Les différentes formes de la prière

Voici différentes formes que peut prendre la prière. Elles sont venues à moi au fil du temps et je les ai intégrées dans ma vie quotidienne.

Ceci n’est donc pas une liste exhaustive, car il existe d’autres formes, comme la prière de consentement, par exemple. D'ailleurs, si vous voulez en savoir davantage sur cette forme de prière particulière, je vous invite à consulter : http://www.contemplativeoutreach.org/sites/default/files/documents/priere_de_consentement.pdf

J’ai placé dans mon texte quelques adresses Internet pour que vous puissiez compléter les manques.

La prière

« Plus qu’une obligation, la prière est d’abord la grâce de ceux qui veulent respirer à l’intérieur d’eux-mêmes en présence de Dieu. » (Catéchisme de l’Église catholique)

La prière est relation à Dieu. Jésus nous a enseigné à prier avec la prière du Notre Père, mais surtout, il nous a appris à répondre à l’appel de Dieu, à vivre de Sa présence et à entrer en véritable relation avec Lui. La prière nous rend présents à Dieu, elle nous ouvre aux autres, au projet du Royaume d’Amour de Dieu et elle nous aide à définir notre identité spirituelle.

La prière est communion avec Dieu, avec son amour, son Esprit, sa volonté. La prière est un ministère important. Elle est le Souffle de Vie qui anime et qui renouvelle. La prière a une portée bien plus grande que ce que l’on peut imaginer. C’est par la prière constante et confiante que nous sommes guidés à travers n’importe quelle situation difficile. Nous voyons et expérimentons l’action agissante de Dieu dans notre vie et dans la vie de ceux et celles pour lesquels nous prions.  

Formes de prières

  • L’adoration eucharistique;
  • La prière d’intercession;
  • Prier devant une Icône;
  • La Lectio Divina;
  • Le récitatif biblique;
  • Le Rosaire, le chapelet;
  • Prier un saint nom;
  • Prier un saint, un bienheureux, un vénérable, une servante de Dieu;
  • Modes de prière.

L’adoration eucharistique

Qu’est-ce que l’adoration eucharistique?

L’adoration eucharistique c’est une rencontre, un rendez-vous. Jésus nous attend inlassablement devant le tabernacle. C’est un si grand moment! Prendre le temps d’aller voir Jésus tout simplement et établir tout aussi simplement le dialogue entre Lui et notre cœur profond. « Tu m’attendais, Seigneur. Me voici! C’est pour Toi que je suis là. Je veux te donner la joie de me redire ton amour et de me transformer. » Et comme le disait Charles de Foucauld : « Seigneur, fais de moi ce qu’il te plaira! »[1]

La visite à Jésus peut se passer de tant de manières différentes, du moment qu’elle est une rencontre d’amour… Si souvent, nous nous demandons : Que faire? Que dire? Peut-être, justement, rien! Simplement prendre conscience du regard de Jésus posé sur nous. Oui, Jésus nous regarde. Il nous regarde avec ses yeux de ressuscité, ses yeux lumineux et pleins d’amour.[2]

L’adoration eucharistique c’est une relation, un échange d’amour. On Le regarde de tout notre cœur et on se laisse regarder par Lui en toute humilité. L’on donne et l’on reçoit; dans les larmes, dans la paix, dans la joie.

L’adoration eucharistique c’est un mouvement spirituel qui dépasse le simple regard, car il est propulsé par le Souffle Divin. Le Souffle pénètre notre cœur, notre âme, Il accède au plus profond de notre être, nous nourrit et nous transforme. Puis Il retourne à sa Source et revient vers nous dans un mouvement perpétuel.

Baignés dans cette Présence, point de masque, de secret, de fuite possible. Que la vérité. La vérité qui guérit et qui libère.

L’adoration eucharistique c’est une forme particulière de prière qui permet de communier au Père par la Sainte Présence de Jésus et ce, dans l’Esprit. Jésus n’a-t-il pas dit : qui m’a vu, a vu le Père? Nous participons au grand mouvement d’amour entre le Père et le Fils grâce à l’Esprit Saint qui nous guide. L’adoration eucharistique permet de communier aussi à tous ceux et celles qui prient et à tous ceux et celles que nous portons dans la prière. L’adoration eucharistique est donc communion trinitaire et communion humaine.

