14. janv., 2019

Si la tristesse ne vient pas de Dieu, alors pourquoi suis-je triste? Est-ce un manque de foi? Un manque de confiance en Lui?

Parce que voyez-vous, je me sens tellement inutile, impuissante, insignifiante, même, face à tous ces êtres humains qui souffrent à cause des famines, de la pollution, de l’exploitation des richesses de leurs sols, des guerres, des régimes dictatoriaux, des conditions de vie difficiles, des addictions de toutes sortes, des troubles en santé mentale, des maladies, etc.

Vous me dites que cela a toujours été ainsi, qu’il y a toujours eu, de tous les temps, des êtres humains qui souffraient, mais qu’avec le développement des communications nous savons presque tout ce qui se passe partout sur la planète?

Alors, justement, comment peut-on rester insensibles? Comment peut-on vivre chacun, chacune, dans son petit patelin comme si de rien n’était?   

Être heureux, heureuse, est-ce un luxe que nous pouvons nous permettre? Ressentir de la joie? De l’émerveillement? Malgré tout?

Je crois que oui.

Jésus ne nous a-t-il pas dit qu’il est venu pour que nous ayons la joie et qu’il désire que notre joie soit parfaite? (Jean 15,11)

Ne nous a-t-il pas dit aussi qu’il serait avec nous tous les jours de notre vie? (Matthieu 28,20)

Il nous a laissé ses enseignements, l’eucharistie, le Saint Esprit, nous avons la Parole vivante et sainte, les sacrements, le bonheur de faire communauté avec d’autres croyants concrètement et dans l’invisible, il nous a laissé sa Mère, Marie.

Alors que demander de plus?

Si Jésus est avec moi, il est aussi avec mes frères et mes sœurs qui souffrent.

***

Seigneur, je te confie tous ceux et celles qui souffrent, toux ceux et celles qui espèrent de toi, prends en soin, car moi je ne le peux pas toujours…

Que ma prière pour eux leur donne d’espérer et de ressentir, malgré tout, la joie d’être éperdument aimé-e-s de toi, de sentir ta présence et ton soutien quotidiens.

Envoie sur leur route des personnes qui leur donneront le petit quelque chose qui fera toute la différence dans leur vie.

Que le Souffle de ton Esprit Saint les enveloppe d’amour, de paix et de joie!

 

 

13. janv., 2019

En cette fête liturgique du Baptême du Seigneur Jésus, je ne peux m’empêcher de penser à mon propre baptême.

Il y a plus de 56 ans, j’ai fait mon entrée dans la grande famille de Dieu, dans l’Église. C’est par ce sacrement que j’ai été lavée de la faute originelle, que j’ai reçu l’Esprit Saint, naissant à nouveau, purifiée et ointe prêtre, prophète et roi. Rien de moins!

Le baptême est le plus beau cadeau qu’on puisse recevoir et, en même temps, c’est une grande responsabilité. Une grande responsabilité parce que nous avons notre vocation baptismale propre, notre devenir unique, notre contribution personnelle à apporter à la construction du Royaume de Dieu.

Comme à Jésus, à notre baptême, Dieu nous dit : Tu es ma fille bien-aimée, mon fils bien-aimé, ‘… en toi, j’ai mis tout mon amour’ (Mat 3, 17) et encore ‘… en toi, je trouve ma joie.’ (Luc 3, 22)

Le pape François fait mention du baptême dans son Exhortation apostolique sur la sainteté dans le monde actuel, au numéro 15. Laisse la grâce de ton baptême porter du fruit dans un cheminement de sainteté. Permets que tout soit ouvert à Dieu et pour cela choisis-le, choisis Dieu sans relâche. Ne te décourage pas, parce que tu as la force de l’Esprit Saint pour que ce soit possible; et la sainteté, au fond, c’est le fruit de l’Esprit Saint dans ta vie (cf. Ga 5, 22-23).

Actualiser ce cadeau qu’est le baptême permet de prendre conscience de la grâce qui nous a été donnée. Une façon simple d’actualiser notre baptême est de se signer chaque jour, ou lorsque cela est possible, avec de l’eau bénite et de dire : c’est avec joie que je renouvelle mon baptême au nom du Père, du Fils et du Saint-Esprit, amen, pour ta plus grande joie, Seigneur. Chaque jour, choisir Dieu. Et une fois par année, renouveler les promesses de notre baptême, le Samedi Saint, lors de la Veillée Pascale.

Ainsi notre cœur peut chanter sans fin : Ô Père, je suis ton enfant. J’ai mille preuves que tu m’aimes. Je veux te louer par mon chant, le chant de joie de mon baptême. (Ô Père, je suis ton enfant de Marie-Antoinette Bassieux et Jean Humenry)

 

 

13. janv., 2019

Vous connaissez le nombre 13? Les superstitions et les peurs qui y sont reliées?

