20. avr., 2018

Au temps de la fête de Noël, on parle beaucoup de l’esprit de Noël. L’amour, le partage, la fraternité et autres sont à l’honneur. Puis, après le réveillon, les cadeaux et la dinde, c’est fini, on oubli et on revient à sa petite routine. Pourtant, ce sont là les valeurs évangéliques profondes de notre foi, celles que Jésus nous a enseignées et celles qui devraient conduire notre vie!

Le Carême et la fête de Pâques forment un temps fort de l’année pour nous Chrétiens, Chrétiennes. Pâques est le fondement de notre foi. La mort et la résurrection du Christ. Lui qui se donne par amour pour nous sauver.

Pour la plupart des gens, après la fête de Pâques c’est fini. Les chocolats, les lapins et les jambons ont fait leur œuvre et on passe à autre chose.

Pourtant, après Pâques, comme après Noël d’ailleurs, rien n’est fini, tout commence.

Nous vivons, de Pâques à la Pentecôte, un temps pascal qui vient consolider notre foi et nous donner l’élan pour vivre en témoins de la résurrection du Christ.

Nous continuons notre vie, oui, mais dans l’Esprit de Pâques, en sortant de nos nombreux tombeaux et en nous mettant en route sur les pas du Ressuscité.

Il reste 30 jours avant la Pentecôte. Trente jours pour goûter à ce temps pascal bénéfique qui nous prépare à cette fête!

Même si l’Esprit est à l’œuvre constamment dans notre vie, il est bon de le prier davantage en ce temps béni.

Voici quelques prières que j’aime réciter tout au long de l’année et plus particulièrement en ce temps pascal.

 

Prière au Saint Esprit (Cardinal Mercier)

« Ô Esprit-Saint, Âme de mon âme, je Vous adore! Éclairez-moi, guidez-moi, fortifiez-moi, consolez-moi. Dites-moi ce que je dois faire, donnez-moi Vos ordres. Je Vous promets de me soumettre à tout ce que Vous désirez de moi et d’accepter tout ce que Vous permettrez qu’il m’arrive. Faites-moi seulement connaître Votre volonté. Amen. »

 

La séquence de la messe de la Pentecôte 

« Viens, Esprit Saint, en nos cœurs 
Et envoie du haut du ciel 
Un rayon de ta lumière. 

Viens en nous, 
Père des pauvres 
Viens dispensateur des dons 
Viens lumière de nos cœurs. 

Consolateur souverain 
Hôte très doux de nos âmes 
Adoucissante fraîcheur. 

Dans le labeur, le repos 
Dans la fièvre, la fraîcheur 
Dans les pleurs, le réconfort.

O Lumière bienheureuse, 
Viens remplir jusqu’à l’intime 
Rien qui ne soit perverti.  

Sans ta puissance divine 
Il n’est rien en aucun homme  
Le cœur de tous tes fidèles. 

Lave ce qui est souillé 
Baigne ce qui est aride 
Guéris ce qui est blessé. 

Assouplis ce qui est raide 
Réchauffe ce qui est froid 
Rends droit ce qui est faussé. 

À tous ceux qui ont la foi  
Et qui en Toi se confient 
Donne tes sept dons sacrés. 

Donne mérite et vertu 
Donne le salut final 
Dans la joie éternelle. 

Amen. »

 

8. avr., 2018

C’est Jésus lui-même qui a demandé à Sainte Sœur Faustine Kowalska (1905-1938) d’inscrire ces mots au bas de l’image de la Divine Miséricorde qu’Il lui avait demandé de peindre.

En cette belle fête de la Divine Miséricorde, osons dire tout au long de ce jour,  « Jésus, j’ai confiance en Toi! » Ce sera notre acte de confiance, d’abandon, en tant qu’enfants bien-aimés du Père, qui nous aidera à entrer dans la Divine Volonté.

Au cours des neuf (9) derniers jours, nous avons prié la Neuvaine à la Divine Miséricorde ainsi que le chapelet, tous deux transmis par Jésus, en préparation à la fête qui a lieu aujourd’hui. Je vous invite à aller célébrer cette divine fête en Église, ou du moins, à prier le Chapelet à la Divine Miséricorde.