Pour terminer cette section sur l’adoration eucharistique, je vous laisse avec un message de Jésus à Sulema : « Laissez-vous fortifier dans le silence de l’adoration où votre âme est devant ma Sainte Présence, où elle se perd dans l’océan de mon Amour; là, vous devenez un avec Moi, en Moi et par Moi, pour recevoir toutes les grâces qui vous aideront à vivre en homme nouveau, à mon image et à ma ressemblance. » (https://illuminationdelaconscience.wordpress.com)


[1] Paragraphe inspiré de Prier devant le Saint Sacrement, Françoise Lemaire, Salvator, Paris, 2009.

[2] Ibidem.

La prière d'intercession

Du plus loin que je me souvienne, lorsque j’étais adolescente, le soir, je m’assoyais en tailleur dans mon lit, je me fermais les yeux et j’enveloppais la terre d’un gros cœur d’amour, je me sentais universelle.

Quelques années plus tard, ma devise s’est révélée à moi : « Pour la gloire de Dieu et le salut des êtres humains! ». J’ai toujours désiré à ce que toutes les personnes soient sauvées. Ne sommes-nous pas tous frères et sœurs? Il m’est très triste de penser que plusieurs ne marchent pas dans la lumière, ne vivent pas de la Résurrection du Christ et surtout, ne savent pas qu’ils sont tant aimés de Dieu le Père!

Selon la spiritualité de Jeanne LeBer, nous, Adoratrices et Adorateurs Missionnaires de la Famille Reclusienne, avons deux fenêtres qui s’offrent à nous : une fenêtre sur Dieu et une fenêtre sur le monde. La prière d’intercession est cette fenêtre ouverte sur le monde. Cette prière permet une sortie de soi, une communion d’amour fraternel dans le désir que la volonté de Dieu se fasse pour les autres et par les autres.

Je présente les autres au Seigneur et Lui, Il fait son œuvre. Je confie souvent ces personnes à Marie, aux divers Saints et aux Serviteurs de Dieu; il y en a tant, comme des canaux ouverts qui mènent nos prières directement à Dieu. Je ne prie pas seulement pour ceux qui me demandent de prier pour eux, mais pour tellement de gens qui ne le savent pas : les membres de ma famille, des amis proches, des connaissances et aussi pour de parfaits inconnus dans l’autobus et le métro. Je prie en apercevant un édifice, un building, un hôpital, une prison, un CHSLD, une école, un centre commercial, etc.; en voyant une ambulance qui passe, un accident sur la route, un passant que je croise et qui a l’air de souffrir ou d’être malheureux. J’inclus dans ma prière, toutes les personnes pouvant vivre cette même situation dans le monde.

Je ne demande pas à ce que la souffrance de mon prochain cesse nécessairement, même si je le voudrais tellement, mais à ce qu’elle ait un sens, car je sais qu’elle lui permettra de rencontrer Dieu, d’accroitre sa foi, de développer la force et le courage de changer et de se vivre autrement tout en peaufinant sa relation à Dieu. De faire partie des Vivants.

Je crois à la communion entre tous et avec tous et pas seulement avec les chrétiens, car nous avons tous le même Père. Pour moi, la prière d’intercession appelle à l’union de prière, qui elle, permet de faire communauté dans l’invisible, de travailler à la venue et à l’entretien du Royaume d’Amour de Dieu, à continuer ce que Jésus est venu commencer sur la terre, il y a plus de 2000 ans. Tout et chacun est essentiel pour former le corps du Christ.

La prière d’intercession est une disposition intérieure qui révèle notre responsabilité de croyant, responsabilité reçue lors de notre sacrement de baptême. 

Prier devant une Icône

L’icône de la Sainte Famille de Nazareth, celle de la Trinité de Roublev, celle de l’Annonciation qui orne le tabernacle de la chapelle des Recluses Missionnaires, celle de Notre-Dame de la Victoire et « l’icône de la Divine Miséricorde » que j’ai peinte sont les icônes devant lesquelles je prie régulièrement. J’aime aussi prier devant celle de la Vierge de la Tendresse, celle de Notre-Dame-du-Perpétuel-Secours, celle de Sainte-Anne tenant Marie dans ses bras et devant toute autre que mon regard croise.  

