25. janv., 2018

Conversion

Vous est-il déjà arrivé d’être tellement ébloui-e-s par la grâce que vous êtes tombé-e-s en bas de votre cheval?

Nous ne vivons pas tous et toutes, et à tous les jours, de fortes conversions comme saint Paul, mais sous le Souffle de l’Esprit, il nous arrive de percevoir un certain mouvement intérieur qui se traduit par une prise de conscience, comme un éclair de génie, au niveau de notre cœur profond. Comme une ouverture de notre champ d’horizon, une révélation.

Saint Paul a vécu une conversion tellement puissante qu’il a changé de nom. Vivre une telle conversion, nous fait renaitre et nous fait vivre autrement. Nous devenons de plus en plus le nom que nous portons au plus profond de nous-mêmes, celui-là même qui a été enfoui sous un tas de détritus (blessures, faux credo, sous-personnalités, mécanismes de défense) au cours des années.

Par la grâce de la conversion, nous pouvons vivre, dans notre quotidien, plusieurs petites transformations qui se traduisent surtout dans nos relations (à soi, à l’autre, à Dieu), dans notre façon de voir, d’écouter, de parler, de saisir, d’agir, d’être, de goûter la vie ainsi que dans notre disposition intérieure.

Y a-t-il des recoins un peu plus sombres de notre être qui nécessiteraient une petite ou une grande conversion?

Demandons à Jésus que la lumière se fasse dans ces recoins, qu’Il nous la donne comme Il l’a transmise à saint Paul afin qu’elle règne en nous. Par le don de cette lumière, nous renaitrons, car n’y a-t-il pas don et naissance dans le verbe donner? Un don qui permet de renaitre?