27. janv., 2022

Le 27 janvier 1794, naissait, à Lavaltrie, Rosalie Cadron. Elle est la première enfant de Rosalie Roy dit Desjardins et d’Antoine Cadron dit Saint-Pierre. Elle est baptisée le même jour par l’abbé Louis Lamotte, curé de Lanoraie qui déclara alors que Rosalie était prédestinée à de grandes choses.

Mariée pendant 21 ans à Jean-Marie Jetté, elle devient veuve à l’âge de 38 ans. Six de ses onze enfants atteindront l’âge adulte. Il faut dire que Jean-Marie et Rosalie ont vécu l’exil à Montréal après avoir été victimes de tractations frauduleuses qui leur ont fait perdre tous leurs biens et que Jean-Marie est décédé quelques années plus tard d’un choléra foudroyant.

Rosalie passait beaucoup de temps à la prière et aidait les plus démunis de la société. Elle sera choisie par Mgr Ignace Bourget pour fonder l’Institut des Sœurs de Miséricorde en 1848 dont le charisme est de vivre la Miséricorde de Jésus Sauveur avec les femmes et filles enceintes hors mariage. Rosalie prend donc soin des plus marginalisées de son temps.

La Famille Internationale de Miséricorde, après 174 ans, perpétue ce charisme par sa Vie Communautaire Humanitaire et sa Vie Communautaire Spirituelle. Pour en connaitre davantage sur cette famille qui regroupe autant des organismes qui oeuvrent auprès de la mère monoparentale en s'inspirant des valeurs d'accueil inconditionel et de compassion http://www.centrerosaliecadronjette.org/wp/?page_id=998 que des personnes qui désirent cheminer avec la spiritualité de la miséricorde http://www.centrerosaliecadronjette.org/wp/?portfolio=test-4.

Rosalie a été déclarée vénérable par le pape François le 9 décembre 2013.

J’ai le bonheur de connaitre la vie et l’œuvre de Mère Rosalie, depuis plus de dix ans, par mon travail chez les Sœurs de Miséricorde et ainsi d'approfondir leur Charisme de Miséricorde.

Pour faire un tour d'horizon sur tout ce qui concerne Rosalie, l’histoire des Sœurs de Miséricorde, la Famille Internationale de Miséricorde et lire divers textes de réflexion et de cheminement ainsi que d'avoir accès à des livres gratuits : http://www.centrerosaliecadronjette.org/wp/.

Voici la Prière de la violette pour ceux et celles qui désirent prier Dieu le Père par l’intercession de la vénérable Rosalie Cadron-Jetté : « Dieu de tendresse, toi qui connais mon cœur et mes désirs, fais-moi vivre dans ta miséricorde. Que l’audace et la compassion de Rosalie Cadron-Jetté soient une inspiration constante pour moi et que, par son intercession, j’obtienne la faveur sollicitée. Par Jésus, source de Vie. Amen. » 

Pour l'image de la prière de la violette : http://www.centrerosaliecadronjette.org/wp/wp-content/uploads/2014/08/Pri%C3%A8re-en-fran%C3%A7ais.jpg

Bonne rencontre avec Rosalie!

 

 

 

16. janv., 2022

 

Chères, chers ami-e-s dans la foi,

Depuis le premier confinement, il y a bientôt deux ans, nous avons développé de nouvelles habitudes dans la pratique des sacrements, surtout la messe, grâce aux médias et médias sociaux qui sont venus à notre rescousse.

De plus, chacun, chacune, nous avons pu découvrir des sources diversifiées pour nourrir notre foi.