Je me souviens que, lorsque j’étais adolescente, ma mère m’a appris à aimer ce nombre, c’est-à-dire, cette date. Elle me disait que c’était une journée de transformation qui nous était offerte. Je n’ai donc jamais eu peur de ce nombre et le 13 de chaque mois était pour moi une journée bénéfique, un jour important, un jour de belles réalisations. Et c’est resté comme ça pendant plusieurs années. Pas facile à partager dans un monde où il a été inculqué comme étant un nombre malchanceux…

Il y a quelques années, j’ai décidé que le 13 de chaque mois serait, pour moi, la fête de la Sainte Trinité. Une journée consacrée à la Sainte Trinité, même si je prie tous les matins pour que ma journée se vive au nom du Père, du Fils et du Saint Esprit. C’est grâce aux écrits de Sœur Lucie de Fatima que j’en ai décidé ainsi.[1] 

Sœur Lucie raconte dans le livre Comment je vois le message à travers le temps et les évènements[2] qu’elle était très intriguée à savoir pourquoi les apparitions de la Vierge Marie avaient toujours lieu le 13 du mois, sauf une exception. Elle en est venue à se demander le pourquoi de cette date. Sa réflexion l’a amenée à la conclusion que le nombre 13 est le nombre de la Trinité : « Un seul Dieu, trois Personnes distinctes, Père, Fils et Esprit Saint. »[3]

Lors de la 3e apparition de l’Ange (nous sommes en 1917), ce dernier incite les enfants à « adorer Dieu dans le mystère de la Très Sainte Trinité. » Voici la prière qu’il a transmise :

« Très Sainte Trinité, Père, Fils et Esprit Saint, je vous adore profondément et je vous offre les très précieux Corps, Sang, Âme et Divinité de Jésus Christ, présents dans tous les tabernacles de la terre, en réparation des outrages, sacrilèges et indifférences par lesquels il est lui-même offensé. Et par les mérites infinis de son Très Saint Cœur et ceux du Cœur Immaculé de Marie, je vous demande la conversion des pauvres pêcheurs. »  Sœur Lucie raconte que cette prière fut pour elle d’un grand secours dans son union à Dieu.[4]

Je vois des similitudes entre cette prière à la Sainte Trinité et celle du chapelet de la Miséricorde Divine enseignée par Jésus à Sœur Faustine dans les années ’30 : « Père Éternel, je t’offre le Corps et le Sang, l’Âme et la Divinité de ton Fils bien-aimé Notre Seigneur Jésus-Christ en réparation de nos péchés et de ceux du monde entier. »

Sœur Lucie déclare que le mystère de la Très Sainte Trinité est ce qu’il y a de plus beau.[5] Elle écrit : « Notre-Dame est devenue le temple vivant de la Très Sainte Trinité : l’Esprit Saint qui est descendu sur elle, le Père qui l’a associée à son œuvre, et le Fils que le Très-Haut a engendré dans son sein virginal. Ce mystère de la Très Sainte Trinité est le fondement, le principe et la fin de toute notre prière, de tout notre être et de toute notre vie. De Dieu nous venons, à Dieu nous allons et en Dieu nous demeurons. »[6]

Et j’ajouterais que c’est par Marie, par son Cœur Immaculé, que tout cela peut advenir.

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Bien avant 1917 (les apparitions de Fatima) et 1930 (le message de Jésus à Sœur Faustine), une religieuse, Sœur Élisabeth de la Trinité compose, en novembre 1904, une Prière à la Sainte Trinité, le soir de son entrée en Carmel. En voici le début : « Ô mon Dieu, Trinité que j'adore, aidez-moi à m'oublier entièrement pour m'établir en vous, immobile et paisible comme si déjà mon âme était dans l'éternité! Que rien ne puisse troubler ma paix ni me faire sortir de Vous, ô mon Immuable, mais que chaque minute m'emporte plus loin dans la profondeur de votre Mystère. Pacifiez mon âme, faites-en votre ciel, votre demeure aimée et le lieu de votre repos; que je ne vous y laisse jamais seul, mais que je sois là tout entière, tout éveillée en ma foi, tout adorante, toute livrée à votre action créatrice. » (Pour la prière complète et un petit film sur Sainte Élisabeth : http://croire.la-croix.com/Definitions/Figures-spirituelles/Sainte-Elisabeth-de-la-Trinite/O-mon-Dieu-Trinite-que-j-adore)

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Voici un lien pour prier le rosaire de la Trinité :

https://www.etoilenotredame.org/actualites/chapelet-du-jour-le-rosaire-de-la-trinite.

