18. janv., 2020

 

Aujourd’hui, débute la Semaine de prière pour l’unité des chrétiens.

Je vous propose un texte que j’ai écrit à ce sujet et aussi une réflexion qui m’est montée ce matin en relisant ce texte.

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Il me semble que c’est dans notre nature de rechercher l’unité… Et c’est exactement le projet de Dieu sur nous, c’est son grand désir. Quelle belle coïncidence!

L’unité en nous, l’unité entre nous, l’unité dans le couple, l’unité dans la famille, l’unité avec Lui, l’unité entre les chrétiens, et pourquoi pas, l’unité entre tous les peuples de la terre! Ne formons-nous pas, tous et toutes, un seul peuple pour un seul Dieu? Un seul corps? Le Corps du Christ! Unifié-e-s par un seul Esprit, dans la plénitude de Son Amour?

Vivre l’unité entre nous, mais tout en gardant chacun, chacune, son identité propre en fidélité à qui nous sommes au plus profond de nous-mêmes; demeurer l’être unique que nous sommes appelés à devenir et vivre l’unité avec les autres, c’est tout un défi! C’est en demandant à Dieu, tous les matins, de vivre ma journée unifiée à sa Sainte Trinité que je me sens mieux ajustée et équipée pour vivre cette unité à d’autres niveaux relationnels.

Les catholiques, les protestants, les anglicans et les orthodoxes : tous chrétiens, un même Christ! Exauçons le désir de Dieu et prions pour qu’advienne l’unité entre les Églises. Mission impossible, me diriez-vous? Rien n’est impossible à Dieu! (Luc 1, 37)

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Vivre en fidélité à qui nous sommes (une petite montée de lait…)

Ce qui nous aide à vivre en fidélité à qui nous sommes au plus profond de nous-mêmes ne se retrouve pas nécessairement dans ce que la société dans laquelle nous vivons a à nous proposer.

Par exemple, tous ces postes de télévision, de radio, tout ce qui circule sur Internet et sur YouTube. Tout ce baratin superficiel qui déambule sans fin dans les médias afin de remplir du temps d’antenne et augmenter les cotes d’écoute. Sans compter toutes ces revues à potin que je vois à la caisse du supermarché où même des personnages de téléroman font la une comme s’il s’agissait de personnes réelles… C’est certain qu’il y a du bon dans chacun des médias, il ne faut pas jeter le bébé avec l’eau du bain, mais il y a aussi beaucoup d’ivraie…

Depuis quelque temps, je vis une recherche d’unité plus intense. Je rejette, dans ces médias, ce qui m’éloigne de Lui, de mon essence, ce qui m’abrutit, me fait tourner en rond, m’empêche de m’élever. Une demi-heure de télé c’est assez pour déprimer quiconque qui est en bonne santé… Il n’y a pas que la violence, les drames, tout cet imaginaire collectif déprimant, il y a aussi les jeux télévisés de toutes sortes, beaucoup en provenance de nos voisins du sud. Les animateurs on-t-il conscience de ce qu’ils ont l’air tout comme les personnes et les vedettes qui se prêtent à ces jeux? C’est sans compter les publicités… J’ai l’impression que rien n’a changé depuis les dernières décennies, cela a même empiré, car j’avais écrit une critique sur la publicité télévisée pour un travail de français, il y a plus 40 ans...

Les médias sont vraiment passés maitres dans l’art d’entretenir l’être humain dans l’infantilisme, voire dans la soumission et la peur. Notre société, soi-disant démocratique, semble insidieusement contrôlante. Et là, je ne parle pas de la politique…

Un exemple banal, me diriez-vous, les prévisions météorologiques. Depuis quand, nous, les Québécois, avons-nous peur des chutes de neige? De 10 cm de neige? On peut même installer une alerte sur notre cellulaire! Oui, Il y a un côté pratique afin d’éviter des déplacements en cas de mauvais temps, mais il me semble que quand l’hiver commence, nous devons nous attendre à vivre… l’hiver. Avec toutes ses frasques! On dirait que les Québécois ont perdu leur courage et leur débrouillardise, voire leur essence profonde!

