24. nov., 2018

Demain, dimanche 25 novembre, la liturgie célèbre le Christ, Roi de l’Univers. Dans l’univers de la majorité des gens d’aujourd’hui, ce n’est malheureusement pas le Christ qui est Roi, qui y règne…

« Mon royaume n’est pas de ce monde, mais il est parmi vous. » (Chante John Littleton en référence à Jean 18, 36.)

Dans son message du 8 novembre 2012, reçu par Sulema[1], Jésus dit :

« …c’est dans vos cœurs que je vais instaurer mon Règne de Paix, d’Amour et de Joie. N’allez pas croire, lorsqu’on vous dira : « Jésus est là, le Messie est ici »[2]; non, mes enfants, il faut que je vienne dans vos cœurs, ne vous laissez pas tromper. »

Jésus poursuit en disant : « Ma Mère vous a annoncé, à Fatima, le triomphe de son Cœur Immaculé, Elle vous appelle à la conversion, Elle vous donne sa Paix, Elle vient vous préparer, préparer vos cœurs, car la Paix c’est le plus beau cadeau qu’Elle peut vous offrir.

Un cœur angoissé qui est dans la peur, dans la crainte, ferme la porte à l’Esprit Saint… »

On voit qu’on ne peut séparer le Royaume de Jésus de son « retour », car c’est par son avènement en chacun, chacune de nous que son Royaume s'instaure. Si je ne parle pas d’un retour futur, c’est parce qu’il se vit, depuis des générations, dans la vie de nombreuses personnes. De plus, l’Écriture nous dit que le Christ reviendra dans sa gloire[3] et cette « gloire » n’est pas autre chose que la plénitude de l’amour[4], amour qui est Dieu, car Dieu est amour[5].

Le retour glorieux du Christ n’est donc pas un retour qui se vit à l’extérieur de nous, comme le retour d’une personne que nous aimons qui revient après une longue absence, mais bien à l’intérieur de nous. Ouvrez votre cœur et Il sera là, déjà!

C’est si simple que cela passe inaperçu aux yeux de bien des personnes, car elles ne regardent pas avec les yeux du cœur. C’est tout en douceur que Jésus se manifeste à nous et en nous. Faire silence, descendre en soi, dans ce lieu de la rencontre, se laisser aimer dans un joyeux abandon. Voilà comment le Règne de Dieu s’instaure et vit en nous, et aussi, entre nous, dans l’Église et dans le monde avec tout ce que nous sommes et tout ce que nous faisons.

Vous avez de la difficulté? Demandez à Marie de vous soutenir, car c’est Elle qui, la première, a laissé Jésus régner en Elle; et c’est par Elle, par son oui, que le Royaume du Christ a commencé.

N’attendez plus, laissez Jésus régner en vous et par vous, dans la plénitude de son Amour!



[1] Je viens vous préparer à cet avènement : L’illumination des consciences Tome 2, Sulema, Éditions Christian, 2013, page 247.

[2] En référence à Luc 17, 23.

[3] Mathieu 25, 31.

[4] François Varillon cité dans Marche en ma présence, Jean-Guy Saint-Arnaud, Médiaspaul, 2006, page 46.

[5] Première lettre de saint Jean, 4, 8.

 

 

21. nov., 2018

Aujourd’hui, quelques jours avant la fête du « Christ, Roi de l’Univers », la liturgie souligne la Présentation de Marie au Temple.

Elle, qui a porté le Roi des rois, Elle qui a été le premier Temple vivant de Dieu sur la terre, Elle nous invite à sa suite à être ce temple, ce doux refuge pour Jésus.[1]

Accueillons-le et offrons-le, par notre manière d’être, à tous ceux et celles qui croisent notre route.

Soyons des dispensateurs d’Amour, de Vie, de Lumière, de Paix et d’Espérance!

 

 

 

19. nov., 2018

Je me souviens, lors d’un séjour, en hiver, à l’hôtellerie du Monastère des Recluses Missionnaires, situé aux abords du Parc Nature de la Pointe-aux-Prairies à Montréal, que la fenêtre de ma chambre faisait face à l’orée du boisé. J’avais donc devant moi, à quelques mètres, de grands conifères, sapins et épinettes, de couleur vert foncé.

Par un matin ouateux, une douce neige blanche se mis à tomber. Ce n’était pas une neige dense. Les flocons étaient épars et tombaient lentement, comme en suspension dans l’air.

