Mes toiles

Le hasard m'a amenée vers une nouvelle forme d'expression de ma vie spirituelle : la peinture.

Je vous présente quatre de mes toiles : "Je suis", "Marie, la rencontre", "Vers la Jérusalem céleste", "Icône de la Divine Miséricorde".

"Je suis"

Ma première toile. Elle représente ma vie intérieure. Cette toile a été créée dans le cadre d'un projet intitulé Des Mères Des Filles Des Dialogues avec les peintres Rose Élise Cialdella et Mia Hébert.

"Je suis", acrylique et gemmes sur toile, format : 24’’ x 30’’. Janvier 2015

Voici le processus créatif de cette toile.

« Le mouvement intérieur jaillit comme une lumière, une révélation.

Gestation.

Naissance.

Création.

Le mouvement intérieur, le mouvement spirituel.

Co-créatrice.

La vie jaillissante, la lumière, l’espace intérieur infini.

La liberté intérieure.

L’habitat intérieur (qui s’ouvre sur l’infini).

Tout ce qu’on porte, tout ce qui nous a faites.

Tout ce qui germe.

Tout ce qui est appelé à devenir, à être transformé. »      

(Pascale et Martine, 14 octobre 2014)

 

***

L’infini en moi.

L’ouverture sur l’infini, le point de rencontre avec l’infini en moi.

Mon œuvre sera de couleur blanc et doré. Pureté, lumière.

Le bleu pour l’eau, source de Vie.

Des rayons de lumière entreront en moi.

J’esquisse deux yeux fermés, deux mains superposées, un ovale intérieur, des rayons qui circulent intérieur-extérieur,  la source d’eau vive et en bas, à gauche, la Jérusalem céleste.

Après, je décide que le titre de ma toile est « Je suis ». Lorsque Dieu donne son nom à Moïse, il dit « Je suis. »

Je suis une enfant bien-aimée de Dieu. Je suis une merveille de Dieu.

Je suis présence à la Présence.

J’aimerais que les gens qui regardent ma toile ressentent de la paix et de la joie et aient le goût d’aller dans les profondeurs de leur être, à ce lieu de la rencontre avec l’Autre et s’interrogent sur la constitution de leur propre vie intérieure.

Puis, j’ai une vision de mon œuvre dans l’autobus en écoutant de la musique, les yeux fermés : le visage du Christ qui surgit sur ma toile, il est petit, puis prend tout l’espace. Je représenterai donc le Christ dans mon intérieur, selon l’image vue, celle d’une peinture faite à partir du saint Suaire de Turin. Un Christ ressuscité empreint de paix et d’amour.

Après, je décide de représenter la Trinité. L’Esprit-Saint sera présent sous sa forme classique d’une colombe, placée au-dessus du Christ.

J’aimerais y représenter Dieu, mais comment? Je dessine des lignes de mains, pour me placer dans sa main, mais le résultat n’est pas satisfaisant.

En lisant le chapitre 21 de l’Apocalypse de saint Jean, j’y lis que Dieu est omniprésent dans la ville sainte, la Jérusalem céleste.  Il est représenté par la couleur doré, la lumière. Dieu est donc la lumière jaillissante, le doré qui englobe toute la toile. C’est pour cela que je suis tellement attirée par cette couleur… Que je tenais à ce qu’elle soit dans ma toile.

Je suis entourée de couleur dorée, je baigne dans Dieu, autant que je porte le Christ et l’Esprit Saint en moi.

