30. déc., 2018

Les Saints Innocents

Vendredi dernier, 28 décembre, la liturgie célébrait la mémoire des Saints Innocents, tous ces enfants assassinés par le roi Hérode affolé par l’annonce de la venue d’un roi nouveau-né sur son territoire. Toute cette vie, toutes ces vies détruites, anéanties! Quelle barbarie! L’Homme (je n’ose pas dire l’être humain, car il y a un peu d’humanité dans l’humain, enfin, je l’espère!) dans ce qu’il est de plus laid et de plus méprisable…

Depuis cette nuit où tous ces enfants sont morts à cause de la soif de pouvoir d’un homme vil, combien d’enfants et de personnes ont péri, combien de saints innocents?

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Seigneur, quand je regarde tout ce qui s’est passé dans l’histoire depuis plus de 2000 ans, toutes ces guerres, ces famines, toutes les atrocités sans nombre perpétrées, je te demande : « À quand la fin des saints Innocents? » Et pas besoin nécessairement de subir les affres commises par un dictateur ou une multinationale, juste à regarder le mode de vie de nos sociétés dites « modernes », mode de vie qui n’est pas du tout ajusté aux enfants (et ce, dès leur conception) et à une vie saine et équilibrée pour les adultes aussi…

Tu n’es pas trop découragé, Seigneur? Ta patience n’est-elle pas à bout? Qu’est-ce qui te retient de ne pas nous envoyer un petit déluge ou tout autre cataclysme? C’est facile, les calottes polaires fondent à cause de l’Homme. Juste retour des choses, n’est-ce pas?

Je sais que tu pleures, Jésus, ou peut-être est-ce toi, Marie? Alors d’où venaient toutes ces larmes qui sont montées et cette tristesse que j’ai ressentie en accueillant tous ces mots et toutes ces images atroces des derniers siècles qui se bousculaient en moi ce matin quand je me suis réveillée?

Je pleure en pensant aux tout derniers saints Innocents de notre ère, les enfants de migrants morts dans des conditions inhumaines…

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Entendez-vous ce cri qui monte? Ce cri qui dit : « C’est assez! »

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Donne-moi, Seigneur, de ta divine espérance, j’en ai besoin ce matin. Je sais que tu reviendras, un jour, et que tu règneras sur ce monde. Que ce sera un règne de paix, d’amour et de joie, sans souffrance ni larmes. Je le crois, j’en ai la certitude. Et ton règne n’aura pas de fin. N’est-ce pas merveilleux?

Je viens à toi, Seigneur, me réfugier sur ton cœur, et aussi dans le tien, Marie. C’est là que je trouve réconfort et paix. Ton règne est là, déjà, en moi. J’avais oublié… Pardonne-moi. Je goûte à ta Présence réconfortante qui remplit mon être d’amour et de joie profonde.

Donne-moi le pain de ce jour qui m’aidera à me garder en ta Présence. Oui, ta Parole, la prière, l’adoration eucharistique, la messe, la présence de ceux et celles que j’aime, l’émerveillement pour ta création et la gratitude pour ton action bienfaitrice dans ma vie et dans celle de mes frères et sœurs en humanité. Guide-moi afin que je puisse faire la différence dans ce monde où je vis en accomplissant ta divine volonté.

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Ressentez-vous cette joie qui monte?

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Seigneur, je te remercie de m’avoir apaisée.