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L’unité vous interpelle? Je vous invite à faire du ménage dans vos habitudes et même dans vos relations, afin de ne pas perdre de vue qui vous êtes vraiment, de dignes fils et filles de Dieu!

 

 

13. janv., 2020

Il y a quelques années, j’ai décidé que le 13 de chaque mois serait, pour moi, la fête de la Sainte Trinité. Une journée consacrée à la Sainte Trinité, même si je prie tous les matins pour que ma journée se vive Au nom du Père, et du Fils et du Saint-Esprit. Amen.

C’est grâce aux écrits de Sœur Lucie de Fatima que j’en ai décidé ainsi. Sœur Lucie raconte dans son livre Comment je vois le message à travers le temps et les événements[1] qu’elle était très intriguée à savoir pourquoi les apparitions de la Vierge Marie avaient toujours lieu le 13 du mois, sauf une exception. Elle en est venue à se demander le pourquoi de cette date. Sa réflexion l’a amenée à la conclusion que le nombre 13 est le nombre de la Trinité : « Un seul Dieu, trois Personnes distinctes, Père, Fils et Esprit Saint. »[2]

Je nous souhaite donc un très beau 13 janvier, en Communion d’Amour Trinitaire les uns, les unes avec les autres, tous et toutes blotti-e-s dans le Cœur Immaculé de Marie avec tous ceux et celles que nous portons dans la prière.

Pour lire la version complète de ce texte qui inclut des prières à la Sainte Trinité, vous pouvez aller à https://www.carnetspirituel.com/417151766/5435854/posting/le-13-jour-de-la-très-sainte-trinité



[1] Sœur Marie Lucie de Jésus et du Cœur Immaculé, Comment je vois le message à travers le temps et les événements, Éditions Carmel de Coimbra, Fatima, 2006.

[2] Idem, page 29.

 

 

12. janv., 2020

En cette fête liturgique du Baptême du Seigneur Jésus, je ne peux m’empêcher de penser à mon propre baptême.

C’est par ce sacrement que j’ai fait mon entrée dans la grande famille de Dieu, dans l’Église. Par lui, j’ai été lavée de la faute originelle, j’ai reçu l’Esprit Saint, naissant à nouveau, purifiée et ointe prêtre, prophète et roi. Rien de moins!

Le baptême est le plus beau cadeau qu’on puisse recevoir et, en même temps, c’est une grande responsabilité. Une grande responsabilité parce que nous avons notre vocation baptismale propre, notre devenir unique, notre contribution personnelle à apporter à la construction du Royaume de Dieu.

Comme à Jésus, à notre baptême, Dieu nous a dit : Tu es ma fille bien-aimée, mon fils bien-aimé, « … en toi, j’ai mis tout mon amour » (Mat 3, 17) et encore « … en toi, je trouve ma joie. » (Luc 3, 22)

Le pape François fait mention du baptême dans son Exhortation apostolique sur la sainteté dans le monde actuel, au numéro 15. Laisse la grâce de ton baptême porter du fruit dans un cheminement de sainteté. Permets que tout soit ouvert à Dieu et pour cela choisis-le, choisis Dieu sans relâche. Ne te décourage pas, parce que tu as la force de l’Esprit Saint pour que ce soit possible; et la sainteté, au fond, c’est le fruit de l’Esprit Saint dans ta vie (cf. Ga 5, 22-23).

Actualiser ce cadeau qu’est le baptême permet de prendre conscience de la grâce qui nous a été donnée. Une façon simple d’actualiser notre baptême est de se signer chaque jour, avec de l’eau bénite si possible, et de dire : c’est avec joie que je renouvelle mon baptême au nom du Père, et du Fils et du Saint-Esprit, amen, pour ta plus grande joie, Seigneur. Chaque jour, choisir Dieu. Et une fois par année, renouveler les promesses de notre baptême, le Samedi Saint, lors de la Veillée Pascale.

