10. févr., 2019

 

Demain, le 11 février, on célèbre la Journée mondiale des malades. Cette Journée avait été décrétée par le pape Jean-Paul II, en 1992. Le bon Saint-Père avait choisi cette date, car elle correspond à la fête liturgique de Notre-Dame de Lourdes.

 

Ne sentez-vous, déjà, tout le souffle des prières qui montent vers Marie, l’Immaculée Conception, en cette occasion?

Le désir, porté par ces prières, n’est-il pas la guérison?

Guérir…

Oui, nous souhaitons, implorons même, la guérison pour nos proches, pour ceux et celles que nous ne connaissons pas et pour lesquels nous prions, ainsi que pour nous-mêmes. N’est-ce pas légitime?

Récemment, j’ai visionné, par hasard en zappant, une émission animée par un pasteur anglo-canadien. Le thème était justement la guérison. Ce dernier mentionnait qu’il est primordial, lorsque nous nous adressons à Dieu, que nos demandes soient claires. Que nous nommions précisément la maladie et ses détails. Il racontait, avec beaucoup d’humour, comment, à force de recevoir des demandes de prière de tout un chacun, il était devenu très connaisseurs dans les noms des maladies, virus, bactéries, etc. Tellement, qu’on l’a souvent pris pour un médecin. Il continuait son discours en disant que plus la demande est précise en regard du mal dont souffre la personne, plus la guérison peut survenir.

« Ce n’est pas un peu exagéré? », pensai-je. Mais que fait-il de la volonté de Dieu? Cinq secondes plus tard, il ajouta « oui, mais il y a la volonté de Dieu », à mon grand soulagement!

Qu’est-ce que la volonté de Dieu?

J’aime bien l’explication que ma mère m’avait donnée, vers la fin de mon adolescence. Elle avait sûrement lu cela quelque part… Enfin. La volonté de Dieu ce n’est pas les événements, les maladies, tout ce qui nous arrive dans la vie, c’est plutôt la façon dont nous allons vivre ces événements. Je crois que la meilleure façon de les vivre c’est comme Dieu le désire. Ce qu’Il désire c’est que nous soyons ajustés à Lui, que nous les vivions par Lui, avec Lui et en Lui, avec foi, dans son Amour, sa Paix, sa Joie.[1] Sans toutefois nous priver de vivre nos émotions ou de passer par des étapes normales tel le déni, la colère et le marchandage.

***

En janvier, nous apprenions d’une amie qu’elle faisait face à un cancer incurable. Ce fut le choc, la consternation pour tous. Des dizaines de personnes ont commencé à prier pour elle. Plusieurs réclamaient sa guérison, voire un miracle. Quelque temps plus tard, elle nous informe que le miracle est qu’elle se sente en paix, sereine, qu’elle reçoit les grâces nécessaires pour vivre, dans la foi, cette épreuve; et elle prend des décisions qui en témoignent.

***

Dieu nous aime. Il nous veut en marche.

Il semble que le meilleur moment qui se présente à Lui pour être proche de nous, c’est lorsque nous sommes vulnérables, lorsque nous quittons notre toute-puissance et que nous expérimentons l’abandon. C’est à ce moment, qu’Il peut plus facilement faire son œuvre en nous, qu’Il nous « guérit » d’une certaine façon. Dans cet état de fragilité, comme cela goûte bon d’être avec notre Créateur, notre Père, notre Sauveur! Et sa Présence se manifeste aussi par les personnes qu’Il place sur notre route.

La guérison physique n’a plus d’importance! Nous continuons à vivre, renouvelé-e-s de l’intérieur.[2]

Et ce renouvellement, nous pouvons l’expérimenter, dans notre vie quotidienne, grâce à nos petites et grandes fragilités, grâce à nos petits et grands abandons.

 


[1] Je vous invite à lire Mon baromètre intérieur : http://www.carnetspirituel.com/417151766/6676172/posting/mon-baromètre-intérieur

 [2] Je vous invite à lire Notre-Dame de Lourdes : http://www.carnetspirituel.com/417151766/5544812/posting/notre-dame-de-lourdes

 

 

2. févr., 2019

Journée festive d’autant plus que c’est le 2 février que le saint pape Jean-Paul II a choisi, en 1997, pour en faire la Journée mondiale de la Vie consacrée!

À ce moment-là, Saint Jean-Paul II avait écrit aux consacré-e-s :

« Tout en renouvelant du fond du cœur votre profession religieuse, rappelez-vous cette inspiration intérieure de l’Esprit qui vous a porté-e-s tout d’abord à suivre cette route.

Rappelez-vous les circonstances de cette inspiration première, comment elle s’est affermie, comment elle a pu se faire ressentir de nouveau, après un certain temps; comment vous avez fini par y reconnaitre avec clarté la voix de Dieu – cette voix du Seigneur qui, de toute la force de son amour, vous veut à Lui d’un cœur sans partage.

Rappelez-vous cela pour rendre grâce d’un cœur nouveau, pour proclamer les grandes œuvres de Dieu. Cette inspiration de l’Esprit ne peut s’éteindre. Elle est destinée à durer, à mûrir toujours davantage, de pair avec votre vocation religieuse, et cela tout au long de votre vie. »

Unissons-nous à toutes les religieuses, tous les religieux et les laïcs consacrés pour rendre grâce au Seigneur de ces vies données.

