1. déc., 2018

L'Avent, un temps béni

Demain, dimanche 2 décembre, commence le temps de l’Avent.

Ce simple mot, Avent, fait monter en moi une joie profonde, fait tressaillir mon âme! Et vous?

J’aurais aimé vous écrire un nouveau texte pour vous parler de l’importance et des bienfaits de ce temps béni dans notre vie de chrétiens, mais il me semble déjà avoir beaucoup dit dans les deux textes des années précédentes. Je vous les transmets donc, en espérant qu’ils nourriront votre méditation en ce début d’Avent.

Puisse la joie de la naissance prochaine de notre Sauveur jaillir en vous et vous amener à renaitre à Noël!

 

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L’Avent (Avent 2016)

Dans notre vie si pressée, mais surtout si rapide où le verbe attendre se soustrait de notre vocabulaire quotidien, n’est-ce pas une bénédiction pour nous que de pouvoir expérimenter un temps d’attente qui nous conduit doucement à la célébration de Noël, à la naissance du Christ Jésus? Un temps de gestation?

Chaque jour, je suis témoin d’automobilistes qui passent sur le feu rouge même si ce dernier est rouge depuis quelques secondes ou même juste avant la fin du cycle, car cela semble trop long pour eux. Il parait que la technologie, de plus en plus rapide, nous rend impatients. Notre temps d’attente maximale, selon Nicholas Carr, serait de quatre secondes.

Le peuple de Dieu a attendu le Messie pendant des milliers d’années et nous, les chrétiens, nous attendons son retour depuis près de 2000 ans…

Le temps de Dieu n’est pas le temps de l’être humain. Il ne se compte pas, ne se comptabilise pas, il se vit dans le présent éternel, dans le « je suis ».

Au-delà de la frénésie des préparatifs de la fête de Noël que la société de consommation nous présente, débute demain un temps béni d’attente, le temps de l’Avent. Ce temps nous est donné, à la fois, pour que le Christ renaisse en nous et, à la fois, pour renaitre avec Lui à Noël. Vingt-deux jours d’attente, vingt-deux jours de gestation. Aurons-nous la patience d’attendre, de goûter, dans le moment présent, la joie de l’espérance de sa venue?

Demandons à Marie, qui est Notre-Dame de l’Avent, de nous soutenir et de nous inspirer pendant ces jours de cheminement, de conversion, de guérison et de croissance. Laissons-la nous porter; laissons-la nous former; laissons-la nous enfanter; laissons-la nous materner, car n’est-elle pas la Mère de Celui que nos cœurs attendent?

Je nous souhaite toute la patience nécessaire pour vivre ce temps béni de préparation pour une renaissance intérieure avec le Christ. Demandons à Marie les grâces dont nous avons besoin pour le vivre en enfants bien-aimés de Dieu. 

Bon temps de l’Avent!

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Laissons naitre l’Amour (Avent 2017)

L’Amour n’a qu’un seul désir[1], c’est de vivre en nous ainsi que de régner par nous en plénitude dans le monde. Alors pourquoi ne pas prendre le temps que l’Avent nous offre pour apprivoiser cet Amour débordant de Dieu afin de le laisser doucement naître en nous d’ici Noël?

Nous avons 22 jours pour y parvenir. C’est peu, dans une vie, 22 jours, me dites-vous, mais c’est suffisant pour nous laisser transformer à jamais! Et cela ne prend qu’un instant, je dirais, un moment béni, pour qu’un mouvement intérieur surgisse en nous et pour que nous vivions un renouveau, une renaissance!

Vous doutez? Vous avez peur?

L’Amour est la puissance absolue et le pardon en est l’arme absolue. Il n’y a rien de plus bénéfique que de vivre le sacrement du pardon, de la réconciliation, et pourquoi pas, avant Noël! Nous préparons notre maison pour nos invités, nous en faisons le ménage; alors pourquoi ne pas faire un ménage intérieur pour libérer l’espace encombré afin de laisser l’amour circuler librement en nous et par nous. (Vous pouvez lire un texte sur le pardon à http://www.carnetspirituel.com/417151766/4660961/posting/nettoyage-de-printemps-ou-la-joie-du-pardon)

Dieu nous aime tellement que son Amour est venu jusqu’à nous en s’incarnant en Jésus. Il s’est fait si proche... Il nous aime inconditionnellement. Nous avons vu jusqu’où va son amour. Il y a eu la croix, oui, mais il y a eu la résurrection.

« Prenez courage! J’ai vaincu le monde. » (Jean 16, 33)

Une autre arme efficace est la prière. Il parait que si les êtres humains avaient conscience de la puissance de la prière, ils prieraient constamment…[2] Sans oublier l’eucharistie et l’adoration eucharistique.

Pourquoi ne pas demander à Marie, qui est Notre-Dame de l’Avent, de nous soutenir et de nous inspirer pendant ces jours de cheminement, de conversion, de guérison et de croissance. Laissons-la nous porter; laissons-la nous former; laissons-la nous enfanter; laissons-la nous materner, car n’est-elle pas la Mère de Celui que nos cœurs attendent?

Je nous souhaite de pouvoir affirmer, à Noël : « Je suis vraiment la fille, le fils, bien-aimé-e du Père! »

 


[1] L’élément déclencheur de l’écriture de ce texte a été la lecture du chapitre L’amour dans Jean-Guy Saint-Arnaud, Marche en ma présence, Médiaspaul, Montréal, 2006.

[2] Emmet Fox, Le Sermon sur la Montagne, Éditions Astra, Paris, 1982. (Édition originale en 1938)

 

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Je vous propose quelques liens qui vous permettront de recevoir chaque jour une réflexion pour vivre cet Avent :

La Famille Myriam Beth’léhem à  http://www.famillemyriam.org/fra/message.php 

Avent dans la Ville à http://avent.retraitedanslaville.org 

Une minute avec Marie à http://www.mariedenazareth.com/une-minute-avec-marie.