Ainsi notre cœur peut chanter sans fin : Ô Père, je suis ton enfant. J’ai mille preuves que tu m’aimes. Je veux te louer par mon chant, le chant de joie de mon baptême. (Chant Ô Père, je suis ton enfant de Marie-Antoinette Bassieux et Jean Humenry que vous pouvez écouter et chanter à https://www.youtube.com/watch?v=UgpXax5V5PA)

 

 

5. janv., 2020

Aujourd’hui, la liturgie célèbre la fête de l’Épiphanie.[1]

Cette fête et celle du Saint Nom de Jésus, qui a eu lieu il y a deux jours, sont, pour moi, très liées.

Peu importe notre condition humaine, notre rang social, nous sommes invités à reconnaître que le Nom de Jésus est le nom qui est au-dessus de tous les noms et à nous agenouiller devant le Roi des rois en Lui offrant la merveille que nous sommes à ses yeux, le trésor que nous portons au plus profond de nous-mêmes. Et cela, en toute humilité. C’est tout.

Pas facile à accomplir dans un monde où la performance et l’ego sont valorisés, où tant de plaisirs sont offerts et où une myriade d’idoles sont médiatisées. Les gens sont tellement occupés (et préoccupés) qu’ils oublient leur essence profonde, celle d’être, en toute simplicité, des fils et des filles bien-aimé-e-s du Père et, par le fait même, désirer, par amour pour Lui, accomplir Sa Volonté.

C’est là tout l’art de trouver l’équilibre pour travailler au Royaume d’Amour de Dieu, à la fois en vivant bien incarnés dans notre vie quotidienne, avec ce que nous sommes et là où nous sommes, en communion avec nos frères et sœurs en humanité, et à la fois en œuvrant dans l’invisible, surtout par la prière, là aussi où de vrais enjeux se jouent. 

« Au nom de Jésus, que tout être vivant tombe à genoux, aux cieux, sur terre et dans l’abîme, et que toute langue proclame : “Jésus Christ est le Seigneur”, pour la gloire de Dieu le Père. »[2]

 


[1] Cette dernière est fixée au 6 janvier, mais elle est célébrée le premier dimanche après le 1er janvier.

[2] Antienne d’ouverture, Prions en Église, Janvier 2018, p. 44.

 
4. janv., 2020

Connaissez-vous Jeanne Le Ber?

C’est son anniversaire aujourd’hui. Elle est née le 4 janvier 1662 à Ville-Marie.

Ceux et celles qui habitent la ville de Montréal, au Québec, ont déjà entendu ce nom, car il est celui d’une école, d’un CHSLD (un Centre d’hébergement et de soins de longue durée) et celui d’une ancienne circonscription électorale de 2004 à 2012.

Jeanne Le Ber a inspiré les fondatrices d’une communauté religieuse, les Recluses Missionnaires de Montréal, dont les Sœurs s’inspirent toujours de sa spiritualité, ainsi que plusieurs personnes laïques qui les côtoient dont celles faisant partie du groupe des Adoratrices et Adorateurs Missionnaires de la Famille Reclusienne.

Qui est Jeanne Le Ber ? Qu’a-t-elle de particulier pour qu’on s’intéresse à elle plus de 300 ans après sa naissance ?

Jeanne Le Ber était la seule fille de Jacques Le Ber et de Jeanne Lemoyne originaires de Normandie en France. Elle est née à Ville-Marie, 20 ans après sa fondation. Sa vie quotidienne était une vie de famille bien remplie dans une maison mitoyenne à celle de la famille de Charles Lemoyne. Elle y vivait entourée de quatre frères et de nombreux cousins.

Quelques années après sa naissance, une paix précaire des guerres iroquoises règne dans le bourg de Ville-Marie. À peine âgée de 5 ans, Jeanne rend visite régulièrement à sa marraine Jeanne Mance à l’Hôtel-Dieu, situé de biais à sa maison. On raconte que Jeanne Le Ber y énonçait de sages réflexions pour son âge.

De l’âge de 12 à 15 ans, Jeanne étudie chez les Ursulines à Québec. Marie de l’Incarnation est toutefois décédée depuis 2 ans. Ce séjour chez les Ursulines vient former Jeanne et consolider tout son être spirituel. C’est aussi pendant cette période qu’elle apprend l’art de la broderie, domaine où elle excellera.