De plus, nous sommes invités, pourquoi pas, nous aussi, à faire une relecture de notre propre vie, à y percevoir l’action de Dieu : à rendre grâce de ses appels et de nos réponses que nous actualisons dans le quotidien de notre vie de chrétiennes, de chrétiens.

Oui, nous pouvons nous émerveiller pour toutes ces vies en Dieu ainsi que pour notre propre vie qui est vécue en sa Présence, qui se transforme au Souffle de l’Esprit et qui est participative de l’œuvre de Dieu!

 

 

1. févr., 2019

C’est sûrement une date très importante puisque différentes traditions s’entremêlent cette journée-là.

En Europe, on célèbre la Chandeleur, une fête païenne devenue chrétienne et qui semble être redevenue païenne parce qu’elle se résume maintenant, pour la plupart des gens, à manger des crêpes… En Amérique du Nord, le 2 février, on célèbre le jour de la marmotte et les gens suspendent leur destin, et leur état d’âme, à la décision d’une marmotte qui leur dira combien de temps l’hiver va encore durer… En Europe, il y a une tradition similaire, mais avec un ours…

Comme je l’ai écrit dans d’autres textes, je suis toujours émerveillée de voir l’imagination débordante de la société qui s’évertue à récupérer les magnifiques fêtes religieuses. Cette fois-ci, il s’agit de la Présentation de Jésus au Temple, Jésus le Chemin, la Vérité et la Vie, Jésus la Lumière des nations.

À l’époque de Jésus, il était de coutume pour les parents de présenter au temple leur fils premier-né. Marie et Joseph suivent cette coutume. C’est ainsi que le vieillard Syméon les rencontre et proclame, entre autres, que cet enfant est la lumière des nations.

Je ne vous empêcherai pas de vous gaver de crêpes le 2 février ni de regarder les infos à la télé pour connaitre la prédiction de la marmotte ou de l’ours (s’ils sont sortis de leur tanière…), mais je vous encourage à contempler cet enfant nouveau-né, Jésus, la Lumière de notre vie et à l’accueillir dans votre cœur.

Jésus n’attend que cela, habiter notre cœur, y être accueilli et y trouver consolation. Et s’y vous y consentez, Il pourra le transformer pour le rendre semblable au sien : doux, humble, en paix et débordant d’amour miséricordieux.

Que sa lumière vous inonde à un point tel que tout le clinquant des choses qui vous entourent perde de son importance et que votre vie s’en trouve transformée!

 

 

 

20. janv., 2019

Voici une prière que j'avais reçue, il y a quelques années, à mon travail. Il m'est arrivé de la lire tous les jours. Puis je l'ai oubliée... J'en ai retrouvé une copie en faisant du ménage dans mes papiers. Je n'en connaissais pas l'auteur, mais grâce à Internet, j'ai appris que c'était une petite soeur de la communauté de Charles de Foucauld, Odette Prévost, qui l'avait composée. 

 

Je la partage avec vous, car elle fait du bien.

 

Vis le jour d'aujourd'hui

Vis le jour d’aujourd’hui,
Dieu te le donne, il est à toi.
Vis-le en Lui.

Le jour de demain est à Dieu
Il ne t’appartient pas.
Ne porte pas sur demain
le souci d’aujourd’hui.
Demain est à Dieu,
remets-le lui.

Le moment présent est une frêle passerelle.
Si tu le charges des regrets d’hier,
de l’inquiétude de demain,
la passerelle cède
et tu perds pied.

Le passé? Dieu le pardonne.
L’avenir? Dieu le donne.
Vis le jour d’aujourd’hui
en communion avec Lui.

Et s'il y a lieu de t'inquiéter pour un être aimé,
regarde-le dans la lumière du Christ ressuscité.

 

 

19. janv., 2019

À un moment précis de mon cheminement humain et spirituel, j'ai ressenti un désir : celui de m’unifier. Je percevais que j’étais composée de plusieurs parties, de plusieurs facettes, qui tendaient à vouloir s’unifier en un tout harmonieux. Dieu a répondu à ce désir par une formation en accompagnement spirituel et, depuis, par un cheminement qui n'a cessé de s’approfondir.

Il me semble que c’est dans notre nature de rechercher l’unité... Et c’est exactement le projet de Dieu sur nous, c’est son grand désir. Quelle belle coïncidence! L’unité en nous, l'unité entre nous, l’unité dans le couple, l'unité dans la famille, l'unité avec Lui, l'unité entre les chrétiens, et pourquoi pas, l'unité entre tous les peuples de la terre!

Vivre l’unité entre nous, mais tout en gardant chacun, chacune, son identité propre en fidélité à qui nous sommes au plus profond de nous-mêmes; demeurer l’être unique que nous sommes appelés à devenir et vivre l’unité avec les autres, c'est tout un défi!

C’est en demandant à Dieu, tous les matins, de vivre ma journée unifiée à sa Sainte Trinité que je me sens mieux ajustée et équipée pour vivre cette unité à d’autres niveaux relationnels.

Depuis hier, 18 janvier, a commencé la semaine de prière pour l’unité des chrétiens. Les catholiques, les protestants, les anglicans et les orthodoxes : tous chrétiens, un même Christ! Exauçons le désir de Dieu et prions pour qu’advienne l’unité entre les Églises.

Mission impossible, me diriez-vous? Rien n’est impossible à Dieu! (Luc 1, 37)

Ne formons-nous pas, tous et toutes, un seul peuple pour un seul Dieu? Un seul corps? Le Corps du Christ! Unifié-e-s par un seul Esprit, dans la plénitude de Son Amour?