J’ai eu alors la vive impression que c’était la grâce de Dieu qui tombait sur terre.

Oui, la grâce de Dieu tombe constamment sur nous, tout en douceur, à peine perceptible, en silence et dans la paix.

Sommes-nous réceptifs? Notre cœur est-il ouvert à la recevoir?

***

Depuis sept ans que je roule en auto devant une prison pour me rendre à mon travail, je prie pour les prisonniers et prisonnières du monde entier. Je prie pour qu’ils reçoivent la grâce de vivre dans la liberté intérieure des enfants bien-aimés de Dieu. Je prie Marie, Mère de Miséricorde, et Jésus, Miséricorde Divine, d’envoyer leurs grâces et bénédictions dans leur cœur, leur âme, leur corps et leur esprit.

Mais voici qu’un jour, quelqu’un me dit que cela ne sert à rien de prier pour eux, car ils ont fermé les portes de leur cœur, que beaucoup d’entre eux sont irrécupérables. Cela m’a à la fois attristée et mise en colère, mais pas découragée! J’ai ajusté mes prières et je n’arrêterai jamais de prier pour eux.

Nous sommes tous et toutes appelés à recevoir la grâce de Dieu!

***

Récemment, j’ai lu que, selon Mère Teresa, la grâce de Dieu n’est pas en nous tant que nous n’avons pas pardonné ainsi que vidé notre cœur de toute amertume[1].

Le Christ, tel qu’on le voit agir tout au cours de sa vie, s’avère notre modèle pour comprendre le pardon et en expérimenter la puissance.

Le pardon guérit et libère[2], et il nous permet, aussi et surtout, de nous ouvrir davantage à Dieu, de laisser entrer l’Amour, la Vie, la Paix et la Joie. De laisser Dieu agir dans notre vie. De vivre avec Lui une relation filiale et d’entretenir avec Lui un dialogue basé sur l’accueil inconditionnel, la confiance et l’émerveillement.

La vie c’est difficile, mais avec Jésus, c’est merveilleux! (Père Pierre Francoeur, c.s.v.)

Je souhaite, à tous et toutes, grâces et bénédictions en abondance!

10. nov., 2018

L’observation de la nature qui nous entoure, si nous y prêtons attention, peut se révéler riche en enseignements de toutes sortes. Son créateur est patient, car cela peut prendre un certain temps avant que nous en saisissions le sens...

Les cultivateurs le savent, et Jésus nous l’a redit dans l'une de ses paraboles, que le grain qui tombe dans la bonne terre porte du fruit et même en abondance. (Mathieu 13, 8)

Au début de l'été dernier, j’ai retiré d’une chambre peu éclairée un plant de lierre qui n’allait pas bien du tout. Il n’avait presque pas poussé depuis les derniers mois et il ne lui restait que quelques feuilles. Pourtant, il était en bonne santé quand il avait été acheté. Je l’ai placé dehors et, en seulement quelques jours, des repousses faisaient leur arrivée. À la fin de l’été, ce lierre tout rachitique était devenu une plante épanouie. Pour la saison froide, je ne l’ai pas replacé dans cette chambre. Il continue maintenant sa croissance près d’une grande fenêtre lumineuse.

Il y a deux ans, j’avais reçu, à mon anniversaire de naissance, une plante du nom de Spathiphyllum, Faux arum. Vous savez, elle fleurit plusieurs fois par année par de belles fleurs blanches (voir la photo). Malheureusement, cette plante n’avait pas eu d’autres floraisons depuis. J’ai finalement décidé de l’aider en la plaçant près de cette grande fenêtre. Je lui ai donné de l’engrais et j’ai été plus attentive à ses besoins en eau. Eh bien, cela a porté fruit, elle fleurit!

J’ai fait la même chose avec un plant de violette africaine qui n’avait pas fleuri depuis trois ans. Maintenant, il est en fleur. Et ce n’est pas tout! Un cactus de Noël qui n’avait pas fleurit depuis 20 ans est en fleur depuis quelques jours. Lui aussi, je l’ai placé près de cette grande fenêtre lumineuse et je lui ai donné de l’engrais.

Je vous entends déjà me dire que je n’ai pas le pouce vert; et je vous entends me demander pourquoi j’ai attendu aussi longtemps pour bien prendre soin de ces plantes. C’est que l’espace près de cette fenêtre était occupé par un fauteuil. C’est en libérant cet espace que j’ai pu y placer une table. Ces plantes n’étaient tout simplement pas placées à l’endroit qui leur convenait, elles étaient loin de la lumière. Elles en recevaient, mais pas suffisamment pour déployer tout leur potentiel.

