14. sept., 2020

Aujourd’hui, l’Église célèbre la Fête de la Croix Glorieuse.

Oui, elle est Glorieuse la Croix du Crucifié, car elle a vaincu le mal et la mort!

Elle est Glorieuse, car elle a permis, par le don total de l’Amour, que nous soyons pardonné-e-s de tous nos péchés! Nous sommes des êtres graciés et libres!

Elle est Glorieuse, car, par le Christ et avec le Christ, nous sommes ressuscités et nous accédons ainsi à la porte de la vie éternelle en Dieu!

Elle est Glorieuse, car, grâce à elle, nous sommes des êtres victorieux du mal! Des enfants de Lumière!

Dieu est Amour. La preuve? Le don de son Fils unique sur la Croix. Dieu est Miséricorde. La preuve? Jésus sur la Croix, rien de moins!

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Elle est Glorieuse, la Croix du Christ, car elle apparaitra dans le ciel avant son dernier avènement. C’est Jésus Lui-même qui l’a dit à Sainte Sœur Faustine, l’apôtre de la Miséricorde.

« Écris ceci : « Avant de venir comme un Juge équitable, je viens d’abord comme Roi de miséricorde. Avant que n’advienne le jour de justice, il sera donné aux hommes ce signe dans le ciel.

Toute lumière dans le ciel s’éteindra et il les ténèbres règneront sur toute la terre. Alors, le signe de la croix apparaîtra dans le ciel, et, des plaies des mains et des pieds du Sauveur, jailliront de grandes lumières qui, pendant quelque temps, illumineront la terre. Ceci adviendra peu de temps avant le dernier jour. »

(Paroles de Jésus à Sainte Faustine Kowalska in Petit Journal n° 83. Pour lire le Petit Journal de Sainte Faustine : https://www.soeurfaustine.fr/texte-integral-du-petit-journal)

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En ce jour de la Fête de la Croix Glorieuse du Christ, je vous invite à vivre un temps d’adoration devant une croix et tout au mieux, à en tenir une dans le creux de vos mains et à la porter à votre cœur en signe de gratitude.

Grâces et bénédictions en abondance par la Croix Glorieuse du Christ!

 

 

12. sept., 2020

Marie…

Ce nom évoque tant de douceur, de paix, de joie et d’amour! (De profondeur et de souffrance, aussi.)

Si le Saint Nom de Jésus est le Nom qui surpasse tous les noms, celui de Marie vient tout juste à sa suite.

Comme le priait Jeanne Le Ber (1662-1714), première recluse de Ville-Marie, j’aime prier Marie en disant : par Marie, avec Marie, et en Marie.

Prier Marie, l’inviter à faire partie de notre vie et à marcher avec nous, puis trouver notre joie à habiter son Cœur Immaculé, à être à son école de douceur, de paix, de joie, de sagesse et de discernement et à être à son service pour préparer l’avènement de son Fils, voilà ce à quoi nous sommes appelé-e-s par Marie, avec Marie, et en Marie!

Je te salue, Marie!

Je te salue, Marie, comblée de grâce. Le Seigneur est avec toi. Tu es bénie entre toutes les femmes et Jésus, le fruit de tes entrailles est béni. Sainte Marie, Mère de Dieu, prie pour nous pécheurs, maintenant et à l’heure de notre mort. Amen.

 

 

24. août, 2020

J’avoue qu’il peut être déroutant de lire cette citation d’évangile du temps pascal en plein été, mais voici.

Récemment, tout en roulant en direction est sur le boulevard Henri-Bourrassa, je m’arrête au feu rouge à l’angle du boulevard Pie-IX. Cet arrêt étant assez long, je balade mon regard jusqu’à la roue de métal qui a été érigée, côté nord-est comme emblème de la ville de Montréal-Nord. J’essaie de considérer cette œuvre d’art qui a coûté plus d’un million de dollars et de lui trouver quelque beauté et attrait, mais en vain…

Je me rappelle alors que, depuis mon enfance, j’ai emprunté à plus d’une reprise le pont Pie-IX pour rentrer à Montréal. Et que pendant toutes ces années, à mon arrivée, j’étais accueillie par une croix ornée du Sacré-Cœur de Jésus. Cette croix de chemin représentait tellement pour moi! Au cours des travaux de réaménagement du Carrefour Henri-Bourassa/Pie-IX, elle a été enlevée.

