1. oct., 2018

Prier le chapelet? Ce n’est pas un peu démodé…

Je ne suis pas de la génération de ceux et celles qui priaient le chapelet tous les soirs en famille. Je suis née juste après. Le chapelet n’a donc pas fait partie de mon éducation religieuse. Quoique Marie avait sa place, de l’enfance à l’adolescence, sur un des murs de ma chambre, par la Madonnina de Ferruzzi.

J’ai commencé à prier Marie à l’âge de 32 ans grâce à une religieuse.

Depuis cet âge, dans les moments difficiles de ma vie, je priais Marie en disant des Je vous salue, Marie, lentement, un après l’autre. C’est très efficace. Je ne méditais pas les Mystères, que je ne connaissais pas d’ailleurs, mais je parlais à Marie, je m’unissais à Elle et Elle me soutenait. Une relation s’est alors développée consciemment entre Elle et moi.

Ce n’est qu’après l’âge de 40 ans que, grâce à une amie, le chapelet a vraiment fait partie de ma vie. Une fois par semaine, j’allais chez elle prier le chapelet avec d’autres personnes dont un frère des Missionnaires des Saints-Apôtres. Selon la personne qui animait le chapelet, les aves étaient prononcés plus ou moins rapidement. Je dois avouer que j’avais beaucoup de difficulté à défiler rapidement les aves. Quand j’animais, j’aimais prendre mon temps, appuyer sur les mots et m’adresser à Marie de tout mon cœur. Ces moments de prière se sont estompés progressivement jusqu’à disparaitre.

Par contre, cette expérience du chapelet avait pris racine en moi, car quelques années plus tard, je me suis remise au chapelet et ce, de façon quotidienne. Cette prière ponctuelle est donc devenue partie prenante de mon quotidien. C’est ce qui s’est produit aussi avec le Chapelet à la Divine Miséricorde. Je le récitais une fois l’an pendant la Neuvaine ainsi que le dimanche de la Divine Miséricorde. Puis, je me suis mise à le prier tous les jours.

Il n’y a pas d’endroit de prédilection où prier un chapelet. Cela peut être dans mon lit, dans ma cuisine, en marchant dans la nature, dans un lieu saint, dans le métro, l’autobus. Par contre, il y a un endroit que j’affectionne particulièrement. C’est la chapelle de la Maison mère où je travaille. Pourquoi? Parce qu’à cet endroit, je prie le chapelet à voix haute avec une communauté religieuse. À chaque ave, je m’adresse à Marie comme si elle était devant moi et je ressens beaucoup de joie.

Ce qui fait plaisir à Marie, c’est de s’adresser à Elle de façon personnelle avec tout notre amour dans une rencontre toute maternelle.

Non, prier le chapelet ce n’est pas démodé! C’est à la fois formateur et puissant. Formateur,  parce que nous ne finissons jamais d’approfondir, par les mystères, les moments importants de la vie de Jésus liés à la vie de Marie. Puissant, parce que bénéfique et générateur de Vie. L’arme absolue, quoi!

En passant, le Pape François nous invite à prier le chapelet en ce mois d’octobre dédié au Rosaire. Ne minimisons pas l’impact de la prière communautaire. Vous avez toujours voulu changer le monde? Saisissez vos chapelets et offrez vos cœurs à l’unissons!

Je nous souhaite un très beau mois du Rosaire!

 

Pour lire le texte sur la demande du Pape François :

https://fr.zenit.org/articles/le-pape-demande-aux-catholiques-la-priere-quotidienne-du-chapelet-pour-leglise/