Pour ma part, YouTube est devenu un canal important par lequel je peux assister à la messe, aux prières de l’heure, aux chapelets, à l’adoration eucharistique, à des enseignements, à des fiorettis de la vie de saints, etc. Aussi dans Facebook, plusieurs groupes catholiques m’offrent leur réflexion quotidienne. Le tout à partir d’un téléphone! Si on m’avait dit cela, il y a quelques années…

Je ne suis pas là pour faire la promotion de YouTube ou de Facebook, mais pour vous rappeler que plusieurs possibilités s’offrent à nous pour nourrir notre foi et qu’il n’en tient qu’à nous de saisir ce vers quoi l’Esprit nous pousse. Parce que l’Esprit Saint passe aussi par le Wifi… 😊

C’est ainsi qu’entre autres, la messe et le chapelet sont devenus, pour moi, faciles d’accès et nécessités quotidiennes. Je me surprends même à vivre, de temps à autre, comme ce matin, la messe en direct de la Basilique de la Très Sainte Trinité de Fatima même si cette messe est en portugais. La foi n’a pas de frontières, son langage est universel.

Nous pouvons rester connecté-e-s à Dieu de façons créatives et ainsi facilement intégrer différents temps, je dirais, des temps sacrés, dans notre vie de tous les jours, et ce, même plus qu’avant la pandémie. On aura beau fermer les lieux de culte, comme on le vit présentement au Québec, ou restreindre leur fréquentation, la foi en Jésus-Christ n’est pas à la veille de mourir!

Je ne sais pas pour vous, mais pour moi, grâce à cette pandémie, je vis de plus en plus en Dieu. J’expérimente davantage cette communion autant à Dieu qu’avec mes frères et sœurs en humanité à travers le monde. Je pense que nous formons davantage Église. De plus, la pratique de la prière n’a jamais été aussi développée et puissante. On le voit par les réseaux de prière.

Cette idée de texte m’est venue hier, après avoir vécu en direct une messe de guérison venant du Couvent Saint Antoine à Bruxelles, messe animée par le frère Daniel Marie de l’ordre des franciscains. Je ne sais pas si vous connaissez… Depuis quelques mois, j’ai adopté ce franciscain. Il a un ministère d’enseignement et de guérison fascinant. Même lors d’une messe du Temps ordinaire, comme celle d’aujourd’hui, il y a toujours un moment d’effusion à l’Esprit Saint. Aujourd’hui, c’était lors de la Prière Universelle. De toute beauté!

Je vous laisse les liens de ces deux messes, si jamais vous désirez vivre une telle expérience. Elles nous apportent vraiment du Souffle dans notre vie de baptisé-e-s!

Messe de guérison du 15 janvier 2022 : 

https://www.youtube.com/watch?v=Pk7y5kIvYVQ

Messe du 16 janvier 2022, 2e dimanche du Temps ordinaire : 

https://www.youtube.com/watch?v=ODX3LJMKF3o

Je vous invite à découvrir, dans les prochaines semaines, ce vers quoi l’Esprit Saint vous amène sur Internet. N’hésitez pas à partager vos découvertes avec nous!

 

 

9. janv., 2022

Ce matin, j’ai lu un texte sur le Baptême de Jésus, texte qui répondait à la question : « pourquoi Jésus s’est-il fait baptiser? »[1]

Oui, en effet, Jésus est le Fils de Dieu, il n’avait pas de péché à se faire pardonner, pas de faute originelle à effacer. Alors pourquoi a-t-il désiré se faire baptiser? En se faisant baptiser, Jésus a manifesté son lien d’attachement envers nous tous et toutes, envers chacune de nos histoires humaines. Jésus a plongé dans les flots de notre humanité pour nous signifier qu’Il est auprès de nous.

En s’abaissant de cette manière, Jésus nous montre qui Il est : un Dieu de compassion, de miséricorde, un Dieu proche, un Dieu avec nous. Lorsque nous nous sentons submergé-e-s par la vie et abandonné-e-s de tous, soyons assuré-e-s que nous ne sommes pas seul-e-s, Jésus est à nos côtés!

***

Comme le baptême de Jésus nous rappelle notre dignité de fils et filles bien-aimé-e-s du Père et qu’il nous ramène à notre propre baptême, je vous invite à lire ma réflexion de l’année passée à ce sujet :

https://www.carnetspirituel.com/417151766/6861756/posting/le-bapt%C3%AAme



[1] Glorious Louange, Benjamin Pouzin, Pourquoi Jésus a-t-il demandé le baptême?

