28. sept., 2015

L'espérance

Petite réflexion sur l’espérance.

D’où me vient l’espérance, celle que je ressens au plus profond de mon être? Celle qui vit et se meut en moi? Je pense qu’elle est un cadeau reçu de Dieu, comme la foi et la charité (l’amour). Il me semble que ces trois vertus ont toujours habité en moi. De plus, elles sont en interrelation les unes avec les autres. Elles se nourrissent. Elles sont indissociables.

En plus d’être nourrie par la foi et l’amour, mon espérance est nourrie par la prière, par ma relation intime avec Dieu, par la confiance. Une relation authentique, venant de mon cœur profond. Une relation sincère et interdépendante où je suis moi-même, car je me sais aimée telle que je suis.

Dans cette confiance, je m’abandonne à sa Volonté, à devenir son instrument, son serviteur inutile, ses bras, ses mains, ses yeux, ses oreilles et son cœur pour aimer l’autre. Quel mystère de confiance mutuelle! Quel dépouillement et quelle pauvreté que j’expérimente!

Si j’avais à dessiner l’espérance, je me dessinerais placée dans la main de Dieu, appuyée sur son cœur.

Avez-vous déjà remarqué les fruits de l’espérance? Moi, si. L’espérance que je porte, produit des fruits palpables, visibles : la joie, la paix, la louange et l’action de grâce, ainsi que la compassion, la patience, l’accueil inconditionnel : la miséricorde. C’est une source sans limite et sans finitude.

J’aspire à être témoin d’espérance, porteuse de joie et de paix.

***

Une amie à moi, qui est religieuse, m’a dit un jour : « Ce qu’on est, est un cadeau de Dieu. Ce qu’on devient, est un cadeau pour Dieu. »

Comment devient-on un cadeau pour Dieu? En se laissant aimer par Lui.