J’y lis aussi que les remparts de la Jérusalem nouvelle sont faits de jaspe. Qu’ils ont 12 fondations, chacune constituée d’une pierre différente. Je représenterai donc la Jérusalem céleste avec des pierres de jaspe. Je colle 32 pierres de jaspe, je m’arrête à ce nombre. Curieuse, je vais consulter mes livres. « 32 est nombre qui a un rapport à Dieu. 32 est l’unité divine. Le Verbe en soi, il contient le pouvoir divin. La perfection divine. La face de Dieu serait composée de 32 lettres que nous n’avons pas encore pu toutes découvrir, ni déchiffrer. » (Marie Coupal, Le rêve et ses symboles)

Je lis, plus tard, dans un livre sur la signification des pierres, que le jaspe est la pierre de la vérité, car lorsqu’on y voit notre reflet, nous nous voyons tels que nous sommes. C’est pour cela que Jean écrit que « rien de souillé n’entrera dans la ville, ni personne qui pratique abomination ou mensonge. »

Je me mets à lire sur Internet sur la Jérusalem céleste et j’y vois quelques hypothèses, celle, entre autres, qu’elle serait un vaisseau extraterrestre carré de 2220 km de diamètre (la mesure et la forme sont données par saint Jean). Le diamètre de la lune si on place un carré dessus.

Vais-je placer Marie sur ma toile? Marie, la porte du ciel. Si oui, comment et où? Comme je désire coller des cristaux vers le haut de la toile, comme un ciel étoilé, je fais le rapprochement avec Marie. Dans ses apparitions à Fatima et Medjugorje, Marie porte une couronne de 12 étoiles. Je colle donc 12 cristaux comme de petits diamants. Ils représentent aussi les 12 apôtres, les 12 tribus d’Israël et toutes les significations de ce nombre important dans les écrits de la Bible. Les rayons scintillants de ces « étoiles » sont en forme de 12 petites croix avec tout le sens que la croix représente. Au cœur de la souffrance, une lumière surgit et c’est la Vie divine, la vie éternelle.

 

Regarde ce qui t’habite et tu découvriras ce que tu portes.

Dis-moi ce qui t’habite et tu découvriras qui tu es.

 

À Pascale,     

J'aimerais communiquer un peu de mon intérieur dans ton « Habitat intérieur » qui est sûrement très différent du mien, mais où, quelque part, tu retrouves un peu de ce qui m'habite. Tout comme il y a en moi des fragments de ce qui t'habite. Relier nos deux toiles par un fil, le fil conducteur de nos pensées. Peut-être ajouter dans ton intérieur ton cœur en jaspe rouge qui serait relié à ma toile par un fil rouge?

 

Mon expérience de peindre pour la première fois

Première rencontre avec Pascale le 14 octobre, dialogue, choix du thème, je fais une esquisse sommaire. Comment me peindre? Pascale me prend en photo pour que je me transpose sur la toile avec du papier calque. Puis achat de la toile et des couleurs. Mes filles me prêtent d’autres couleurs et pinceaux.

Je plonge dans l’inconnu, j’ai le vertige…

J’entre dans le domaine de la peinture. Je tombe sous le charme de Marc Chagall. Il m’inspire la façon de peindre le Christ avec un fond de couleur et des traits.

Je ressens une joie profonde et un bonheur émouvant en peignant la couche de fond doré sur la toile, le 21 octobre. Le bonheur de peindre est indescriptible. Je me sens vivante, en mouvement. Je suis en contact avec une partie de moi qui a été mise de côté pendant plusieurs années…

Je découvre les couleurs, je fais mes mélanges moi-même. Je sais que je ne connais pas grand-chose, car il y aurait tant à apprendre… Je sais assez pour transposer sur la toile ce que je porte.

Le hasard fait qu’à partir du 22 octobre, la cuisine, le salon et ma chambre à coucher sont repeints en couleurs plus vives, rouge, orange, bleu. (C’était prévu depuis des mois) Je déniche, par hasard, une affiche rare de Chagall et un Van Goh dans une friperie. Ils sont placés sur mes nouveaux murs de chambre.

J’ai terminé ma toile le 2 décembre. Je l’ai portée pendant tout ce temps, comme un enfant. J’y ai représenté tout ce que j’avais à dire. Je ne ressens plus aucun désir ou d’urgence à y peindre quoi que ce soit. C’est fini. C’est le vide. Je ne sais même pas s’il y aura une autre toile. J’attends. J’espère.