 

 

4. janv., 2022

Aujourd’hui, c’est l’anniversaire de naissance d’une sainte personne dont la rencontre, d’abord grâce à un livre, a transformé et nourri ma vie spirituelle.

Il s’agit de Jeanne Le Ber, née le 4 janvier 1662 à Ville-Marie.

Ceux et celles qui habitent la ville de Montréal, au Québec, ont déjà entendu ce nom, car il est celui d’une école, d’un CHSLD (un Centre d’hébergement et de soins de longue durée) et celui d’une ancienne circonscription électorale de 2004 à 2012.

Jeanne Le Ber a inspiré les fondatrices d’une communauté religieuse, les Recluses Missionnaires de Montréal, dont les Sœurs s’inspirent toujours de sa spiritualité, ainsi que plusieurs personnes laïques qui les côtoient dont celles faisant partie du groupe des Adoratrices et Adorateurs Missionnaires de la Famille Reclusienne.

Qui est Jeanne Le Ber ? Qu’a-t-elle de particulier pour qu’elle nous interpelle plus de 300 ans après sa naissance ?

Jeanne Le Ber était la seule fille de Jacques Le Ber et de Jeanne Lemoyne originaires de Normandie en France. Elle est née à Ville-Marie, 20 ans après sa fondation. Sa vie quotidienne était une vie de famille bien remplie dans une maison mitoyenne à celle de la famille de Charles Lemoyne. Elle y vivait entourée de quatre frères et de nombreux cousins.

Quelques années après sa naissance, une paix précaire des guerres iroquoises règne dans le bourg de Ville-Marie. À peine âgée de 5 ans, Jeanne rend visite régulièrement à sa marraine Jeanne Mance à l’Hôtel-Dieu, situé de biais à sa maison. On raconte que Jeanne Le Ber y énonçait de sages réflexions pour son âge.

De l’âge de 12 à 15 ans, Jeanne étudie chez les Ursulines à Québec. Marie de l’Incarnation est toutefois décédée depuis 2 ans. Ce séjour chez les Ursulines vient former Jeanne et consolider tout son être spirituel. C’est aussi pendant cette période qu’elle apprend l’art de la broderie, domaine où elle excellera.

À son retour, même si elle est la plus riche héritière de la Nouvelle France, Jeanne refuse de se marier. Elle choisit, à l’âge de 18 ans, de vivre en réclusion dans la maison de ses parents. Jeanne est accompagnée par un directeur spirituel, M. François Séguenot, prêtre de Saint-Sulpice, qui valide la démarche de Jeanne. C’est lui qui l’avait initiée à l’oraison selon la spiritualité de l’École française.

Cinq ans plus tard, le 24 juin 1685, elle prononce ses vœux de réclusion et de chasteté. Elle poursuit sa vie de recluse chez ses parents jusqu’en 1695, année où elle entre, le 5 août, dans un reclusoir attenant à la sacristie de la chapelle des Sœurs de la Congrégation de Notre-Dame. Chapelle qu’elle a elle-même financée.

Jeanne y vit jusqu’à son décès en 1714.

Jeanne a réalisé son désir profond, cet appel à vivre en présence de Jésus Eucharistie. Jeanne disait du Christ Eucharistique qu’il était sa pierre d’aimant.

Jeanne avait une discipline de vie, un horaire bien rempli par des moments de prière, de lecture de la Parole, d’oraison et de travail. Son travail consistait en la broderie de magnifiques linges et parements d’autel ainsi que de vêtements liturgiques. De plus, elle a su gérer ses avoirs matériels et en faire bénéficier plus d’un.

Elle a vécu une vie de silence, de solitude, d’adoration, de prière et de travail. Grâce à sa prière ardente, la colonie nouvelle a été protégée plus d’une fois.

