22. juil., 2017

Ah! Les vacances…

Au Québec, nous avons l’impression que l’été a commencé seulement ces derniers jours. Le temps gris et la pluie nous ont quittés et ils ont fait place au soleil et au ciel bleu. Plus besoin de porter de manteau ni de chaussettes aux pieds… C’était tout de même pratique pour les potagers et les fleurs que nous devons, maintenant, arroser plus souvent…

Qui dit été, dit vacances.

De ma naissance à l’âge de 15 ans, les vacances d’été étaient tout simplement géniales. Deux mois passés au chalet familial près d’un ruisseau, un lac, des rapides et la forêt, à vivre libre, pieds nus, en communion avec la nature. Sans compter les jeux en famille, les excursions, la pêche à la barbotte, les nombreux feux de camp et les guimauves, les bleuets frais cueillis pour le petit déjeuner, ainsi que les melons d’eau juteux après la baignade.

Ce n’est que beaucoup plus tard que je me suis rendue compte que tous les enfants n’avaient pas ce privilège. Et encore beaucoup plus tard, que le mot vacances ne signifiait pas grand-chose pour plusieurs personnes. Et même pour moi, à un moment donné, l’été devenait le temps de travailler entre deux années scolaires.

Prendre des vacances, tout arrêter pour un temps de repos, de ressourcement, fut-il court, sortir de la routine, du quotidien, c’est oser se dire je t’aime, je prends soin de toi.

Hier, en débutant ma période de vacances estivales, je me suis demandée : mais qu’est-ce que cela signifie prendre des vacances pour un parent monoparental avec, en plus, un budget très serré, pour une personne seule et peut-être même âgée et isolée, pour quelqu’un qui lutte contre un cancer, pour un autre qui a perdu un être cher récemment, pour ceux qu’on nomme les marginaux comme les gens sans domicile fixe, les sans papier, les prostituées, etc.?

Fort heureusement, Dieu ne prend pas de vacances. Donc, l’Amour non plus.

Sur notre route des vacances, peu importe ce que nous ferons et où nous irons, ouvrons l’œil, car il n’y a pas que des beaux paysages, des mets succulents, des sites merveilleux, il y a aussi des personnes qui ont besoin, par l’entremise d’une écoute, d’un regard, d’un sourire, etc., d’entendre : tu as du prix, je t’aime