Je dois avouer aussi que je pense que je les avais prises pour acquises et que dans le lot (j’ai près d’une vingtaine de plantes), je ne m’en suis pas assez occupée. Leurs besoins particuliers passaient inaperçus. Et puis, parce qu’à un moment donné la situation s’est avérée favorable pour elles, je me suis dit : « Le temps est venu d’agir, ça ne peut plus continuer comme ça, c’est assez, je fais quelque chose! »

Ce qui est fascinant, c’est qu’en soi et chez les autres, il existe un potentiel en dormance qui ne demande qu’à se déployer. Ce potentiel nécessite, comme pour les plantes, beaucoup d’amour, d’attention, de lumière et de bons soins de la part de la personne elle-même et de la part de personnes signifiantes qui participent à sa croissance. Il nécessite aussi un milieu favorable et stimulant.

Notre vie est un appel à devenir. À devenir l'être unique, le don particulier que nous sommes pour notre monde; le projet de Dieu sur nous dans la construction de son Royaume. Et à le devenir en plénitude.(1) 

Le potentiel est là toute la vie. On le voit avec mon cactus de Noël! Il attend patiemment les conditions propices pour devenir vraiment qui il est, peu importe ce que la personne aura traversé avant, au cours de sa vie.

Comme avec la nature, n’y a-t-il pas plus bel émerveillement que d’être, à la fois, participatif et témoin de notre propre épanouissement et devenir ainsi que de celui de nos frères et sœurs en humanité?

 

(1) Voir les textes suivants :  

Devenir http://www.carnetspirituel.com/417151766/6669348/posting/devenir

Devient la merveille que tu es http://www.carnetspirituel.com/417151766/5803272/posting/deviens-la-merveille-que-tu-es

 

 

 

 

3. nov., 2018

Ce matin, j’ai lu un texte au sujet de l’Église du Vietnam.

J’ai été impressionnée et touchée en apprenant le nombre de personnes tuées dans ce pays à cause de leur foi en Jésus Christ. On y rapporte que près de 300 000 catholiques ont souffert et ont été tués à cause de leur foi entre le XVIIe et le XIXe siècle.[1] On n'y fait pas mention de tous ceux qui ont été persécutés aux XXe et qui sont persécutés au XXIe siècle… En faisant des recherches, je me suis rendu compte que c’est autant de morts que lors de la guerre qui a eu lieu dans ce pays de 1955 à 1975, car on chiffre le nombre de victimes à 313 000!  

Lors de ma lecture, une phrase d’un Évêque Vietnamien, Mgr Pierre Nguyen Van De, qui faisait mémoire des chrétiens assassinés dans ce pays, a retenti dans mon cœur : Nous ne devons pas garder la vie éternelle pour nous-mêmes, mais nous devons l’apporter aux autres, parce que c’est la mission qui nous a été confiée par le Christ.

Je me suis dit que oui, par mes écrits et par d’autres moyens, je partage ma foi pour que des personnes, sur cette terre, connaissent la joie d’être aimées de Dieu, le bonheur incommensurable de vivre une relation filiale avec Lui, en fils et filles de lumière. Pour que chacun, chacune, retrouve sa dignité divine et vive en plénitude.

Mais il y a plus, effectivement. Il y a le salut, il y a la vie éternelle. Chaque geste que nous posons, chaque mot que nous écrivons et chaque parole que nous disons sont porteurs d’éternité. L’enjeu est grandiose, inimaginable!

Je vous invite à ajuster votre regard sur les réalités d’en haut, comme on dit. Je pense que tout est dans l’art d’équilibrer sa vie. Vivre sa vie humaine, nécessaire, avec tout ce qu’elle comporte de responsabilités, de défis et d’émerveillements, tout en ayant notre regard intérieur fixé sur l’éternité. Puis être et agir en conséquence.

***

Hier, l’Église célébrait la Commémoration de tous les fidèles défunts. Cette fête s’avère une bonne occasion pour apprivoiser la mort et ouvrir notre regard sur l’éternité. Nous, les croyants, savons que la mort n’est pas la fin, mais une étape nouvelle, la continuité de la vie par la Vie totale en Dieu, car c’est Jésus Christ ressuscité qui a ouvert la voie de cette éternité!