« Une icône ne copie pas un objet du monde extérieur; elle ne le représente même pas.  Elle inscrit la présence d’une expérience religieuse; elle fait voir Dieu. Une icône ne se regarde pas. Elle s’embrasse, elle s’absorbe, elle se vit : elle transfère un monde invisible dans ses tracés visibles. » Julia Kristeva dans Visions capitales, Éditions de la Martinière, 2013.

Prier devant une icône est ô combien bénéfique.

L’icône de la Sainte Famille de Nazareth est très inspirante pour moi. Il s’y dégage tellement d’amour, d’unité. Saint Joseph est calme, protecteur, Marie est remplie de l’amour de Dieu et Jésus pose son regard miséricordieux sur nous. Je n’ai qu’à embrasser cette icône de mon regard pour goûter à tout cet amour. La présence de cette icône est importante dans la vie d’un couple et je la donne joyeusement en cadeau de mariage.

Cette icône a été écrite par Sœur Marie-Paul, Bénédictine du Mont des Oliviers en 1984. Selon elle, elle exprime le mystère des épousailles : la communion totale dans la tendresse. Voici les suggestions de prière de Sœur Marie-Paul devant cette icône. La regarder en silence pour prendre conscience que tout ce qu’elle représente est en nous. En nous, nous avons le masculin sacerdotal, le féminin royal et l’enfant prophétique : « Vous êtes une race élue, un sacerdoce royal, une nation sainte… » (1 Pierre 2,9) (cf. Apocalypse 1,6 ; Exode 19,5.6). Quand Dieu, dans sa tendresse, unifie notre être, le Fils de Dieu apparaît en nous et nous pouvons ainsi le rayonner. (http://www.benedictinesmontdesoliviers.org)

Voici deux prières que je récite devant cette icône :

 

Prière à la Sainte Famille

Jésus, Marie et Joseph, en vous nous contemplons la splendeur de l'amour vrai, et avec confiance nous nous tournons vers vous.

Sainte Famille de Nazareth, fais que nos familles soient de véritables lieux de communion et des cénacles de prière, authentiques écoles de l'Évangile et petites Églises domestiques.

Sainte Famille de Nazareth, que jamais plus au sein des familles ne se fasse l'expérience de la violence, de l’égoïsme et de la division. Que toute personne ayant été blessée ou scandalisée connaisse rapidement la consolation et la guérison.

Sainte Famille de Nazareth, que le prochain Synode des Évêques puisse réveiller en tous la conscience du caractère sacré et inviolable de la famille, sa beauté dans le projet de Dieu.

Sainte Famille de Nazareth, puisse le prochain Synode des Évêques réveiller en tout cœur la conscience du caractère sacré et inviolable de la famille, de sa beauté dans le projet de Dieu.

Jésus, Marie et Joseph, écoutez-nous, exaucez notre prière. Amen.

Comme toute prière, je l’adapte selon les circonstances, en la personnifiant.

 

Prière d’adoption spirituelle

« Seigneur Jésus, par l'intercession de Votre Mère, la Très Sainte Vierge Marie, qui vous a fait naître avec Amour, et par l'intercession de Saint Joseph, l'homme confiant qui prit soin de Vous après votre naissance, je Vous prie pour cet enfant à naître que j'ai adopté spirituellement et qui se trouve en danger d'être exterminé. Je Vous en prie, donnez à ses parents tout l'Amour, le soutien, le courage, la force, les connaissances nécessaires pour qu'ils le laissent à la vie que Vous lui avez destinée. Envoyez sur eux Votre Esprit Saint. Amen! »

Notre-Dame de Guadalupe, priez pour nous.

Cette prière est suivie d'une dizaine d’Ave, en méditant l'un des 20 Mystères du Rosaire.

 

Devant l’icône de la Trinité, je ne peux que dire : Ô Sainte Trinité que j’adore!