« Où avez-vous mis mon Seigneur? » monta-t-il en moi, tout en regardant la roue de métal. Ce métal si froid et impersonnel…

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On le voit, dans nos sociétés, dites modernes, les êtres humains sont assez créatifs lorsqu’il s’agit de remplacer Dieu, de lui trouver toutes sortes de substituts. Depuis des millénaires, nous assistons à la répétition sans fin du péché originel : vivre sa vie en voulant se passer de Dieu ou, pire, en voulant l’égaler!

Fort heureusement, ce n’est pas en enlevant une croix qu’on arrivera à faire oublier Dieu! On aura beau enlever tous les signes religieux possibles, la religion catholique ne s’éteindra jamais, car nous, les porteurs de Dieu, sommes là, bien vivants et agissants!

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Je pense que quelqu’un a veillé sur cette croix de chemin, car, au nom du patrimoine historique, elle a été restaurée et relocalisée aux côtés d’une maison patrimoniale, juste en bas, sur le boulevard Gouin. Quelqu’un veille…

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Un merci sincère à mon amie Lise Mathieu pour la photo de la croix, prise expressément pour illustrer mon texte!

 

 

 

12. juil., 2020

En ce temps de pandémie, les vacances semblent avoir un sens différent cet été... C’est comme si nous avions perdu l’insouciance qui les accompagne habituellement, insouciance amenée par un certain relâchement que procure la saison chaude après le froid hiver.

Cette année, nous sommes plus réservés, plus prudents, moins ouverts à de nouvelles aventures. Nous ne restons pas trop loin du nid. (Enfin, certains d’entre nous…)

Qu’on le veuille ou non, la pandémie, avec ses statistiques déprimantes quotidiennes, et son confinement, entrainant un dangereux manque de relations humaines et donc un manque affectif grave chez certaines personnes, sont venus miner le moral de bien des gens. Nous n’aurons pas trop d’un certain déconfinement ainsi que des courts mois d’été que nous offre la nature pour essayer de nous en remettre un peu.

Comme on l’a vu passer à quelques reprises sur les réseaux sociaux, si nous n’avons personne à qui faire de câlins, il y a la possibilité dans faire aux arbres. J’aime faire un câlin à un arbre, mais l’arbre a ses limites. Il manque un peu de souplesse, de bras qui nous enveloppent et de chaleur humaine… Vous savez, un cœur qui bat… Plusieurs ont acheté un animal domestique pour pallier à ce manque affectif, ce qui est une belle alternative. Il n’y a rien comme l’amour inconditionnel d’un chien ou le ronronnement d’un chat que l’on caresse pour nourrir un cœur carencé.

L’être humain est un être de relations. C’est comme si la COVID-19 voulait nous priver de notre essence même, de la fraternité et de la joie qui l’accompagnent. Par contre, nous avons appris à faire communion autrement, pas seulement par Zoom, mais dans l’invisible, dans cette autre réalité dont la vie avant pandémie privait plusieurs. Nous avons appris à faire communauté, une communauté mondiale et intemporelle.

Pour beaucoup de personnes aussi, les priorités ont changé. Et c’est tant mieux.

Présentement, même si nous semblons vivre dans un grand flou, dans la perspective d’un avenir incertain, comme une épée de Damoclès qui pend au-dessus de notre tête, demeurons confiants dans les desseins de Dieu sur nous. Demeurons confiants en son Amour et en sa Providence. Restons connectés à Lui, à la Source de Vie. Devenons toujours plus l’être unique que nous sommes appelés à devenir, le don de Dieu pour le monde.

Cet été, poursuivons l’approfondissement de notre relation filiale avec Lui pour être comblés de l’intérieur, tout en étant en communion avec sa Création. Allons à la rencontre de personnes qui ont besoin de chaleur humaine et emmenons-leur l’Amour.

Et comme le demande Marie, prions! Prions pour nos pasteurs, pour les personnes consacrées, pour nos proches, pour le monde et pour qu’advienne le Règne Trinitaire de l’Amour, de la Paix, de la Vérité, de la Justice et de la Joie!

Je vous souhaite un très bel été!

 

 

27. juin, 2020

Depuis quelques semaines, je me suis remise, de façon assidue, à bénir mes repas avant de commencer à manger.

Le bénédicité est entré dans ma vie, lorsque mes enfants étaient jeunes. Nous partions tous les étés vivre une semaine de vacances dans un camp familial chrétien. Lors de nos séjours, nous étions près de 80 campeurs à chanter en cœur divers bénédicités. C’était la moindre des choses de remercier le Seigneur pour la profusion de nourriture qui nous était offerte et, ainsi, de ne pas tout tenir pour acquis!