***

Comment ma rencontre avec Jeanne Le Ber a-t-elle transformé ma vie spirituelle? En me faisant découvrir une spiritualité qui venait me rejoindre au plus profond de mon être. Spiritualité que je n’ai cessé d’approfondir.

Le message qui transparait de la vie de Jeanne est toujours actuel. Voici ce qu’elle nous livre par sa vie :

  • Devenez l’être unique que vous êtes appelés à devenir dans l’histoire et la société où vous vivez.
  • Développez une relation personnelle avec Jésus par des moments de solitude, des moments de silence. Sachez goûter au silence même si vous vivez dans une société bruyante et distrayante.
  • Laissez-vous aimanter par la Présence eucharistique.
  • Lisez la Parole, méditez-la dans votre cœur, laissez-la vous nourrir et vous imprégner.
  • Par la prière, intercédez pour l’Église et pour le monde.
  • Vivez par Marie, avec Marie et en Marie.
  • Croyez en la présence des Saints Anges et sollicitez leur soutien.
  • Aidez votre prochain par des actes concrets.
  • Privilégiez une vie simple et dépouillée de tout ce qui vous éloigne de Dieu.
  • Et, surtout, sachez que ce chemin est accessible à vous tous et toutes, même si vous êtes une personne laïque. (Jeanne Le Ber est demeurée laïque, tout comme Jeanne Mance, d’ailleurs!)

Et en ce temps particulier de pandémie et de semi-confinement que nous vivons, Jeanne ne nous invite-t-elle pas à découvrir, explorer et développer la dimension spirituelle de notre vie en allant à la rencontre de qui nous sommes au plus profond de notre être pour devenir en plénitude la merveille de Dieu que nous sommes?

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Le tombeau de Jeanne Le Ber est situé dans la Chapelle Notre-Dame-de-Bon-Secours dans le Vieux-Montréal.

Certaines de ses œuvres de broderie sont à la Basilique Notre-Dame et à la Maison Saint-Gabriel.

Il existe plusieurs livres sur Jeanne Le Ber, mais pour en apprendre davantage par le Web

https://reclusesmiss.org/wp/les-recluses-dans-lhistoire-jeanne-le-ber/

https://www.cursillos.ca/action/modeles/124m-jeanne-le-ber.htm

http://secure.qc.net/JeanneLeBer/ 

http://sentiersdefoi.info/prophete-de-chez-nous

http://ville-marie-express.quebec/index.php/2015/10/04/jeanne-le-ber-1662-1714

https://fr.wikipedia.org/wiki/Jeanne_Le_Ber

https://fr.wikisource.org/wiki/Jeanne_LeBer,_l’adoratrice_de_Jésus-Hostie

http://www.biographi.ca/fr/bio/le_ber_jeanne_2F.html

 

Les Sœurs Recluses Missionnaires et la Famille Reclusienne

https://reclusesmiss.org/wp/accueil/

https://www.facebook.com/LesReclusesMissionnaires/ 

 

L’Œuvre des Tabernacles

http://www.ipir.ulaval.ca/fiche.php?id=134

 

(Photographie : une pale brodée par Jeanne Le Ber que j'ai photographiée lors d'une exposition à la Maison Saint-Gabriel.)

 

 

 

3. janv., 2022

Avez-vous déjà prié le Saint Nom de Jésus?

Comme aujourd’hui nous célébrons la fête du Saint Nom de Jésus, n’est-ce pas un bon moment pour expérimenter cette forme de prière?

Le Saint Nom de Jésus est vraiment puissant, car il est le nom qui est au-dessus de tous les noms.[1] Il calme, il recentre, il console.

Vous pouvez prier le Saint Nom de Jésus en pensant à une personne qui a besoin de soutien par la prière.

Vous pouvez le fredonner tout simplement, le chanter sur l’air d’Amazing Grace ou chanter Jésus, Jésus, je t’aime, alléluia, alléluia, alléluia, etc.

Et si, en priant le Saint Nom de Jésus, on envoyait un flot d’amour parcourir la terre?



[1] Philippiens 2,9