17. févr., 2018

Se laisser aimer et transformer

J’ai lu, cette semaine, quelques textes d’introduction au Carême. Évidemment, ce qui revenait tout le temps c’est la juxtaposition du Mercredi des Cendres, qui est la première journée du Carême, avec la fête de la Saint-Valentin. Je passerai outre tous les commentaires écrits à ce sujet, car cette journée est déjà passée…

Par contre, j’apprécie le texte de Jean Grou, qui signe l’éditorial du Prions en Église de février, car il oriente son discours sur l’Amour. Je le cite : « Dans la culture populaire, la Saint-Valentin est bien la fête de l’amour, n’est-ce pas? N’est-elle donc pas tout indiquée pour ouvrir le Carême, période au cours de laquelle il nous est justement donné de redécouvrir tout l’amour de Dieu pour les humains que nous sommes? N’est-ce pas là l’essentiel, ce vers quoi notre regard devrait se tourner? Suivre le Christ sur le chemin qui mène à la croix comporte certes sa part d’épreuves, mais n’est-ce pas aussi entrer dans son mouvement d’amour qui l’a conduit à la Passion? »

Quand je ferme les yeux et que j’entre dans ce « mouvement d’amour », j'ai la joue collée sur l’épaule de Dieu, assise à ses côtés. Je me sens tout proche, rivée sur Lui, Il m’apaise et j’écoute.

Jésus a passé 40 jours dans le désert sous le Souffle de l’Esprit Saint. Son Père n’était sûrement pas loin, tout proche.

Alors, j’aimerais vivre ce Carême enveloppée dans ce « mouvement d’amour » trinitaire, aimer et me laisser aimer et transformer.

Le temps du Carême est un temps de jeûne, de prière, de pénitences et de conversion. C’est un temps aussi pour penser aux autres, prier pour eux, les aider, les soutenir. Le Carême c’est autant une entrée en soi, en Dieu, qu’une sortie de soi, car le jeûne qui plait au Seigneur, n’est-ce pas ceci : faire tomber les chaînes injustes, délier les attaches du joug, rendre la liberté aux opprimés, briser tous les jougs? N’est-ce pas partager ton pain avec celui qui a faim, accueillir chez toi les pauvres sans abri, couvrir celui que tu verras sans vêtement, ne pas te dérober à ton semblable? (Isaïe 58, 6-8)

Et, à la fin de ce Carême, il y aura le matin de Pâques. Alors ta lumière jaillira comme l’aurore, et tes forces reviendront vite. Devant toi marchera ta justice, et la gloire du Seigneur fermera la marche. Alors, si tu appelles, le Seigneur répondra; si tu cries, il dira : « Me voici. » (Isaïe 58, 9)

Je vous souhaite de vivre, vous aussi, un temps de Carême enveloppé-e-s dans ce mouvement d’amour trinitaire et de vous laisser aimer et transformer.

 

***

Je vous invite à lire ma réflexion de l’année passée sur le Carême, car elle est toujours actuelle et inspirante : http://www.carnetspirituel.com/417151766/4505223/posting/car%C3%AAme-dites-vous