Pendant quelques années, à la maison, nous avons gardé la tradition du bénédicité. Puis nous l’avons délaissée. Et même si nos enfants, devenus grands, ne souhaitaient plus chanter cette bénédiction, une de nos filles aimait rappeler à son frère la chance que nous avions d’avoir de la nourriture, tous les jours, sur la table.

Au cours de ces années, le bénédicité est revenu de temps en temps en moi, soit naturellement ou soit par un contexte qui s’y prêtait bien. Puis récemment, lors d’un repas, j’ai été touchée par l’abondance de légumes colorés qui garnissaient mon assiette. « Que c’est beau! » Je me suis sentie tellement privilégiée en pensant à tous ceux et celles qui n’ont pratiquement rien à se mettre sous la dent et à tous ceux et celles qui meurent de faim chaque jour… Je désirais tellement que tous puissent être comblés autant que moi!

Je me suis dit : « Qu’est-ce que cela me donne d’avoir une assiette bien garnie si je suis seule à manger à ma faim? Qu’est-ce que je peux faire, à part donner de l’argent à des œuvres? » Alors, j’ai demandé à Jésus, avec un profond désir comme jamais, de multiplier mes aliments. Il faut dire que le texte du bénédicité que je chante et les gestes qui l’accompagnent s’y prêtent bien : « Nos cinq pains et nos deux poissons, oui, Seigneur, nous te les offrons, multiplie-les pour la faim des hommes pour qu’ensemble nous chantions ton Nom. Amen. »

Vous savez, lorsque l’on est touché jusque dans nos entrailles et que monte en nous un tel désir, Jésus ne peut que nous l’accorder. Lorsque je chante mon bénédicité, je sens vraiment qu’il se passe quelque chose, surtout aux paroles : « multiplie-les pour la faim des hommes ». Le Souffle est alors plus fort en moi, je prends un moment d’arrêt, de silence, je suis en communion, je prie. Puis je termine mon chant.

Pendant ce moment d’arrêt, de prière, je demande au Seigneur de combler aussi, autres que la faim physique, les faims de toutes sortes : amour, dignité, justice, paix, vérité, douceur, transcendance, etc., pour que nous vivions tous ensemble en Dieu et le louions dans la joie afin de faire communion et devenir un seul corps, le Corps du Christ.

Quelque part dans le monde, j’en suis convaincue, la nourriture et les grâces abondent et l’espérance, la foi et la charité renaissent.

Je suis certaine que cette expérience du bénédicité a été possible parce que, depuis le confinement, je prends beaucoup plus mon temps pour manger. Mon sens du goût s’est même développé. Chaque aliment goûte vraiment bon! Cette expérience est probablement due aussi à une nouvelle façon de manger que j’expérimente depuis quelques mois, en m’alimentant pour procurer à mon corps assez d’énergie pour fonctionner pendant quelques heures, jusqu’au prochain repas. C’est comme une nouvelle relation à mon corps, je dirais de respect, et aux aliments, comme agents bienfaiteurs. Manger consciemment, non par habitude ou par compulsion. Manger par amour de soi et être reconnaissante.

Je me surprends à chanter mon bénédicité (dans mon cœur) n’importe quand et n’importe où : dans ma cuisine, occupée à préparer les repas, à l’épicerie, dans l’abondant rayon des fruits et légumes ou en regardant mes plants de haricots pousser à vue d’œil.

Avec le bénédicité, est arrivé aussi un désir assez fort d’avoir un petit potager urbain ainsi que recycler des aliments au lieu de les jeter au compost, tels les bouts de carottes bios, pour faire pousser des fanes pour les manger et aussi pour avoir des graines à semer le printemps prochain, la base des pieds de céleri et les noyaux d’avocat.

Je dirais même que la prière de ce bénédicité a engendré en moi une communion encore plus grande avec la terre, notre mère nourricière. Comme la conscience d’un tout indissociable dont nous faisons partie.

De plus, à tout moment du jour, j’aime prier ainsi, en présentant mes mains ouvertes : « Seigneur, regarde, je n’ai que cinq pains et deux poissons, je me sens bien pauvre, petite et démunie, mais multiplie-les et, ensemble, nous ferons des merveilles d’Amour. Amen. »

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Afin de ne pas me laisser seule avec mon expérience de multiplication, la semaine passée, j’ai été amenée, par hasard, à visionner une vidéo de Sœur Emmanuel Maillard de Medjugorje. Cette vidéo ouvre sur une dimension très intéressante de la multiplication, de l’abondance, telle que vécue par le prophète Élie et la veuve de Sarepta, multiplication qui, finalement, peut prendre différentes formes.

Les multiplications, cela existe encore! https://www.youtube.com/watch?v=K1tM5VZqIos