 

En septembre dernier, j’ai peint une toile que j’ai nommée « Icône de la Divine Miséricorde ». Devant cette icône, je fixe mon attention sur le Cœur ouvert de Jésus d’où jaillissent le sang et l’eau. Je dis : « Jésus, j’ai confiance en Toi! ». Aussi « Ô Sang et Eau qui avez jailli du Cœur de Jésus, j’ai confiance en vous! » (Prière d’ouverture, Chapelet de la Divine Miséricorde, Œuvre de Jésus Miséricordieux de Montréal) Aussi « Ô viens, Esprit de Miséricorde, Père des pauvres, Fleuve d’eau vive jailli du Cœur ouvert de Jésus, viens je t’en prie, ne tarde plus. » (Refrain d’un chant de la Famille Myriam Beth’léhem)

 

Nous plaçons des photos de ceux que nous aimons sur nos bureaux, sur nos murs. Pourquoi ne pas installer aussi des images de notre famille du Ciel? J’aime bien avoir des icônes dans ma maison, petites, discrètes ou très grandes. Nous avons besoin de ces « photos » pour nous rappeler à quelle famille nous appartenons, car sinon nous oublions, trop sollicités que nous sommes par tant d’images véhiculées par la société dans laquelle nous vivons.

 

Je vous invite à consulter le site Internet des Recluses Missionnaires de Montréal où vous trouverez une section où on initie à prier avec une icône et ce, selon dix fêtes liturgiques à http://reclusesmiss.org/wp/prier-avec-une-icone

La Lectio Divina

Par cette forme particulière de prière, je laisse Dieu me parler par sa Parole. La Bible n’est pas un livre mort, car elle renferme la vie même de Dieu. Sa Parole est vivante et s’actualise.

Faire Lectio Divina c’est prendre le temps d’écouter Dieu, tous les jours si nous le désirons. Il suffit de se recueillir, de lire un passage d’évangile à haute voix, de le relire en silence en portant notre attention sur un mot ou une phrase qui nous interpelle, de relire ce passage, de laisser monter ce que Dieu a à nous dire, de laisser monter une prière d’action de grâce, l’écrire et intégrer, dans sa vie quotidienne, ce qui a été révélé par la Parole.

Les étapes de la Lectio Divina sont : « La lectio, qui consiste à lire et relire un passage de l'Écriture Sainte en en recueillant les principaux éléments. La meditatio, qui est comme un temps d'arrêt intérieur, où l'âme se tourne vers Dieu en cherchant à comprendre ce que sa parole dit aujourd'hui pour notre vie concrète. L'oratio, qui nous permet de nous entretenir avec Dieu dans un dialogue direct, et qui nous conduit enfin à la contemplatio; celle-ci nous aide à maintenir notre cœur attentif à la présence du Christ.» Benoît XVI, le 22 juin 2006

Le nombre et le nom de ces étapes peuvent varier selon les écoles de spiritualité. (http://www.interbible.org/interBible/source/lampe/2010/lampe_100326.html) Sur le site d’interBible, on remplace la contemplatio par l’actio qui consiste à vivre concrètement en fonction des appels entendus, à adopter les attitudes proposées par le texte biblique sur lequel on s’est penché. Cela peut entraîner des conversions et des changements dans sa manière d’agir.

Une autre façon de faire Lectio, de prier avec l’Évangile, c’est à la façon de saint Ignace-de-Loyola. Lire à quelques reprises un passage d’Évangile, fermer les yeux, visualiser la scène, le décor, les bruits, les odeurs, les personnages, choisir qui nous voulons personnifier, puis être attentif à une parole, un passage, une action posée et terminer en dialoguant avec le Christ. Si vous voulez en savoir davantage : http://www.jesuites.com/ignace/prier1.htm.

Le récitatif biblique

J'ai eu la joie de faire l'expérience du récitatif biblique lors de fins de semaine de ressourcement et de camps familiaux chrétiens.

Le récitatif biblique est une autre façon de prier la Parole. Cette fois-ci, c'est tout le corps qui prie. Une péricope évangélique, par exemple, la tempête apaisée, l'Annonciation à Marie, les femmes au tombeau, est intégrée à l'aide de mouvements symboliques qui appuient la Parole. Cette Parole est donc proclamée dans une mélodie douce, accompagnée de gestes tandis que le corps se balance de devant à derrière.

Cette façon de proclamer la Parole renvoie à la tradition orale de la Bible et elle est très bénéfique. C'est tout le corps qui rumine, digère et intègre la Parole, qui la vit, la donne et la reçoit.

Je me souviens de quelques extraits marquants comme : du fils prodigue, « Père, j'ai péché contre le ciel et contre toi. Je ne suis pas digne d'êre appelé ton fils.»; des femmes aux tombeau, «Pourquoi cherchez-vous, le vivant parmi les mort? Il n'est pas ici, car il est réscucité.» 