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Je nous souhaite un très beau 13 janvier, en Communion d’Amour Trinitaire, tous et toutes blotti-e-s dans le Cœur Immaculé de Marie avec tous ceux et celles que nous portons dans la prière, l'humanité, quoi!

 


[1] Voir le texte Jésus t’attends à Fatima sur ce site à http://www.carnetspirituel.com/417134632 

[2] Sœur Marie Lucie de Jésus et du Cœur Immaculé, Comment je vois le message à travers le temps et les évènements, Éditions Carmel de Coimbra, Fatima, 2006.

[3] Idem, page 29.

[4] Idem, page 23.

[5] Idem, page 57.

[6] Idem, pages 39-40.

 

 

4. janv., 2019

Connaissez-vous Jeanne Le Ber?

C’est son anniversaire aujourd’hui. Elle est née le 4 janvier 1662 à Ville-Marie.

Ceux et celles qui habitent la ville de Montréal au Québec, ont déjà entendu ce nom, car il est celui d’une école, d’un CHSLD (un Centre d’hébergement et de soins de longue durée) et celui d’une ancienne circonscription électorale de 2004 à 2012.

Jeanne Le Ber a inspiré les fondatrices d’une communauté religieuse, les Recluses Missionnaires de Montréal, dont les Sœurs s’inspirent toujours de sa spiritualité ainsi que plusieurs personnes laïques qui les côtoient dont celles faisant partie du groupe des Adoratrices et Adorateurs Missionnaires de la Famille Reclusienne.

Qui est Jeanne Le Ber? Qu’a-t-elle de particulier pour qu’on s’intéresse à elle plus de 300 ans après sa naissance?

Jeanne Le Ber était la seule fille de Jacques Le Ber et de Jeanne Lemoyne originaires de Normandie en France. Elle est née à Ville-Marie, 20 ans après sa fondation.

Sa vie quotidienne est une vie de famille bien remplie dans une maison mitoyenne à celle de la famille de Charles Lemoyne. Elle y vivait entourée de quatre frères et de nombreux cousins.

Quelques années après sa naissance, une paix précaire des guerres iroquoises règne dans le bourg de Ville-Marie. À peine âgée de 5 ans, Jeanne rend visite régulièrement à sa marraine Jeanne Mance à l’Hôtel-Dieu, situé de biais à sa maison. On raconte que Jeanne Le Ber y énonçait de sages réflexions pour son âge.

De l’âge de 12 à 15 ans, Jeanne étudie chez les Ursulines à Québec. Marie de l’Incarnation est toutefois décédée depuis 2 ans. Ce séjour chez les Ursulines vient former Jeanne et consolider tout son être spirituel. C’est aussi pendant cette période qu’elle apprend l’art de la broderie.

À son retour, même si elle est la plus riche héritière de la Nouvelle France, Jeanne refuse de se marier. Elle choisit, à l’âge de 18 ans, de vivre en réclusion dans la maison de ses parents. Jeanne est accompagnée par un directeur spirituel, M. François Séguenot, prêtre de Saint-Sulpice qui valide la démarche de Jeanne. C'est lui qui l'avait initiée à l'oraison selon la spiritualité de l'École française.

Elle prononce ses vœux de réclusion et de chasteté, 5 ans plus tard, le 24 juin 1685. Elle poursuit sa vie de recluse chez ses parents jusqu’en 1695, année où elle entre, le 5 août, dans un reclusoir attenant à la sacristie de la chapelle des Sœurs de la Congrégation de Notre-Dame. Chapelle qu’elle a elle-même financée.

Jeanne y vit jusqu’à son décès en 1714.

Jeanne a réalisé son désir profond, cet appel à vivre en présence Jésus Eucharistie. Jeanne disait que le Christ Eucharistique était sa pierre d’aimant. Elle avait une discipline de vie, un horaire bien rempli par des moments de prière, de lecture de la Parole, d’oraison et de travail. Son travail consistait en la broderie de magnifiques linges et parements d’autel ainsi que de vêtements liturgiques. De plus, elle a su gérer ses avoirs matériels et en faire bénéficier plus d’un.

Elle a vécu une vie de silence, de solitude, d’adoration, de prière et de travail.

Grâce à sa prière ardente, la colonie nouvelle a été protégée plus d’une fois.

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Qu’a-t-elle à nous dire en 2019?