Marie, la rencontre

Cette toile est un hommage à Marie, Mère du Christ, de l’Église et notre Mère. La rencontre avec Marie est une rencontre lumineuse, sereine et joyeuse.

Cette toile a pour point de départ un rêve où j'ai vu une sphère dorée dans un rectangle argent.

 Descriptif

« Marie, la rencontre » : acrylique sur toile, format : 16’’ x 16’’, janvier 2016.

Vers la Jérusalem céleste

Je suis fascinée par la Cité sainte, la Jérusalem céleste, telle que décrite dans le livre de l’Apocalypse de saint Jean au chapitre 21. Je suis convaincue que c’est là que je vais habiter un jour.

« Dans la maison de mon Père, il y a de nombreuses demeures. » Jean 14, 1-6

La Jérusalem céleste apparait d’ailleurs sous la forme de pierres de Jaspe dans ma toile « Je suis ». Au début du projet, cette Jérusalem céleste devait habiter dans un rectangle, car cette toile aussi part du même rêve qui m’a amenée à peindre « Marie, la rencontre ». Finalement, elle habite dans le ciel qui a pris la forme d’une matrice qui rappelle aussi Marie.

Voici une note que j'avais écrite en 2016 et que j’ai trouvée le 8 décembre 2017, en la Fête de l’Immaculée Conception :

C'est le 15 août 2016, en la Fête de l'Assomption de la Vierge Marie, que j'ai compris pourquoi j'ai peint « Vers la Jérusalem Céleste » sous la forme d'une matrice, d'un utérus. C’est parce qu’il nous faut renaître pour atteindre la Jérusalem Céleste; et c'est surtout parce que c’est grâce à Marie, qui a porté le Christ en son sein, que la Jérusalem Céleste nous est accessible. Nous irons donc « Vers la Jérusalem Céleste en passant par Marie ».

À partir de cette toile, j'ai commencé à ajouter des éléments iconographiques pour me diriger tout doucement vers l'écriture d'icônes. En iconographie, le ciel est représenté par une sphère bleue. Les étoiles sont celles que l'on retrouve sur le voile et le manteau de Marie dans l'icône de la Sainte Famille de Nazareth.

Descriptif

« Vers la Jérusalem céleste » : acrylique sur toile, format : 30’’ x 15’’, commencée en janvier 2016 et terminée en janvier 2017.

Icône de la Divine Miséricorde

J’ai peint cette toile dans le cadre de mon travail, car je voulais placer une représentation de la Divine Miséricorde devant l’autel à la chapelle des Sœurs de Miséricorde pour la célébration de la Fête patronale de la Famille Internationale de Miséricorde. Je me suis inspirée de la toile de Jésus Miséricordieux de Sœur Sainte Faustine en reprenant les rayons de lumière, le sang et l’eau ainsi que la prière : « Jésus, j'ai confiance en Toi! ».

Cette toile a été bénie le 25 septembre 2016 par Monsieur Robert Gagné, p.s.s. lors de cette célébration.

 Descriptif

« Icône de la Divine Miséricorde » : acrylique sur toile, format : 18’’ x 24’’, septembre 2016.

La croix est dorée, car elle est une croix glorieuse; elle représente la victoire de Jésus sur la mort, la résurrection. Elle est située en Dieu, représenté par le bleu du ciel. Du cœur ouvert de Jésus, jaillissent le sang et l’eau ainsi que la lumière divine. Je me suis inspirée des icônes pour la forme du coeur de Jésus et pour la forme de la croix.

J’ai peint cette toile en priant. Surtout avec ces textes :

« Ô Sang et Eau qui avez jailli du Cœur de Jésus, j’ai confiance en vous. » (De la Prière d’ouverture, Chapelet de la Divine Miséricorde, Œuvre de Jésus Miséricordieux de Montréal)

« Ö viens, Esprit de Miséricorde, Père des pauvres, fleuve d’eaux vives jaillies du cœur ouvert de Jésus, viens je t’en prie, ne tarde plus. » (Chant de la Famille Myriam Beth’léem)