Pour en savoir davantage sur le récitatif biblique, vous pouvez consulter le site de l'Association canadienne du récitatif biblique : http://www.interbible.org/acrb/recitatif.html

Le Rosaire, le chapelet

Je ne connaissais pas les mots de la prière du Je vous salue Marie. Marie ne faisait pas partie de ma vie. Longtemps je priais Dieu et Jésus directement. Ce n’est qu’à l’âge de 32 ans, lorsqu’une religieuse, empreinte de douceur et au regard pétillant, me parla de Marie et m’enseigna la prière du Je vous salue Marie que j’ai commencé à prier Marie. Je pourrais dire qu’à ce moment, Marie a fait partie de ma vie, mais je pense qu’elle a toujours été là, auprès de moi. Je suis tout de même née la journée de Notre-Dame-du Rosaire!

Ce qui me fascine chez Marie c’est, entres autres, sa douceur et son oui inconditionnel, absolu ainsi que sa confiance et sa grande espérance en Dieu. Marie met un baume dans ma vie. En tant que mère, je trouve en elle inspiration et réconfort.

La Sainte Vierge Marie a fait du Rosaire l’arme officielle contre le mal. C’est ce qu’elle a déclaré lors de ses apparitions à Fatima, ce qu’elle déclare toujours dans ses messages à Medjugorje et dans ses messages à d’autres voyants. Un seul Ave, prononcé avec cœur, peut tout changer. Le Rosaire peut sembler une prière répétitive, mais il n’en est rien, car dit lentement, avec le cœur, il a une grande portée.  

La méditation des divers Mystères qui composent le Rosaire permet de revivre les moments importants de la vie de Jésus, dont Marie a été témoin et auxquels elle a été unie[1], et de les actualiser dans notre vie. Qu’ils soient Joyeux, Lumineux, Douloureux, Glorieux, ces mystères nous placent au cœur de notre foi. C’est le Saint Pape Jean-Paul II, en 2002, qui a ajouté les Mystères Lumineux au Rosaire et qui a institué les jours où sont dits ces Mystères. Le lundi et le samedi, les Mystères Joyeux, le jeudi, les Mystères Lumineux, le mardi et le vendredi, les Mystères Douloureux, le mercredi et le dimanche, les Mystères Glorieux. Si vous voulez connaitre les composantes de ces Mystères et savoir comment méditer un Chapelet, vous pouvez aller à http://www.fondationjeanpaul2.fr/?Sur_Jean-Paul_II/Documents/Rosaire_avec_Jean-Paul_II.

« Tout à Jésus par Marie. » Marie est la grande médiatrice et Jésus ne peut rien lui refuser. Comme à Cana, Marie voit nos besoins et elle demande à son Fils d’intervenir. Il n’y a pas plus grand intercesseur qu’elle, de plus elle est la porte du Ciel.

Lorsque je médite un chapelet, je l’offre aux intentions de la Sainte Trinité, aux intentions de la Sainte Famille de Nazareth, aux intentions du Pape François et pour toutes les personnes que je porte dans mon cœur et celles qui vivent une situation similaire à la leur dans le monde.

J’aime aussi me perdre dans Marie en disant plusieurs « Je vous salue Marie » de suite, peu importe où je suis et c’est comme si toute la douceur de Marie montait en moi. Je suis apaisée, pacifiée.

***

Il existe deux autres chapelets que je pratique régulièrement, c’est celui à la Divine Miséricorde transmis par Jésus à Sainte Sœur Faustine Kowalska et celui au Saint Enfant Jésus de Prague dont la dévotion a été transmise par Jésus à la vénérable Marguerite du Saint-Sacrement. Ils seront décrits dans l’onglet De la prière, expériences et prières préférées.


[1] http://notrehistoireavecmarie.mariedenazareth.com/fr/esc/la-vie-chretienne-a-lecole-de-le-la-vierge-marie-selon-saint-jean-eudes.

Répéter un saint nom, un refrain de psaume

La première fois que j’ai prié le Saint Nom de Jésus, c’était dans le cadre d’une animation spirituelle faite par le Père Christian Beaulieu, au Sanctuaire Marie-Reine-des-Cœurs. Le Père Beaulieu avait demandé à l’assemblée de prier le Nom de Jésus pour une jeune fille qui était hospitalisée. Toute l’assemblée s’était mise à chanter le Nom de Jésus sur l’air d’Amazing Grace. J’ai alors goûté à la puissance de cette prière.

