Prologue

Du plus loin que je me souvienne, Il a toujours été avec moi. Je L’ai toujours senti au plus profond de mon être par un amour débordant et une joie tranquille comme deux certitudes qui m’habitent, solides comme le roc. Il a choisi mon cœur comme demeure. Il a toujours été là, mais je n’ai pas toujours été avec Lui… Sa fidélité est à la fois désarmante et rassurante.                  

Depuis toujours, Dieu prépare le terrain, « dès le sein maternel… »[1], Il me guide sur le Chemin, « Il m’a abrité à l’ombre de sa main… »[2]. Je n’ai pas besoin de savoir où Il me mènera, je n’ai qu’à être avec Lui, tout simplement.

C’est ma vie avec Lui que je viens partager avec vous. Je ne vois vraiment pas comment je pourrais vivre sans Lui. Pour moi, Il est le seul Chemin, la seule Vérité et la seule Vie!

Dieu ne représente pas pour moi des idées à débattre, des concepts auxquels adhérer, Il est quelqu’un à aimer et par qui se laisser aimer. Son Esprit me guide en me donnant ses enseignements par la pratique de ma foi dans ma vie quotidienne.

Une foi vivante est une foi qui se vit, elle ne s’apprend pas nécessairement dans les livres. Par contre, les livres viennent mettre en mots humains ce que nous vivons au plus profond de notre âme. Les écrits me guident quelques fois, me réconfortent et me nourrissent. Ils me confirment dans mon expérience spirituelle.

Il est difficile de retranscrire en mots humains ce que nous vivons au plan divin, car il manque toutes les couleurs, les sensations, le recueillement et le mystère.

***

Nous avons tous notre propre cheminement spirituel. Nous rencontrons tous Dieu d’une façon unique et vivons avec Lui une relation personnelle et privilégiée. 

Notre vie est riche en événements et en occasions qui nous amènent à grandir de plus en plus et devenir adultes dans la foi : les sacrements auxquels nous nous préparons et que nous recevons tout au long de notre vie : le Baptême, la Réconciliation (le Pardon), l’Eucharistie (la première des communions), la Confirmation, le Mariage, l’Ordre, le Sacrement des malades; mais aussi une simple phrase lue dans un livre, une rencontre significative; une séparation d’avec ceux qu’on aime par la distance ou la mort; la maladie d’un être cher, etc.

La vie quotidienne avec ses joies et ses souffrances se charge aussi de nous polir, de nous modeler, de nous façonner pour nous rendre à l’image de Dieu… C’est un long processus qui procède de l’amour et qui a besoin d’espace et de temps; il trouve difficilement sa place dans notre société effrénée d’aujourd’hui où les gens prennent peu de leur temps pour écouter le silence et le Souffle qui les habitent.

 


[1] Isaïe 49, 1

[2] Isaïe 49, 2