À son retour, même si elle est la plus riche héritière de la Nouvelle France, Jeanne refuse de se marier. Elle choisit, à l’âge de 18 ans, de vivre en réclusion dans la maison de ses parents. Jeanne est accompagnée par un directeur spirituel, M. François Séguenot, prêtre de Saint-Sulpice, qui valide la démarche de Jeanne. C’est lui qui l’avait initiée à l’oraison selon la spiritualité de l’École française.

Elle prononce ses vœux de réclusion et de chasteté, 5 ans plus tard, le 24 juin 1685. Elle poursuit sa vie de recluse chez ses parents jusqu’en 1695, année où elle entre, le 5 août, dans un reclusoir attenant à la sacristie de la chapelle des Sœurs de la Congrégation de Notre-Dame. Chapelle qu’elle a elle-même financée.

Jeanne y vit jusqu’à son décès en 1714.

Jeanne a réalisé son désir profond, cet appel à vivre en présence de Jésus Eucharistie. Jeanne disait que le Christ Eucharistique était sa pierre d’aimant. Elle avait une discipline de vie, un horaire bien rempli par des moments de prière, de lecture de la Parole, d’oraison et de travail. Son travail consistait en la broderie de magnifiques linges et parements d’autel ainsi que de vêtements liturgiques. De plus, elle a su gérer ses avoirs matériels et en faire bénéficier plus d’un. 

Elle a vécu une vie de silence, de solitude, d’adoration, de prière et de travail. Grâce à sa prière ardente, la colonie nouvelle a été protégée plus d’une fois.

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 Qu’a-t-elle à nous dire en 2020?

La vie unique de Jeanne Le Ber nous parle. Voici ce qu’elle nous révèle :

• Devenez l’être unique que vous êtes appelés à devenir dans l’histoire et la société où vous vivez.

• Développez une relation personnelle avec Jésus par des moments de solitude, des moments de silence. Sachez goûter au silence même si vous vivez dans une société bruyante et distrayante.

• Laissez-vous aimanter par la Présence eucharistique.

• Lisez la Parole, méditez-la dans votre cœur, laissez-la vous nourrir et vous imprégner.

• Par la prière, intercédez pour l’Église et pour le monde.

• Vivez par Marie, avec Marie et en Marie.

• Croyez en la présence des Saints Anges et sollicitez leur soutien.

• Aidez votre prochain par des actes concrets.

• Privilégiez une vie simple et dépouillée de tout ce qui vous éloigne de Dieu.

• Et, surtout, sachez que ce chemin est accessible à vous tous et toutes, même si vous êtes une personne laïque. (Jeanne Le Ber est demeurée laïque, tout comme Jeanne Mance, d’ailleurs)

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Vous pouvez vous recueillir au tombeau de Jeanne Le Ber situé dans la Chapelle Notre-Dame-de-Bon-Secours, dans le Vieux-Montréal.

Certaines de ses œuvres de broderie sont à la Basilique Notre-Dame et à la Maison Saint-Gabriel.

 

Il existe plusieurs livres sur Jeanne Le Ber, mais pour en apprendre davantage par le Web :

https://reclusesmiss.org/wp/les-recluses-dans-lhistoire-jeanne-le-ber/

http://jeanneleber.com

http://sentiersdefoi.info/prophete-de-chez-nous

http://ville-marie-express.quebec/index.php/2015/10/04/jeanne-le-ber-1662-1714

https://fr.wikipedia.org/wiki/Jeanne_Le_Ber

https://fr.wikisource.org/wiki/Jeanne_LeBer,_l’adoratrice_de_Jésus-Hostie

http://www.biographi.ca/fr/bio/le_ber_jeanne_2F.html

 

Les Sœurs Recluses Missionnaires et la Famille Reclusienne

http://reclusesmiss.org/wp/

 

L’Œuvre des Tabernacles

http://www.ipir.ulaval.ca/fiche.php?id=134

 

(Photographie : une pale brodée par Jeanne Le Ber que j'ai photographiée lors d'une exposition à la Maison Saint-Gabriel.)