La vie unique de Jeanne Le Ber nous parle. Voici ce qu’elle nous révèle :

  • Devenez l’être unique que vous êtes appelés à devenir dans l’histoire et la société où vous vivez.
  • Développez une relation personnelle avec Jésus par des moments de solitude, des moments de silence. Sachez goûtez au silence même si vous vivez dans une société bruyante et distrayante.
  • Laissez-vous aimanter par la Présence eucharistique.
  • Lisez la Parole, méditez-la dans votre cœur, laissez-la vous nourrir et vous imprégner.
  • Par la prière, intercédez pour l’Église et pour le monde.
  • Vivez par Marie, avec Marie et en Marie.
  • Croyez en la présence des Saints Anges et sollicitez leur soutien.
  • Aidez votre prochain par des actes concrets.
  • Privilégiez une vie simple et dépouillée de tout ce qui vous éloigne de Dieu.
  • Et, surtout, sachez que ce chemin est accessible à vous tous et toutes, même si vous êtes une personne laïque.

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Vous pouvez vous recueillir à son tombeau situé dans la Chapelle Notre-Dame-de-Bon-Secours, dans le Vieux Montréal. Certaines de ses œuvres de broderie sont à la Basilique Notre-Dame et à la Maison Saint-Gabriel.

Il existe plusieurs livres sur Jeanne Le Ber, mais pour en apprendre davantage par le Web :

https://reclusesmiss.org/wp/les-recluses-dans-lhistoire-jeanne-le-ber/

http://jeanneleber.com

http://sentiersdefoi.info/prophete-de-chez-nous

http://www.flambeau.ca/pages/JeanneLeBer.html

http://ville-marie-express.quebec/index.php/2015/10/04/jeanne-le-ber-1662-1714

https://fr.wikipedia.org/wiki/Jeanne_Le_Ber

https://fr.wikisource.org/wiki/Jeanne_LeBer,_l’adoratrice_de_Jésus-Hostie

http://www.biographi.ca/fr/bio/le_ber_jeanne_2F.html

 

Les Sœurs Recluses Missionnaires et la Famille Reclusienne : http://reclusesmiss.org/wp/

 

L’Œuvre des Tabernacles :                                                               http://www.ipir.ulaval.ca/fiche.php?id=134

                                  

 

3. janv., 2019

Le temps des fêtes qui s’étend de Noël au Baptême du Seigneur est ponctué par plusieurs fêtes et solennités. C’est vraiment un temps de grandes réjouissances! La naissance de l’Enfant-Jésus, l’Octave de la Nativité du Seigneur, la Sainte Famille, Sainte Marie, Mère de Dieu, l’Épiphanie. Dans notre famille, s’ajoutent à cela l’anniversaire de notre plus vieille et l’anniversaire, à mon mari et moi, du début de notre fréquentation (36 ans cette année!). C’est vraiment un temps de célébrations.

Célébrer! Célébrer la vie qui engendre la vie!

Aujourd’hui, nous célébrons la fête du Saint Nom de Jésus. Cette fête et celle de l’Épiphanie sont, pour moi, très liées. Peu importe notre condition humaine, notre rang social, nous sommes invités à reconnaitre que le Nom de Jésus est le nom qui est au-dessus de tous les noms et à nous agenouiller devant le Roi des rois en Lui offrant la merveille que nous sommes à ses yeux, le trésor que nous portons au plus profond de nous-mêmes. Et cela, en toute humilité.

Ce n’est pas évident et facile à vivre dans une société où nous entretenons la culture du narcissisme en même temps que celle des idoles de tout acabit. (J’appelle cela un détournement d’attention…) Une société qui fait en sorte que les gens sont tellement occupés et préoccupés qu’ils oublient leur essence profonde, celle d’être des fils et des filles bien-aimé-e-s du Père et, par le fait même, désirer, par amour, entrer dans le grand mouvement de Sa volonté.

Pourtant nous sommes tous invités à travailler au Royaume d’Amour de Dieu, tout en vivant à la fois bien incarnés dans notre vie quotidienne, avec ce que nous sommes et là où nous sommes, en communion avec nos frères et sœurs en humanité, et à la fois en œuvrant dans l’invisible, surtout par la prière, là aussi où de vrais enjeux se jouent.  

Vous verrez, le Saint Nom de Jésus est vraiment puissant. Il calme, il console, il recentre. C’est un des mantras essentiels, comme maranatha, à utiliser en méditation chrétienne.

Vous pouvez prier le Saint Nom de Jésus en pensant à une personne qui a besoin de soutien par la prière. Vous pouvez le fredonner tout simplement, le chanter sur l’air d’Amazing Grace ou chanter Jésus, Jésus, je t’aime, alléluia, alléluia, alléluia, etc.

De plus, vous comblerez, aussi et surtout, le Cœur de Jésus d’amour et le consolerez, car, comme l’écrit petite sœur Suzanne dans le Message Lumière d’aujourd’hui, Son Nom est si souvent profané[1]



[1] C’est un très inspirant message que je vous invite à lire à http://www.messagelumiere.org/jeudi.htm#ML.