C’est aujourd’hui, par la Divine Miséricorde, qu’il nous est offert d’expérimenter d’une façon particulière l’Amour inconditionnel de Dieu, sa Miséricorde, par le pardon de toutes nos fautes afin de continuer notre route le cœur léger, libéré des fardeaux qui l’accablaient. Il nous est offert d’être renouvelés et de nous faire davantage proches de Dieu, notre Père.

C’est aujourd’hui, l’heure de la Miséricorde de Dieu. Le triomphe de son Amour.

Oui, Jésus, j’ai confiance en Toi!

***

Pour en savoir davantage sur cette fête : http://www.carnetspirituel.com/417151766/4725678/posting/le-temps-de-dieu.

Pour le chapelet : http://www.jesusmisericordieux.org/chapelet.php.

 

 

 

31. mars, 2018

Cette année, j’ai désiré vivre le temps du Carême la joue collée sur l’épaule de Dieu, assise à ses côtés, le laisser m’apaiser, faire silence et l’écouter. Je me suis abandonnée et laissée aimer et transformer par Lui. Ce Carême s’est passé tout en douceur, mais mon attention aux aguets, prête à découvrir tous les signes de sa Présence, à percevoir ses appels, à y répondre, et à rendre grâce de son action vivifiante dans ma vie.

Au cours du Triduum qui se termine aujourd’hui par la très belle Veillée pascale, j’ai voulu être proche de Jésus : être assise avec Lui et ses Apôtres à la table eucharistique de la dernière cène, l’accompagner au Jardin des Oliviers, au Sanhédrin, devant Pilate, sur son chemin de croix, au Calvaire et au pied de la croix avec Marie et Jean. Lui offrir mon cœur comme lieu de repos et de réconfort. Puis le remercier et lui rendre grâce de tout ce qu’il a vécu pour nous, pour moi.

Depuis l’Année Sainte de la Miséricorde, en 2016, chaque fois que je vois une croix, je me dis : « La miséricorde c’est cela! » Jésus mort pour nous sur la croix parce que Dieu, qui nous aime tant, qui désire à tout prix nous sauver, nous amener à la Vie, nous donne ce qu’il a de plus précieux, son Fils Jésus. Quel geste incommensurable! La preuve que le Fils, tel que le Père, est Amour, Jésus est mort en pardonnant…

Entrons dans ce grand mouvement d’Amour infini, expérimentons, comme Jésus, le dépouillement et l’offrande, et, au matin de Pâques, nous pourrons nous aussi renaitre, enveloppés par l’éblouissante lumière du Ressuscité!

Bonne résurrection!

28. mars, 2018

Il y a près de dix ans, j’ai eu le privilège de réaliser un radio théâtre, lorsque je travaillais à Radio Ville-Marie 91,3 FM Montréal, à partir d’une pièce de théâtre, un drame psychologique en cinq actes, de monsieur Raphaël Pirro, « Entre jeudi et dimanche ».

L’action se passe de l’arrestation de Jésus jusqu’à sa résurrection. Nous vivons ces trois jours avec ses apôtres, ses disciples et ceux et celles qui le suivaient. Nous sommes témoins de leurs questionnements et de leurs réactions en regard des événements qui se bousculent : l’arrestation de Jésus, son procès, son exécution, sa mort, sa résurrection. Les amis de Jésus sont désorientés, ils ont peur, ils ne comprennent pas, ils doutent, bref, ils sont très humains. Tout s’écroule autour d’eux, car ils ont perdu leur repère, en la personne de Jésus. Leur regard posé sur la situation ne leur permet pas de comprendre et d’espérer (sauf la Vierge Marie qui demeure confiante).

Pâques est un passage, un passage de l’obscurité à la lumière; un passage de la mort à la vie. Oui, il y a la croix, mais il y a aussi, et surtout, la résurrection et il y a le beau cadeau de l’Eucharistie, celui d’une Mère en la personne de Marie et celui de l’Esprit Saint qui viendra.