À partir de ce moment, chanter le Nom de Jésus est devenu une de mes formes de prière préférée. J’ai continué à le chanter sur l’air d’Amazing Grace, sans savoir que prier le Nom de Jésus était une forme de prière officielle, jusqu’au jour où j’ai vu, 20 ans plus tard, un livre à ce sujet et que je prenne conscience du Nom qui surpasse tous les noms.

Souvent, j’aime fredonner le refrain du psaume de la messe du jour au cours de la journée. Il m’arrive aussi de me réveiller le matin en chantant un chant religieux ou profane qui fait sens dans ma vie du moment. Quand je prends ma douche, surtout dans le temps du Carême, je chante le Kyrie Eleison.

Je chante autant que je fais silence. Le chant n’est-il pas prière? Je me sers de la technologie. Tous mes chants religieux préférés et mes chapelets logent dans un ancien cellulaire qui me sert d’MP3, surtout lorsque je suis couchée; ils sont aussi dans une clé USB qui est branchée dans mon auto.

Pier n’est-il pas simplement être à l’écoute de l’Esprit, car c’est l’Esprit qui nous aide à prier, dit-on?

Prier un saint, un bienheureux, un vénérable, une servante de Dieu

Les saints, les bienheureux, les vénérables, et ceux en devenir, sont nos prédécesseurs sur le Chemin de Vie. Ce sont des modèles, n’ont pas à copier, mais à s’en inspirer. Avec certains, nous avons plus d’affinités, comme avec nos amis.

Tout dépendant la situation que je vis, et aussi selon le calendrier liturgique, ponctuellement ou assidument, je prie un saint, un bienheureux, un vénérable, une servante de Dieu. Des neuvaines et des prières existent pour prier ces saintes âmes et nous pouvons nous adresser à elles de façon personnelle.

J’aime piger au hasard un saint comme compagnon pour l’année. En 2016, j’avais pigé les bienheureux Jacinta et Francisco Marto de Fatima. Cette année, c’est Saint Patrick qui est mon compagnon de route. Vous pouvez aller sur le site http://www.missa.org/missatirsaint.php pour piger le vôtre.

Modes de prière

 « Pour toi, quand tu pries, retire-toi dans ta chambre, ferme sur toi la porte, et prie ton Père qui est là dans le secret; et ton Père, qui voit dans le secret, te le rendra. » (Mt 6,6)

Prier c’est prendre le temps de consciemment entrer en relation avec Dieu. Je dis consciemment, car Il est toujours présent à nous-mêmes, c’est nous qui sommes parfois « absents ». Nous pouvons prier seul, en couple, en famille, en groupe. La prière est un acte de vie puissant dont la force se décuple lorsqu’elle est vécue avec d’autres personnes.

Cette « chambre », ce lieu secret, dont parle Jésus dans Matthieu 6,6, se situe dans notre maison intérieure. Ce lieu de la rencontre qui nous habite, notre cœur profond. Cet espace ouvert sur l’infini, sur l’éternité. Nous pouvons  y accéder peu importe où nous sommes et ce que nous faisons. Et souvent, personne ne s’en rend compte.

Prier peut se faire n’importe où et n’importe quand dans notre vie quotidienne. Dans le métro, en auto, en faisant la vaisselle, dans une file ou une salle d’attente, en étant témoin d’une situation particulière, même pendant que quelqu’un nous engueule…

Par contre, prier dans un lieu de pèlerinage, dans une chapelle, une église, devant la Sainte Présence Eucharistique, un tombeau d’un saint, une statue est doublement ressourçant.

Il n’y a pas de position pour prier : à genoux, assis, debout, couché, en marchant… Notre corps participe à la prière. Notre corps est le temple de la Trinité. Il est membre du Corps du Christ. Quelques fois, il est très actif, par exemple lorsque je suis debout, lorsque je danse ou fais une gestuelle, à d’autres moments, il est plutôt passif, voire effacé, par exemple, lorsque je m’éveille au petit matin.

Si vous pensez que vous n’avez pas de temps pour la prière dans votre vie, revisitez votre horaire quotidien. Je suis certaine que vous serez étonnés de tout le temps que vous découvrirez.