31. mars, 2018

Pâques

Cette année, j’ai désiré vivre le temps du Carême la joue collée sur l’épaule de Dieu, assise à ses côtés, le laisser m’apaiser, faire silence et l’écouter. Je me suis abandonnée et laissée aimer et transformer par Lui. Ce Carême s’est passé tout en douceur, mais mon attention aux aguets, prête à découvrir tous les signes de sa Présence, à percevoir ses appels, à y répondre, et à rendre grâce de son action vivifiante dans ma vie.

Au cours du Triduum qui se termine aujourd’hui par la très belle Veillée pascale, j’ai voulu être proche de Jésus : être assise avec Lui et ses Apôtres à la table eucharistique de la dernière cène, l’accompagner au Jardin des Oliviers, au Sanhédrin, devant Pilate, sur son chemin de croix, au Calvaire et au pied de la croix avec Marie et Jean. Lui offrir mon cœur comme lieu de repos et de réconfort. Puis le remercier et lui rendre grâce de tout ce qu’il a vécu pour nous, pour moi.

Depuis l’Année Sainte de la Miséricorde, en 2016, chaque fois que je vois une croix, je me dis : « La miséricorde c’est cela! » Jésus mort pour nous sur la croix parce que Dieu, qui nous aime tant, qui désire à tout prix nous sauver, nous amener à la Vie, nous donne ce qu’il a de plus précieux, son Fils Jésus. Quel geste incommensurable! La preuve que le Fils, tel que le Père, est Amour, Jésus est mort en pardonnant…

Entrons dans ce grand mouvement d’Amour infini, expérimentons, comme Jésus, le dépouillement et l’offrande, et, au matin de Pâques, nous pourrons nous aussi renaitre, enveloppés par l’éblouissante lumière du Ressuscité!

Bonne résurrection!