Dans notre vie, ils nous arrivent d’être un peu comme ces proches de Jésus, car nous vivons un Jeudi Saint, un Vendredi Saint, nous sommes désorientés, remplis de doute, désespérés. Il y a tant de bienfaits et de raisons d’espérer, mais nous ne les voyons pas, aveuglés que nous sommes. Puis vient le Samedi Saint où commence à poindre la lumière de l’espérance qui mène au matin de Pâques, à la résurrection.

Je souhaite, qu’en cette veille du Triduum Pascal, vous receviez la grâce de vivre le passage, la libération dont vous avez besoin pour revenir à la Vie, pour vivre dans la joie des enfants bien-aimés de Dieu!

26. mars, 2018

Nous procédons bien à un grand nettoyage de printemps de notre maison, de notre appartement, quand arrivent les beaux jours, pourquoi ne pas procéder à un nettoyage intérieur?

Le Carême se termine sous peu et je vous invite à vivre ce nettoyage par le sacrement de la réconciliation d’ici Pâques. Pourquoi? Parce que ce sacrement permet de rencontrer le Christ en la personne du prêtre et d’être libéré de tout ce qui nous pèse sur le cœur, tout ce qui nous empêche d’aimer librement. C’est avant tout une rencontre, un dialogue.

La semaine passée, j’ai eu le bonheur d’expérimenter le sacrement du pardon et j’aimerais que vous puissiez goûter, vous aussi, à ce grand bienfait.

Dans Luc 4, 18, Jésus nous dit : « L'Esprit du Seigneur est sur moi, parce qu'il m'a oint pour annoncer une bonne nouvelle aux pauvres; Il m'a envoyé pour guérir ceux qui ont le cœur brisé, pour proclamer aux captifs la délivrance, et aux aveugles le recouvrement de la vue, pour renvoyer libres les opprimés. »

Nos pauvretés, nos cœurs brisés, nos captivités, nos aveuglements et nos oppressions ont besoin du sacrement du pardon pour être guéris, purifiés. Nous sommes des êtres fragiles, blessés, en devenir. Le pardon est un don de Dieu pour recouvrer notre santé spirituelle et humaine; un plus pour continuer notre marche, en étant allégés de nos fardeaux.

Le pardon reçu est source de joie et de guérison intérieure. Lorsque Jésus guérissait quelqu’un, avant tout chose, Il lui pardonnait ses péchés; l’un ne va pas sans l’autre : pardon et guérison.

Qu’est-ce qu’un péché? C’est un manquement que nous avons expérimenté envers nous-mêmes, envers Dieu et envers les autres qui vient barrer la voie à l’amour. C’est un mauvais choix que nous avons fait, un choix qui ne servait pas le meilleur bien, qui ne servait pas la Vie. D’une façon ou d’une autre, c’est une offense à Dieu parce que comme Dieu est uniquement amour, c’est l’Amour que nous avons blessé.

En nous repentant et en demandant pardon, nous nous réconcilions avec Lui, l’Amour, mais aussi avec nous-mêmes, les autres et la création. Les répercussions en sont infinies. Nous recevons l’absolution de Dieu directement par le prêtre.

Récemment, j’ai lu un texte qui pourrait vous guider pour vivre ce sacrement, cette rencontre. Dans ce texte, paru sur le site croire.la-croix.com, le Cardinal Carlo Maria Martini nous explique comment vivre le sacrement de la réconciliation.

Ce dernier suggère trois étapes pour un dialogue confessionnel des plus libérateurs. Dans un premier temps, rendre grâce à Dieu, « le remercier pour tout ce qu’il y a de bon dans ma vie. » Dans un 2e temps, « lui confier ce qui me met mal à l’aise », ce qui me pèse sur le cœur. Dans un 3e temps, « lui adresser une prière ». Vous pouvez lire ce texte en écrivant dans votre navigateur de recherche : Cardinal Carlo Maria Martini la réconciliation.

Je vous souhaite un bon « nettoyage de printemps »!