pains et deux poissons, je me sens bien pauvre, petite et démunie, mais multiplie-les et, ensemble, nous ferons des merveilles d’Amour. Amen. »

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Afin de ne pas me laisser seule avec mon expérience de multiplication, la semaine passée, j’ai été amenée, par hasard, à visionner une vidéo de Sœur Emmanuel Maillard de Medjugorje. Cette vidéo ouvre sur une dimension très intéressante de la multiplication, de l’abondance, telle que vécue par le prophète Élie et la veuve de Sarepta, multiplication qui, finalement, peut prendre différentes formes.

Les multiplications, cela existe encore! https://www.youtube.com/watch?v=K1tM5VZqIos

 

 

24. juin, 2020

Nous célébrons, aujourd’hui, saint Jean le Baptiste. Tout de suite, en pensant à ce saint, monte en moi : Une voix crie dans le désert. (Isaïe cité dans Luc 3, 4)

Oui, une voix crie dans le désert, mais pas n’importe quelle voix, celle de l’Amour.

Saint Jean-Baptiste a été l’un des derniers prophètes à préparer la venue du Christ avec Anne et Siméon. De plus, il est le seul saint dont on souligne la naissance, sa venue sur terre, au calendrier liturgique. Il n'y a que le Christ et la Vierge Marie qui ont cet honneur. C’est pour dire l’importance de ce saint et la pérennité de son message!

Comme tout prophète, saint Jean-Baptiste, par ses agissements et ses paroles, guidait son peuple sur le chemin de la foi et de la vie afin de les inciter à changer leur regard, leur rappelant leur appartenance à Dieu. Saint Jean invitait à la conversion, dans une certaine urgence, avec insistance, force et amour, car il préparait les âmes à recevoir du neuf, quelqu’un qui viendrait chambouler leur vie, Jésus.

En 2020, le Convertissez-vous, les temps sont tout proches de Jean (Matthieu 3, 2) est d'autant plus actuel. Pas nécessairement proches pour demain, mais tout proches de nous. C’est le moment où jamais, car c’est maintenant le temps où Dieu fait descendre ses grâces sur nous; plus tard, il y aura des pleurs et des grincements de dents. (Luc 13, 28)

Se convertir : retrouvez notre vraie identité, celle d’être un enfant bien-aimé du Père; se laisser aimer, laisser la volonté de Dieu, qui est Amour, Paix, Joie et Miséricorde, régner dans notre vie. Se réconcilier avec nous-mêmes, avec les autres, avec la création et avec Dieu.

Notre société sécularisée, je dirais même athée, s’avère être le désert moderne par excellence. J’y entends d’autant plus la voix de saint Jean-Baptiste qui résonne : Préparez le chemin du Seigneur, rendez droits ses sentiers. (Isaïe cité dans Luc 3, 4)

Le Christ, quand reviendra-t-il sur la terre? Par le Nouveau Testament, nous savons qu’après l’Ascension, quand les apôtres évangélisaient les peuples, on parlait déjà du retour du Christ. Alors, peu importe la date, c’est maintenant le temps béni pour que son Règne s’instaure en nous à jamais.  

Je vous invite à laisser libre, en vous, juste assez d’espace pour accueillir le Christ qui viendra, dans sa grande Miséricorde, par son Esprit Saint. Lui seul saura vous guider, vous fortifier, vous consoler, vous consolider.

Je pense que nous pouvons faire confiance en Celui qui a dit : Je suis venu annoncer aux captifs leur libération, et aux aveugles qu’ils retrouveront la vue, remettre en liberté les opprimés. (Isaïe cité dans Luc 4,18)

Le retour du Christ, pour vous, c’est peut-être maintenant?

Une voix crie dans le désert, l'entendez-vous?

 

 

20. juin, 2020

 

Aujourd’hui, la liturgie célèbre le Cœur Immaculé de Marie, Cœur par lequel l’Amour est advenu sur terre. Marie, la Toute-Pure et la Comblée de Grâce, a su vivre en Dieu et en devenir ainsi le Temple.

Dans la continuité de la fête du Sacré-Cœur de Jésus, demandons à Marie, notre Mère, notre guide et notre soutien, de nous aider à ouvrir davantage notre cœur pour que l’Amour puisse y entrer et y circuler librement afin que Dieu y établisse son Règne d’Amour, de Paix et de Joie. Ainsi, nos cœurs deviendront des temples par lesquels le règne de Dieu se déploie sur terre.

Nous sommes invités, comme Marie, à avoir foi en ce Dieu de l’impossible, à être à l’écoute, branchés de l’intérieur, humbles et obéissants, et à nous laisser combler, transformer et fortifier par la Sainte Présence de Dieu qui vient à nous par Son Souffle de Vie.

Lucie de Fatima a reçu, en 1917, un message très important de la Vierge Marie : « À la fin, mon Cœur Immaculé triomphera et il y aura la paix dans le monde. »

Pour que le triomphe du Cœur Immaculé de Marie advienne plus rapidement, soyons nombreux à nous consacrer au Cœur Immaculé de Marie et au Sacré-Cœur de Jésus. De plus, ces deux Cœurs nous offrent les meilleures protections qui soient et les seuls lieux sûrs qui mènent à Dieu.

Demandons à Marie, dont le Cœur Immaculé est le Temple vivant de la Très Sainte Trinité, de nous aider à conserver notre cœur et notre vie dans la Communion d’Amour Trinitaire.

 

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Prières au Sacré-Cœur de Jésus, dont la prière de consécration :

https://www.sacrecoeur-paray.org/prier/prier-le-coeur/

 

Prières de consécration au Cœur Immaculé de Marie :

https://www.etoilenotredame.org/page/consecration-au-coeur-immacule-de-marie-

https://www.fatima100.fr/2016-04-02-10-14-56/la-consecration-au-coeur-immacule-de-marie-3/84-acte-de-consecration-au-coeur-immacule-de-marie

 

 

19. juin, 2020

Dans la foulée des déconfinements qui ont lieu progressivement un peu partout sur la planète depuis un mois, nous sommes convié-e-s, en cette fête du Sacré-Cœur de Jésus, à déconfiner nos cœurs pour qu’ils ne fassent plus qu’un avec Celui du Christ. 

Dimanche dernier, en la Solennité du Saint Sacrement du Corps et du Sang du Christ, j’avais écrit qu’il n’y a pas de plus grand amour que celui de Dieu Père qui nous a donné son Fils unique et celui du Fils qui s’est donné en sacrifice pour nous.

La seule réponse valable à tout cet Amour est de communier au Sacré-Cœur de Jésus, symbole par excellence de l’Amour divin, et de lui offrir notre cœur. Le don de Son Cœur ne se vit pas à sens unique, il requiert une réponse d’amour de notre part, et cette réponse nous fera vivre dans une communion d’Amour par une interrelation qui se déploiera jusqu’en éternité.

Alors, déconfinons notre cœur, brisons-en les vieux cadenas rouillés et ouvrons-en la porte pour que tout cet Amour entre à profusion et s’y diffuse. Pour que cet Amour apaise, guérisse, nourrisse et renouvelle tout notre être; pour qu’Il nous mette en marche vers nos frères et sœurs en humanité!